Le fil rompt où il est mince

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Le Fil rompt où il est mince est une pièce de théâtre en un acte écrite par Ivan Tourgueniev en 1848, elle a été montée à Moscou en 1851 et notamment en 1912 où elle obtint un très grand succès. Les personnages s’expriment dans un russe truffé d’expressions françaises.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Anna Vassilievna Libanova, propriétaire, veuve, 40 ans.
  • Véra Nikolaïevna, sa fille, 19 ans.
  • Mademoiselle Bienaimé, dame de compagnie et institutrice, 40 ans.
  • Varvara Ivanova Morozova, parente de Libanova, 45 ans.
  • Vladimir Petrovitch Stanitsine, un voisin, prétendant de Véra, 28 ans.
  • Evguéni Andréitch Gorski, le personnage principal, voisin, 30 ans.
  • Ivan Pavlovitch Moukhine, un voisin, propriétaire de deux cents âmes, 30 ans.
  • Capitaine Tchoukhanov, militaire à la retraite, 50 ans.
  • Le Maitre d’hôtel.
  • Un domestique

Résumé[modifier | modifier le code]

Acte I

- Une pièce dans la maison d’un riche propriétaire, au fond la salle à manger, à droite le salon, à gauche le jardin, à l’avant scène une table, un piano, des fauteuils, un billard et une grande pendule.

Gorski est installée au salon de Me Libanova, il accueille son ami Moukhine qui a été invité par Me Libanova. Gorski lui décrit la maison, Me Libanova, son histoire et surtout sa fille Véra.
Gorski n’aime pas Véra au point de se marier car il a le mariage en horreur, mais il veut tout de même empêcher Stanitsine un autre prétendant de faire sa demande à Véra, c’est pour cela qu’il est là aujourd’hui, il veut la garder pour lui.
Arrive Melle Bienaimé qui emmène Gorski en aparté, Moukhine est seul lorsque Véra rentre, elle échange quelques mots avec Moukhine pour être poli et s’éloigne avec Gorski.
Entre les deux c’est une discussion ou ni l’un ni l’autre ne veut trop en dire, sont ils amoureux l’un de l’autre ?

Me Libanova descend, salue le nouvel arrivé, Moukhine, lui annonce que chez elle, les invités ont la « liberté entière » puis lui impose de venir jouer aux cartes avec le Capitaine Tchoukhanov, Varvara Ivanova Morozova et elle-même. Ces deux là n’ont également pas le choix, ils vivent à ses crochets et doivent faire selon ses désirs.

Véra et Gorski ont de nouveau une discussion, elle lui reproche de ne pas savoir ce qu’il veut et quand il va lui avouer enfin son amour, ils sont interrompus par l’arrivée de Stanitsine. Véra qui ne veut pas voir Stanitsine part et laisse Gorski l’accueillir. Seul, Gorski part dans un monologue, veut il se marier, non, mais que veut il ?
Stanitsine a trouvé Véra et lui fait aussitôt sa demande en mariage, elle réserva sa réponse et court vers Gorski, le met en demeure de se déclarer, elle va jusqu’à lui avouer qu’elle est attirée par lui, Gorski lui demande d’attendre car il a beaucoup à se reprocher et laisse entendre qu’il serait un libertin.

Me Libanova et ses invités se réunissent pour un jeu de société, il s’agit d’inventer une histoire, Gorski commence mais est interrompu par Véra qui ironise sur lui, elle quitte la pièce avec Stanitsine, ce dernier revient en courant, Véra accepte de devenir sa femme, il va faire sa demande à Me Libanova qui accepte aussitôt.

Gorski organise pour tous une sortie en forêt et sous son agitation on sent le dépit.

Extrait[modifier | modifier le code]

  • Véra à Gorski qui lui reprochait d’avoir dit oui à Stanitsine : « Lui, ce qu’il a sur le cœur, il l’a sur la langue ».

Édition française[modifier | modifier le code]

  • Ivan Tourgueniev, Théâtre complet, tome 1, traduit par Georges Daniel, L'Arche, Paris, 1964.