Legio III Gallica

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Legio III Gallica
Carte de l'empire romain en 125, sous l'empereur Hadrien, montrant la legio III Gallica, stationnée à Raphana (Abila, en Jordanie), dans la province de Syrie à partir de 30 avant J.-C. au IVe siècle.
Carte de l'empire romain en 125, sous l'empereur Hadrien, montrant la legio III Gallica, stationnée à Raphana (Abila, en Jordanie), dans la province de Syrie à partir de 30 avant J.-C. au IVe siècle.

Période 48 avant J.-C.[1]IVe siècle
Type légion romaine
Garnison Raphana (Syrie)
Surnom Gallica (de Gaule)
Mascotte Taureau
Guerres Guerre civile de César (48-44 avant J.-C.)
Campagne parthe de Marc Antoine (36 avant J.-C.)[1]
Campagne arméno-parthe de Gnaeus Domitius Corbulo (58-63)
Première Guerre judéo-romaine (69-70)
Campagne parthe de Lucius Verus (162-166)
Campagne parthe de Septime Sévère (197-198)
Batailles Bataille de Pharsale (48 avant J.-C.)
Bataille de Munda (45 avant J.-C.)
Bataille de Philippes (42 avant J.-C.)[1]
Bataille de Pérouse (41 avant J.-C.)
Bataille d'Actium (31 avant J.-C.)
Seconde bataille de Bedriacum (69)
Bataille d'Antioche (218)
Commandant historique Jules César
Marc Antoine
Gnaeus Domitius Corbulo
Lucius Verus
Septime Sévère
Sévère Alexandre

La Legio III Gallica (de Gaule) fut une légion romaine levée par Jules César vers 48 avant J.-C. après sa guerre civile contre les Optimates dirigé par Pompée le Grand. Le cognomen Gallica suggère que les recrues étaient de la province de Gaule narbonnaise. La légion était encore active en Égypte au début du IVe siècle et avait pour emblème un taureau.

Premier siècle avant J.-C.[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre civile de César.

La légion a pris part à la guerre civile entre César et Pompée, à la bataille de Pharsale (en 48 avant J.-C.) et à celle de Munda (en 45 avant J.-C.)[1]. À la mort de Jules César, la legio III Gallica rejoint l'armée de Marc Antoine, un membre du second triumvirat, et il l'utilisa dans sa campagne parthique (en 36 avant J.-C.)[1]. La légion fait partie de l'armée opposée par Fulvie et Lucius Antonius contre Octavien, mais elle fut remise au futur premier empereur romain à Pérouse à l'hiver 41 avant J.-C. Après la défaite finale de Marc-Antoine à la bataille d'Actium (en 31 avant J.-C.), la legio III Gallica fut gardée par Auguste dans son armée: elle fut envoyée au camp d'Emèse en Syrie pour surveiller la province.

Premier et deuxième siècle après J.-C.[modifier | modifier le code]

En 63 ap. J.-C., elle participe à la guerre d'Arménie sous les ordres de Corbulon.

De 68 à 70, elle se rend en Mésie[2]. C'est là qu'elle affronte avec ses auxiliaires les Sarmates Rhoxolans. Elle est alors dirigée par Dillius Aponianus[3].

Vitellius sur un sesterce

Cette légion a pris part à la guerre civile en 69 en soutenant tout d'abord Othon, puis à sa mort Vitellius et enfin Vespasien. Sous les ordres d'Othon, elle participe à la bataille de Bédriac où elle bat en retraite devant la V Alaudae. Après la mort d'Othon, elle jure, comme toutes les autres légions, fidélité à Vitellius mais fit rapidement défection. Durant la bataille de Crémone, elle est placée sous les ordres d'Antonius et combat avec la VII Galbiana. Elles mettent en déroute l'armée de Vitellius, et installent le siège devant la ville de Crémone. C'est un soldat de la III, Caius Volusius qui entra le premier dans la ville.

Par la suite la légion retourne en Syrie, à Raphaneae, et constitue l'une des unités les plus importantes de la province. Elle participe aux guerres parthiques de Lucius Verus et de Septime Sévère.

La III Gallica fut dissoute suite à une rébellion contre Héliogabale en 219, mais reformée par Sévère Alexandre à Danaba, près de Damas.

Elle est nommée sur des aurei de l'empire des Gaules émis par Victorin[4].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e L. Keppie, The making of the roman army, p. 206.
  2. Tacite, Histoires, II, 74.[1]
  3. Tacite, Histoires, 3, 10[2].
  4. RIC 11-25

Lien externe[modifier | modifier le code]

Commons[modifier | modifier le code]