Lee Mun-ku

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Lee Mun-ku (hangeul : 이문구) est un écrivain coréen[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Lee Mun-ku est né à Boryeong, dans la province sud de Chungcheong en Corée du Sud[2]. Il est diplômé de l'université de l'école des arts Sorabol, avec pour spécialité l'écriture créative. Lee a participé à la création de nombreux magazines littéraires en Corée, incluant le magazine Shilchon Munhak-sa et fut aussi membre de l'Association des écrivains libres et activistes de Corée tout en ayant des activités dans la Ligue des écrivains coréens. Il fut aussi président du Comité de médiation de l'association des écrivains coréens et directeur du Club international coréen PEN[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Durant ses années d'étude à l'université Sorabol, le talent littéraire de Lee fut reconnu par l'écrivain Kim Dongri. C'est grâce au soutien de ce dernier qu'il parvient à publier ses deux premières nouvelles, Le monument Dagalla (Dagalla bulmangi, 1965) et Vagues blanches (Baekgyeol, 1966), dans la revue Littérature Contemporaine (Hyundae Munhak). Après ses études à l'université, Lee travaille pour différentes revues littéraires en Corée et s'engage dans diverses associations littéraires pour défendre la création en Corée du Sud[4].

Les thèmes de la littérature de Lee tournent autour de la société et de l'économie agraire en Corée. Au tout début de sa carrière littéraire, Lee a démontré un intérêt tout particulier pour le quotidien difficile des fermiers coréens, pour les villages de pêcheurs, ainsi que pour la vie des ruraux touchés par l'industrialisation soudaine du pays. A titre d'exemple, sa nouvelle Le rêve d'un chagrin éternel (Janghanmong, 1992) raconte la vie des nouveaux citadins vivant dans des conditions difficiles suite à l'exode rural contraint en Corée[4].

La nostalgie d'une terre perdue et d'une façon de vivre qui n'a plus sa place dans le monde industriel sont aussi des thèmes importants dans son œuvre intitulé La ballade de Kalmori (Gwanchon supil, 1977). Ce roman est un travail introspectif qui met en scène des éléments de la vie de l'auteur, notamment durant son enfance dans le village Gwanchon. Il transmet sa nostalgie de ce monde campagnard, empreint d'entre-aide entre les personnes, d'hospitalité, et de respect pour la nature. En mettant la lumière sur ces valeurs, Lee obtenu un accueil très favorable de la critique, et ce roman fut consacré comme une des œuvres majeures ayant rendu leurs lettres de noblesse à ce mode de vie et aux personnes vivant en campagne[4].

Bibliographie (partielle)[modifier | modifier le code]

Collections[modifier | modifier le code]

  • La ballade de Kalmori
  • La digue (Haebyeok 1974)
  • Feuille de chardon (Eonggeongkwi ipsae, 1977)

Romans[modifier | modifier le code]

  • Le village au-delà de la montagne (San neomeo namchon, 1990)
  • Maewoldang Kim Siseup (1992)

Histoires courtes[modifier | modifier le code]

  • La vache (Amso)
  • Le rêve d'un chagrin éternel (Janghanmong, 1972)

Distinctions[2][modifier | modifier le code]

  • Prix coréen de l'écriture créative (1972)
  • Prix de littérature coréenne (1978)
  • Prix littéraire Shin Dongyeong (1982)
  • Prix littéraire Yosan (1990)
  • Prix littéraire Manhae (1993)
  • Prix littéraire Dong-in (2000)
  • Prix littéraire et artistique Daehan Mingug (2001)

Lien interne[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. "LEE MUN KU" LTI Korea Datasheet available at LTI Korea Library or online at: http://klti.or.kr/ke_04_03_011.do#
  2. a et b « Naver Search », sur naver.com, Naver (consulté en 4 décembre 2013)
  3. (en) Lee, Kyung-ho, Who's Who in Korean Literature, Seoul, Hollym,‎ 1996 (ISBN 1-56591-066-4), « Lee Mun-Ku », p. 329–331
  4. a, b et c Source-attribution|"LEE MUN KU" LTI Korea Datasheet available at LTI Korea Library or online at: http://klti.or.kr/ke_04_03_011.do#