Le Plus Beau des combats

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Le Plus Beau des combats

Titre québécois En souvenir des Titans
Titre original Remember the Titans
Réalisation Boaz Yakin
Scénario Gregory Allen Howard
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 2000
Durée 113 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Plus Beau des combats ou En souvenir des Titans au Québec (Remember the Titans), est un film américain réalisé par Boaz Yakin et produit par Jerry Bruckheimer en 2000. Ce film est basé sur des faits réels.

Le film a réalisé 115 millions de dollarsUS de recettes aux États-Unis et 21 millions à l'étranger, pour un budget de 30 millions de dollarsUS.

Résumé[modifier | modifier le code]

En 1971, dans le T. C. Williams High School d'Alexandria en Virginie, des étudiants noirs sont intégrés dans l'établissement scolaire jusqu'alors réservé aux blancs. Cette décision a pour effet d’exacerber les tensions raciales déjà existantes dans la communauté, surtout lorsque l’entraîneur blanc de l’équipe de football américain, Bill Yoast, comprend qu’il devra œuvrer sous la supervision de Herman Boone, un afro-américain. Les deux hommes apprennent pourtant à se respecter, malgré leurs tempéraments fort différents. Ils font de même pour les joueurs de l'équipe et leurs inculquent des valeurs qui font d’eux des champions respectés[1],[2],[3].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Légende doublage : VF = Version Française[4] et VQ = Version Québécoise[5]

Bande originale[modifier | modifier le code]

Trevor Rabin est le compositeur de la musique du film Le Plus Beau des combats. Au départ du projet, c'est le compositeur John Debney, connu pour ses musiques de film sur le sport, qui devait réaliser la musique. Il a été viré du projet au profit de Rabin[6]. Trevor Rabin a écrit une douzaine de morceaux pour le film, seul Titans Spirit fait partie de la bande originale qui est composée de chansons des années 1960 et 70[7],[8]. Le titre Titans Spirit a depuis été joué dans de nombreuses émissions de télévision sur le sport[9] et il a également été employé lors des célébrations de la victoire de Barack Obama aux élections présidentielles[10].

Liste des morceaux
No Titre Interprète(s) Durée
1. Ain't No Mountain High Enough Marvin Gaye et Tammi Terrell 2:29
2. Spirit in the Sky Norman Greenbaum 4:02
3. Peace Train Cat Stevens 4:06
4. Na Na Hey Hey Kiss Him Goodbye Steam 4:05
5. Long Cool Woman in a Black Dress Hollies 3:17
6. I Want to Take You Higher Ike et Tina Turner 2:44
7. Up Around the Bend Creedence Clearwater Revival 2:42
8. Spill the Wine Eric Burdon et War 4:05
9. A Hard Rain's A-Gonna Fall Leon Russell 5:10
10. Act Naturally Buck Owens 2:21
11. Express Yourself Charles Wright 3:53
12. Titans Spirit Trevor Rabin 7:27

Production[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

Photo des coachs Bill Yoast (au centre) et Herman Boone (à droite) en 2008.

Le script a été écrit par Gregory Allen Howard. Il a remarqué que dans la ville d'Alexandria la population afro-américaine était particulièrement bien intégrée socialement comparé au reste du pays. Après s'être renseigné, on lui a raconté l'histoire des Titans et de ses deux coachs[11].

« Je ne pouvais pas imaginer qu'une équipe de lycée pouvait affecter une ville entière. Certains disent qu'ils ont sauvé la ville[n 1]. »

— Gregory Allen Howard[11]

Le coach Herman Boone a appris à ses jeunes à se respecter. Howard a décidé d'écrire cette histoire vraie d'un coach qui a réussi à vaincre les problèmes raciaux de son équipe pour en faire un groupe soudé et a ainsi influencé toute une communauté[11].

« Durant 200 ans en Amérique, nous avons essayé d'appliquer aimons nous les uns les autres pour résoudre nos problèmes raciaux. Herman a dit à ses enfants qu'ils n'avaient pas à s'aimer les uns les autres ou même s'apprécier, mais ils devaient se respecter mutuellement[n 2]. »

— Gregory Allen Howard[11]

Différences avec l'histoire réelle[modifier | modifier le code]

Disney s'est permis de modifier l'histoire d'origine à plusieurs reprises[12],[13].

En 1971, Alexandria a bien fermé plusieurs petits lycées afin de regrouper tous les élèves dans le même mais le T. C. Williams High School était déjà un établissement d'intégration depuis sa création en 1965[12].

Le personnage de Ray Budds qui a été renvoyé de l'équipe pour son intolérance n'a jamais existé[12]. Sheryl, la fille du coach Yoast n'était pas une fan de Football américain, ses trois sœurs et sa mère ne sont pas représentées dans le film[12].

Sortie[modifier | modifier le code]

Lors de sa première semaine d'exploitation en France, pour chaque billet acheté, Gaumont Buena Vista International a reversé un franc à l'association Fais-nous rêver de Jean-Claude Perrin qui favorise des actions dans le domaine de l'éducation et de l'insertion par le sport pour les jeunes en situation d'exclusion[2],[3].

Une centaine de jeunes joueurs originaires de cités, membres du Football Club de Trappes et leur président, l'humoriste Jamel Debbouze, ont été invités par Gaumont Buena Vista International à assister en avant-première à la projection du film au cinéma Gaumont de Montigny-le-Bretonneux[14],[15].

DVD[modifier | modifier le code]

Le DVD contient quatre scènes coupées, un interview intitulé Denzel Becomes Boone avec Denzel Washington et coach Herman Boone[16],[17].

Réception[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film a fait 136 706 683 dollars de recettes avec 115 654 751 dollars aux États-Unis et 21 051 932 dollars à l'étranger, pour un budget de 30 000 000 dollars[18],[19]. Lors de sa première semaine de projection en Amérique du Nord, le film a été premier au box-office et a réalisé 20 905 831 dollars de recettes[19].

Aux début des années 2000, le box-office international fournissait en moyenne 46 % des revenus des studios de Hollywood, contre 32 % il y a dix ans. Celui du film Le plus beau des combats ne correspond qu'à 15 % des recettes. James Ulmer, l'inventeur d'un classement des acteurs très prisé par les studios de Hollywood, explique que « Les marchés européens, mais surtout asiatiques, boudent les têtes d'affiche afro-américaines. C'est un problème notoire. Dans le métier, on appelle cela le "facteur noir". »[20]. Une autre explication de ce faible coût des recettes à l'étranger est que lorsque les films ont un petit budget, ils sont plus spécifiquement à destination du public américain avec des histoires de leur quotidien, ici l'importance du sport avec le football américain[21].

Critiques[modifier | modifier le code]

« Remember the Titans has the outer form of a brave statement about the races in America, but the soul of a sports movie in which everything is settled by the obligatory last play in the last seconds of the championship game. »

— Roger Ebert[22]

« L'histoire est vraie, étonnante, édifiante. Accommodée à la sauce hollywoodienne, elle prend des airs conventionnels, comme si les Titans avaient une fois pour toutes triomphé du racisme. »

— Frédéric Strauss, Télérama[23]

Les critiques considèrent que la sélection musicale de Trevor Rabin est parfaitement en phase avec l'action du film et correspond à la musique de l'époque[24].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Outil de formation[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, le film est conseillé et utilisé comme outil pour la formation à la sociologie ou à la gestion de l'éducation (management education). Le film permet d'illustrer les interactions humaines dans un microcosme et la résolution de conflits[31],[32],[33],[34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) « I couldn't imagine that a high school team could so affect an entire town. Some say they saved the city. »
  2. (en) « For 200 years in America we have tried to do this let's love-each-other thing to solve our racial problems. Herman told his kids that they didn't have to love each other or even like each other, but they did have to respect each other. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Plus Beau Des Combats », Première.fr (consulté le 16 avril 2011)
  2. a et b Olivier Corriez, « Nous avons vu pour vous... au cinéma »,‎ 19 avril 2001 (consulté le 16 avril 2011)
  3. a et b Binet Stéphanie, «Le Plus Beau des combats» vu de Conflans, Libération,‎ 18 avril 2001 (consulté le 16 avril 2011)
  4. « Fiche de doublage VF du film Le Plus Beau des combats », 1001comediens.fr (consulté le 17 avril 2011)
  5. « Carton de doublage VQ du film intitulé En souvenirs des Titans », doublage.qc.ca (consulté le 24 avril 2011)
  6. (en) « Filmtracks: Remember the Titans », Filmtracks.com,‎ 1er août 2010 (consulté le 17 avril 2011)
  7. (en) Heather Phares, « Remember the Titans - Original Soundtrack », Allmusic (consulté le 17 avril 2011)
  8. (en) Mel Odom, « Remember the Titans », AVRev.com,‎ 1er novembre 2007 (consulté le 17 avril 2011)
  9. (en) Football: an encyclopedia of popular culture, consulté le 25 avril 2011
  10. (en) Veven Bisetty, « SA man wrote Obama victory song », Allmusic,‎ 10 novembre 2008 (consulté le 17 avril 2011)
  11. a, b, c et d (en) Jet vol. 98 n°17, consulté le 16 avril 2011
  12. a, b, c et d (en) Remember the Titans, Sort Of :: Herman Boone, consulté le 16 avril 2011
  13. (en) Remember the Titans, Historical Fact or Fiction?, consulté le 16 avril 2011
  14. Jamel Debbouze invité au ciné avec ses footballeurs, consulté le 16 avril 2011
  15. Les bus circuleront à partir de mardi, consulté le 16 avril 2011
  16. (en) Sporting pedagogies: performing culture & identity in the global arena, consulté le 17 avril 2011
  17. (en) Remember the Titans: Director's Cut DVD Review, consulté le 17 avril 2011
  18. « Jerry Bruckheimer présente... »,‎ 12 avril 2001 (consulté le 16 avril 2011)
  19. a et b (en) « Remember the Titans (2000) », Box Office Mojo (consulté le 17 avril 2011)
  20. Stéphanie Chayet, « La vague noire », LePoint.fr,‎ 29 mars 2002 (consulté le 16 avril 2011)
  21. Nolwenn Mingant, Entre mondial et local : le jeu d’équilibriste des majors hollywoodiennes, consulté le 17 avril 2011
  22. (en) « Movies: Remember the Titans » (consulté le 16 avril 2011)
  23. « Le plus beau des combats », Télérama.fr,‎ 21 avril 2001 (consulté le 16 avril 2011)
  24. (en) Askov American - 26 avr. 2007, consulté le 17 avril 2011
  25. (en) « Touched by a Silver Angel » (consulté le 16 avril 2011)
  26. (en) Ramona Taylor, « The best Denzel Washington movies », Helium.com,‎ 18 juin 2010 (consulté le 16 avril 2011)
  27. a, b, c, d et e (en) « Le plus beau des combats (2000) - Awards », IMDb (consulté le 17 avril 2011)
  28. (en) Celebrity Mailbag Toledo Blade 21 avril 2001, consulté le 16 avril 2011
  29. a et b (en) « Twenty-Second Annual Young Artist Awards », YoungArtistAwards.org (consulté le 17 avril 2011)
  30. (en) « Artios Award Winners », CastingSociety.com (consulté le 17 avril 2011)
  31. (en) OB in a Video Box Using Remember the Titans as a Microcosm for the Organizational Behavior Course, consulté le 16 avril 2011
  32. (en) Remember the Titan - Five Steps Analysis, consulté le 16 avril 2011
  33. (en) Using Remember the Titans to Teach Theories of Conflict Reduction, consulté le 16 avril 2011
  34. (en) Communication in Small Groups: Theory, Process, Skills, consulté le 25 avril 2011

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]