Le lecteur est prévenu

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Le lecteur est prévenu
Auteur Carter Dickson, pseudonyme de John Dickson Carr
Genre Roman policier
Version originale
Titre original The Reader is Warned
Éditeur original Heinemann
Langue originale Anglais
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis[1]
Lieu de parution original Londres
Date de parution originale 1939
Version française
Traducteur Henri Thiès
Lieu de parution Paris
Éditeur Nouvelle Revue Critique
Collection L'Empreinte no 182
Date de parution 1940
Nombre de pages 256
Série Sir Henry Merrivale
Chronologie
Précédent Ils étaient quatre à table Eh bien, tuez maintenant ! Suivant

Le lecteur est prévenuThe Reader is Warned dans l'édition originale britannique — est un roman policier américain de John Dickson Carr publié pour la première fois en Angleterre en 1939, sous le pseudonyme de Carter Dickson. C'est le 9e roman de la série mettant en scène le personnage de Sir Henry Merrivale. Il s'agit d'un whodunit mâtiné d'une atmosphère fantastique.

Résumé[modifier | modifier le code]

Herman Pennick, sorte de devin possédant, semble-t-il, la faculté de lire dans les pensées, est l'un des invités de la romancière Mina Constable dans sa maison de campagne du Surrey. Or, cet individu singulier n'a pas l'heur de plaire à Samuel, le mari de Mina, qui le considère comme un charlatan. La tension est palpable entre les deux hommes et, au terme d'une discussion acrimonieuse, Pennick prédit à Samuel sa mort pour le soir même, avant 8 heures. Les autres invités des Constable, le jeune avocat Larry Chase, le Dr Sanders et la jolie secrétaire de la Direction des Affaires criminelles, Hilary Keen, tentent de dissiper l'angoisse qui les étreint, mais l'atmosphère est lourde, d'autant qu'un peu avant l'heure fatatidique, Samuel Constable tombe raide mort près du grand escalier de sa demeure.

L'inspecteur Masters, dépêché sur les lieux, apprend bientôt que la mort de Samuel Constable est due à un simple arrêt cardiaque. Mais il reçoit alors une confession inusitée : Pennick s'accuse du meurtre qu'il aurait commis, affirme-t-il, grâce à ses pouvoirs, tuant Constable par la seule puissance de sa pensée. Piqué au vif par l'incrédulité générale et par l'apostrophe de Mina qui le considère incapable de tuer une mouche avec ou sans l'aide de sa pensée, le devin annonce avec superbe qu'elle sera sa prochaine victime. Et cette nuit-là, alors que le docteur Sanders veille seul dans la maison sur le sommeil de Mina, la romancière s'éteint dans son lit sans cause extérieure apparente.

L'inspecteur Masters voudrait bien mettre fin à cette série de morts suspectes, mais rien dans la loi ne permet d'arrêter un meurtrier de la pensée. Pourtant, l'affaire s'envenime, car Pennick, mis au défi par Sanders de faire encore la preuve de ses soi-disants pouvoirs vaudous, prédit maintenant la mort à brève échéance du médecin. Dans ce climat tendu, il est plus que temps de faire appel à Sir Henry Merrivale pour éclaircir tous ces mystères.

Particularités du roman[modifier | modifier le code]

Le texte original (et la traduction française revue et complétée en 1993) compte plusieurs notes de bas de page destinées au lecteur qui ont pour but de le prévenir de lire attentivement tel ou tel passage. Ce procédé des adresses au lecteur, qui justifient ici le titre du roman, sera repris par John Dickson Carr de façon plus élaborée dans Les Neuf Mauvaises Réponses, un roman publié en 1952.

Après Ils étaient quatre à table, il s'agit dans le présent roman de la seconde apparition du Dr Sanders.

Éditions[modifier | modifier le code]

Éditions originales en anglais
  • (en) Carter Dickson, The Reader is Warned, Londres, Heinemann,‎ 1939 — édition originale britannique.
  • (en) Carter Dickson, The Reader is Warned, New York, Morrow,‎ 1939 — édition originale américaine.
Éditions françaises

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'auteur est américain, bien que la première édition de ce roman soit parue en Angleterre.

Référence[modifier | modifier le code]

  • Roland Lacourbe, John Dickson Carr : scribe du miracle. Inventaire d'une œuvre, Amiens, Encrage, 1997, p. 80.