Legio XX Valeria Victrix

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Carte de l'Empire romain en 125, sous l'empereur Hadrien. Elle montre le cantonnement de la Legio XX Valeria Victrix, à Deva Victrix (Chester, Angleterre), dans la province de Bretagne. Elle y a eu ses quartiers de 88 au IIIe siècle au moins.
Antéfixe figurant l'insigne de la XXe légion, découvert à Holt, Clwyd, Pays de Galles

Legio vigesima Valeria Victrix (Vingtième légion victorieuse en Valéria) était une légion romaine, probablement levée par Auguste après l'an 31 avant JC. Elle a servi en Hispanie, en Illyrie et en Germanie avant de participer à la conquète de la Bretagne en 43 de notre ère, où elle est restée active au moins jusqu'au début du IVe siècle. L'emblème de la légion était un sanglier.

La Valeria était une région de l'Illyrie, dans les Balkans actuels, où la vingtième légion s'était illustrée pendant la campagne contre les Marcomans, au début du Ier siècle. Elle y gagne son titre de Victorieuse. En 296, sous Dioclétien la Valéria deviendra une province à part entière dépendante du diocèse de Pannonie.

Histoire[modifier | modifier le code]

La légion XX Valeria Victrix fait partie de l'armée engagée dans les guerres cantabres en Hispanie de 25 à 13 avant JC.

Elle est ensuite envoyée en Illyrie, où elle participe dans l'armée de Tibère à la campagne contre les Marcomans en l'an 6. De là, elle se replie pour combattre un soulèvement en Pannonie[réf. nécessaire]. En Illyrie elle est commandée par le gouverneur de l'Illyrie Marcus Valerius Messalla Messallinus. Elle vainc les rebelles mené par Bato I[1].

Dans une bataille, la légion coupe à travers les lignes ennemies, est cernée et s'en sort à nouveau.

Après la défaite de Varus en l'an 9, la vingtième légion est envoyée en Germanie inférieure. Elle est d'abord basée dans l'Oppidum Ubiorum, puis durant le règne de Tibère à Novaesium (aujourd'hui Neuss.

En 43, Claude engage la XXe légion dans la conquête romaine de la Bretagne au côté des Legio II Augusta, Legio IX Hispana et Legio XIV Gemina Martia Victrix sous le commandement du sénateur Aulus Plautius. Elle participe à la défaite de Caratacus à la bataille de Caer Caradoc. Après quoi, elle reste cantonnée à Camulodunum, avec quelques unités à Kingsholm, Gloucester et une garnison à Wroxeter [2]. En l'an 60 ou 61 la XXe légion aide à mater la révolte de la reine Boadicée.

La vingtième légion construit à Deva Victrix aujourd'hui Chester) un camp représenté en illustration. La légion stationne en Bretagne jusqu'à la fin du IVe siècle.

La légion est ensuite basée à Deva Victrix.

Durant l'Année des quatre empereurs, la légion prend partie pour Vitellius. Certaines unités vont avec lui à Rome. De 78 à 84, la légion prend part aux campagnes de Gnaeus Julius Agricola dans le nord de la Bretagne et l'Écosse. Elle y construit à Inchtuthil le camp de Pinnata Castra. En 88, la légion revient à Deva Victrix et y reste pour au moins deux siècles.

La XXe légion participe aussi à la construction du Mur d'Hadrien et la découverte de pierre d'autel commémorant leur travail suggère une implication dans la construction du mur d'Antonin.

Durant le règne des usurpateurs Carausius et Allectus (286-293 et 293-296) la légion est encore active. Par la suite il n'y a plus d'information ; la vingtième légion n’apparaît pas par exemple dans la Notitia Dignitatum. Des universitaires pensent que la XXe légion est encore stationnée en Bretagne quand, en 407, l'usurpateur Constantin III dégarnit la Bretagne de ses forces armées pour aller s'installer à Trèves. Jean-Claude Marikavel Even propose qu'elle constitue les troupes de Maxime en 383 lorsqu'il passe sur le continent réaliser ses ambitions impériales[3].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Velleius Paterculus, 2.112.1-2, Cassius Dio, 55.30.1-5.
  2. W H Manning 2000 'The fortresses of Legio XX'. In RJ Brewer (ed) Roman Fortresses and their legions.
  3. http://marikavel.org/genese/genese-chapitre_xi-i.htm