Le Roi Grenouille ou Henri de Fer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le Roi Grenouille ou Henri de Fer
Image illustrative de l'article Le Roi Grenouille ou Henri de Fer
La grenouille devant la porte de la princesse.
Illustration de Walter Crane (1874)
Conte populaire
Titre Le Roi Grenouille ou Henri de Fer
Titre original Der Froschkönig oder der eiserne Heinrich
Autre(s) titre(s) La Fille du Roi et la Grenouille
Le Roi-Grenouille ou Henri-le-Ferré
Folklore
Genre Conte merveilleux
Aarne-Thompson AT 440
Personnage(s)-type(s) Prince charmant
Pays Allemagne
Région Hesse
Époque XIXe siècle
Version(s) littéraire(s)
Publié dans Frères Grimm, Kinder- und Hausmärchen, vol. 1 (1812)
Illustrateur(s) Walter Crane

Le Roi Grenouille ou Henri de Fer, Le Roi-Grenouille ou Henri-le-Ferré, ou La Fille du Roi et la Grenouille (en allemand Der Froschkönig oder der eiserne Heinrich) est un conte populaire allemand. Il s'agit du premier conte apparaissant dans le premier tome des Contes de l'enfance et du foyer (Kinder- und Hausmärchen, 1812, n° KHM 1), le recueil des frères Grimm.

Versions[modifier | modifier le code]

La version recueillie par les frères Grimm vient de Hesse[1]. Dans leurs notes concernant Le Roi Grenouille, les frères Grimm rapportent une autre histoire, également originaire de Hesse, mettant en scène une princesse et une grenouille[1]. La fin de l'histoire, l'épisode d'Henri de Fer, vient de Paderborn (Rhénanie-du-Nord-Westphalie)[1].

Résumé[modifier | modifier le code]

Une voix demande ce qui se passe – c'est une grenouille. Illustration d'Anne Anderson (1874-1930).
La grenouille mange dans l'assiette de la princesse. Illustration d'Anne Anderson.
Peinture: La Princesse et le Grenouille, Mary Shepard Greene Bluemenschein

La fille d'un roi aime par dessus tout jouer avec une balle d'or au bord d'une fontaine. Un jour, à son grand désarroi, la balle tombe au fond de l'eau. Apparaît alors une grenouille qui lui propose de l'aider à condition que la princesse la laisse partager sa vie. La jeune fille accepte, pensant que l'animal ne se risquera pas à quitter la fontaine, et la grenouille plonge et lui rapporte la balle. Une fois qu'elle a récupéré son jouet, la princesse tourne les talons, sans plus se soucier de la grenouille.

La grenouille, cependant, la suit jusqu'au château. La princesse refuse de la laisser entrer et raconte toute l'histoire à son père le roi, lequel la sermonne et lui ordonne de tenir sa promesse. De mauvaise grâce, elle accepte d'abord que la grenouille monte sur sa chaise, puis sur la table, où la grenouille mange dans la même assiette que la jeune fille, mais, plus tard, au moment où la grenouille veut la rejoindre dans son lit, la princesse, dégoûtée, se saisit de l'animal et le lance violemment contre le mur. Alors, la grenouille se transforme en beau prince.

Le prince explique qu'une sorcière lui avait jeté un sort. Il décide d'emmener la princesse dans son royaume, à bord d'un carrosse attelé de huit chevaux blancs. Henri, le fidèle serviteur du prince, les accompagne. Désespéré au moment où son maître avait été envoûté, celui-ci s'était fait ceindre le cœur de trois cercles de fer de façon à ce que son cœur n'éclate pas sous l'effet de la douleur. Au cours du voyage en carrosse, les trois cercles de fer se brisent, libérant ainsi le cœur d'Henri.

Variantes[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, on a davantage à l'esprit l'histoire du même charme rompu, non par la violence, mais par un romantique baiser. Dans les versions les plus anciennes, c'est par un acte de violence que la princesse brise le sortilège, en lançant la grenouille contre un mur, ou même en la décapitant ou en lui brûlant la peau. Quelquefois, cependant, la grenouille devient un prince simplement après s'être glissée dans le lit de la princesse. On ignore exactement dans quelle version le baiser, qui nous est aujourd'hui plus familier, serait apparu pour la première fois. Apparemment, il figure d'abord dans des traductions du conte en anglais, influencées par celle d'Edgar Taylor en 1823, dans laquelle la grenouille partage le lit de la princesse trois nuits durant avant d'être métamorphosée. Cette version se base en fait sur une variante de l'histoire rapportée par les frères Grimm eux-mêmes dans leurs notes au sujet du Roi Grenouille[1].

Classification[modifier | modifier le code]

Dans la classification des contes-types d'Aarne et Thompson, Le Roi Grenouille ou Henri de Fer est rangé dans les contes de type AT 440, auquel il donne son nom : « Le Roi-Grenouille ».

Adaptations[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • 1954 : Der Froschkönig, film allemand (RFA) réalisé par Otto Meyer, durée 87 minutes environ.
  • 1986 : The Frog Prince, film américano-israélien réalisé par Jackson Hunsicker, durée 86 minutes environ.
  • 1988 : Froschkönig, film allemand (RDA) produit par DEFA et réalisé par Walter Beck, durée 65 minutes environ.
  • 1991 : Zabí král, coproduction entre la Tchécoslovaquie et l'Allemagne, film réalisé par Juraj Herz.

Télévision[modifier | modifier le code]

  • 1999 : Simsala Grimm, série d'animation allemande, saison 1, épisode 23 : Le Roi Grenouille (Der Froschkönig).
  • 2002 : Froschkönig, film allemand réalisé par Werner Siebert.
  • 2008 : Der Froschkönig, film allemand réalisé par Franziska Buch, durée 59 minutes environ.

Philatélie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) « Annotations for Frog King », sur le site surlalune.com, avec notamment les notes des frères Grimm.

Sources[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :