Le Vigilant

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Le Vigilant
Image illustrative de l'article Le Vigilant
Sous-marin nucléaire lanceurs d'engins / SNLE-NG type Le Triomphant - Le Vigilant

Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Quille posée Janvier 1996
Lancement 19 septembre 2003
Armé 26 novembre 2004
Statut En service
Caractéristiques techniques
Type Sous-marin nucléaire lanceur d'engins, classe Le Triomphant
Longueur 138 m
Maître-bau 12,5 m
Tirant d'eau 10,6 m
Déplacement 12 640 t en surface, 14 335 t en plongée
Propulsion 1 réacteur à eau pressurisée K 15 de 150 MW Technicatome,

1 groupe turboréducteur, 1 pompe-hélice, 1 moteur électrique alimenté par 2 diesel-alternateurs SEMT Pielstick 8 PA 4 V 200 SM de 950 ch

Puissance 41 500 ch (30,5 MW)
Vitesse 25 nœuds en plongée (46,3 km/h)
Profondeur ~ 400 m
Caractéristiques militaires
Armement 16 MSBS M-51 et 4 tubes lance-torpilles de 533 mm avec un panachage de 18 armes défensives : torpilles F17, F21(en 2016) ou missiles antinavires Exocet SM39 à changement de milieu
Rayon d'action illimité, 70 jours de vivres
Autres caractéristiques
Électronique radar de navigation

Sonars : DMUX 80 (portée annoncé de 200 km), DSUV 61 B télémètre acoustique DUXX 5

Équipage 111 hommes
Chantier naval DCN, Cherbourg
Indicatif S618

Le Vigilant (S618) est un sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) furtif de la Marine nationale française de la classe Le Triomphant.

Présentation[modifier | modifier le code]

Mis sur cale en janvier 1996, Le Vigilant est lancé en mer le 19 septembre 2003 et mis en service le 26 novembre 2004. Il est basé à l'Île Longue comme les autres SNLE français.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • Déplacement : 14 335 tonnes en plongée / 12 640 tonnes en surface
  • Longueur : 138 mètres
  • Largeur : 12,5 mètres
  • Tirant d'eau : 10,65 mètres
  • Tirant d'air : 12,80 mètres (24,40 avec aériens)
  • Vitesse maximale : 12 nœuds en surface et 25 en plongée[1]
  • Autonomie : 70 jours (vivres)

Propulsion[modifier | modifier le code]

  • Principale
    • Un réacteur à eau pressurisée Type K15 de 150 MW
    • Un groupe turboréducteur
    • Une pompe hélice délivrant 41 500 ch (30 500 kW)
  • Secondaire
    • Un moteur électrique de secours alimenté par deux diesels-alternateurs SEMT Pielstick 8PA 4 V 200 SM x 950 cv (700 kW)

Armement[modifier | modifier le code]

  • 6 missiles MSBS M51 dont la portée et la précision ont été améliorées par rapport aux M45 dont il était équipé à l'origine. Il est évoqué une portée de 8 000 km (contre 6 000 pour les M45) et une précision de 50 m avec têtes TN75 à la suite d'une refonte entre 2010 et 2012[2].

Son armement comprend également un panachage de 18 armes défensives torpilles F17, F21(à partir de 2016) et des missiles antinavires Exocet SM39 à changement de milieu.

Équipements électroniques[modifier | modifier le code]

  • Un radar Furuno (S 618, S 619) ou Racal-Decca (S 616, S 617)
  • Un sonar DMUX-80 (portée annoncé de 200 km),
  • Un sonar DSUV-61 B
  • Un sonar DUUG-7
  • Une contre-mesures : détecteur ARUR-13
  • Un système de direction de combat SET (ou SYCOBS sur S 619)

Équipage[modifier | modifier le code]

  • Deux équipages (Bleu et Rouge) de 112 hommes pour les SNLE/NG et 125 hommes pour le SNLE type M4 sont tour à tour responsables du sous-marin.

Le cycle opérationnel comprend une période d'entraînement sur simulateur, une période d'entretien du bâtiment, une patrouille de neuf à dix semaines puis quelques semaines de permissions.

  • 16 officiers
  • 88 officiers mariniers
  • 8 quartiers-maîtres et matelots

Le Vigilant dans la fiction[modifier | modifier le code]

Le Vigilant est le principal ennemi des forces américaines dans la fiction de Michael DiMercurio où celui-ci, capturé par un groupe de terroristes algérien, menace de faire feu sur Paris...

Le Vigilant dans l'histoire[modifier | modifier le code]

D'autres navires ont porté ce nom : par exemple le 8 floréal an VI (27 avril 1798), un arrêté ordonne que la cargaison du navire Le Vigilant (« [d]es laines, brais, goudrons et avirons »), pris par un corsaire de Jersey, et conduit à Bénaudet, soit mise sur-le-champ à la disposition de l'ordonnance de la Marine de Brest[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche du sous-marin sur le site du ministère français de la Défense.
  2. « Le SNLE Le Vigilant retrouve l’Ile Longue », sur Mer et Marine,‎ 22 octobre 2012 (consulté le 17 février 2013)
  3. François-Nicolas Dufriche de Foulaines, " Code des prises et du commerce de terre et de mer", tome 1, partie 2, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6572553t/f259.image.r=B%C3%A9nodet.langFR

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]