Lebel-sur-Quévillon

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Lebel-sur-Quévillon
Image illustrative de l'article Lebel-sur-Quévillon
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Nord-du-Québec
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Alain Poirier
2013 - 2017
Constitution 6 août 1965
Démographie
Gentilé Quévillonnais, Quévillonnaise
Population 2 288 hab. (2014)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 11″ N 76° 58′ 54″ O / 49.052945, -76.98154449° 03′ 11″ Nord 76° 58′ 54″ Ouest / 49.052945, -76.981544  
Superficie 4 014 ha = 40,14 km2
Divers
Fuseau horaire EST (UTC−05:00)
Code géographique 24 99005
Localisation

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Lebel-sur-Quévillon

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Lebel-sur-Quévillon

Lebel-sur-Quévillon est une ville du Québec (Canada) située en Jamésie, dans la région administrative du Nord-du-Québec[1]. Le recensement de 2011 y dénombre 2 159 habitants, soit 21 % de moins qu'en 2006[2].

Situation[modifier | modifier le code]

Lebel-sur-Quévillon se situe à 87 km au nord de Senneterre et à 151 km au nord-est de Val-d'Or. On y accède par la route 113 qui relie le Lac Saint-Jean à l'Abitibi.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Le nom « Lebel » est en l'honneur de Jean-Baptiste Lebel, un contracteur forestier, né en 1887 et décédé en 1966 qui a travaillé pendant des années pour l'implantation d'une papetière dans le nord de la province. Le lac donne la deuxième partie de son nom à la ville. Le lac Quévillon est nommé en l'honneur de Louis-Amable Quévillon (1749-1823), architecte et sculpteur d'objet religieux[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 6 août 1965, la ville de Lebel-sur-Quévillon est constituée à partir de territoires non-organisés[4]. La ville, bâtie sur la péninsule du lac Quévillon, a été érigée pour loger les employés de l'usine de pâte et de produit chimique de la Dominion Tar (Domtar). Fin août 1966, les premiers habitants arrivent dans le futur village qui selon les premiers plans devait compter 7 000 âmes dans 5 ans. En 1971, la population atteint 3 000 habitants et 4 300 avec les villages environnants. 1974, Domtar installe un moulin a scie tout près de son usine de pâte. Un nouveau quartier est créé mais la population n'atteindra que 4 629 avec les agglomérations environnantes. La ville est un endroit mono-industriel qui survit grâce aux emplois bien rémunérés de la compagnie Domtar. Elle devient donc sensible à tout conflit de travail. En 1975, une grève de 6 mois est effectuée à la compagnie Domtar, suivie par une grève des forestiers à la Domtar en 1977. Juin 1984-mai 1985, une grève de l'usine paralysera toute la ville. En 1988, une grève de 4 mois débute en début d'année. Début d'une période de 16 ans sans conflit entre employeur et employés. En 1994 : important investissement à la compagnie Domtar et ouverture de la mine Langlois par la compagnie canadienne Cambior. Création de nouveau quartier dans la ville.

En 2000, la mine Langlois est vendue à la compagnie Breakwater Ressources ltd. Le 24 novembre 2005, Domtar met en lock-out son usine de papier kraft de Lebel-sur-Quévillon et sa scierie[5]. Depuis la fermeture de l'usine, une émigration importante est notée au sein des habitants de la ville de Lebel-sur-Quévillon[6]. Le 18 décembre 2008, l'usine de pâte Domtar est définitivement fermée. Dans la même année, le 2 novembre, fermeture temporaire de la mine Langlois à cause de la baisse du prix du zinc.

En février 2010, la mine Langlois rouvre. En été 2011, la compagnie Breakwater est rachetée par la compagnie Nyrstar. Le 31 janvier 2012: annonce de l'achat de l'ancienne usine de Domtar par Fortress Paper. L'usine produira de la pâte qui servira à fabriquer des vêtements, à partir de la rayonne, un marché en expansion à travers le monde pour remplacer le coton. La réouverture de l'usine créera 333 emplois directs et 400 emplois indirects.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[7]
Année Population Variation (%)
2011 2 159 en diminution-20,9 %
2006 2 729 en diminution-15,7 %
2001 3 236 en diminution-5,3 %
1996 3 416 en augmentation0,1 %
1991 3 414 en diminution-1,5 %
1986 3 465
1971 ~3 000

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2009 2013 Gérald Lemoyne    
2013 en cours Alain Poirier Équipe Alain Poirier  
Les données manquantes sont à compléter.

Attraits[modifier | modifier le code]

Lebel-sur-Quévillon fait partie des rares municipalités québécoises possédant des panneaux « cédez le passage » plutôt que des arrêts à certains intersections à angle droit.

Merveilleux endroit pour la pêche et pour la beauté de sa nature, de ses forêts, de la grandeur et de l'immensité dominante de son ciel, « Quévillon », comme on dit en Abitibi, est reconnue pour être l'endroit où la Saint-Jean est fêtée de façon mémorable et unique : son feu de joie a déjà été reconnu comme le plus gros feu de St-Jean Baptiste (229 T.M.) par le Livre Guinness des records [réf. nécessaire]. Après une plainte de pollution à cause des pneus de voiture qui étaient insérés dans le grand feu pour soutenir le bois, le feu a perdu de son ampleur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chibougamau Rose des vents
Amos N Eeyou Istchee Baie-James
O    Lebel-sur-Quévillon    E
S
Senneterre