Le Vésinet
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| Le Vésinet | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Île-de-France |
| Département | Yvelines |
| Arrondissement | Saint-Germain-en-Laye |
| Canton | Le Vésinet (Chef-lieu) |
| Code Insee abr. | 78650 |
| Code postal | 78110 |
| Maire Mandat en cours |
Robert Varèse[1] 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Boucle de la Seine |
| Site internet | http://www.levesinet.fr/index.php |
| Démographie | |
| Population | 16 400 hab. (2005) |
| Densité | 3 280 hab./km² |
| Gentilé | Vésigondins |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
|
| Altitudes | mini. 26 m m — maxi. 47 m m |
| Superficie | 5,00 km² |
Le Vésinet est une commune française, située dans le département des Yvelines et la région Île-de-France. Le Vésinet est une commune résidentielle de l'ouest parisien, s'articulant autour de parcs, lacs et rivières artificielles, desservies par des artères vertes aux arbres plus que centenaires (cinq fleurs au concours des villes et villages fleuris en 2007.[2]).
Ses habitants sont appelés les Vésigondins.
Sommaire |
[modifier] Géographie
La commune du Vésinet se trouve au milieu d'un méandre de la Seine, sans accès au fleuve, à 19 kilomètres à l'ouest de Paris et à quatre kilomètres à l'est de Saint-Germain-en-Laye. Les communes limitrophes sont Chatou à l'est, Croissy-sur-Seine au sud, Le Pecq à l'ouest et Montesson au nord.
Le territoire est constitué par une plaine alluviale s'étageant entre 45 et 30 mètres d'altitude, en légère pente du nord-est vers le sud-ouest.
C'est une commune entièrement urbanisée, formée très majoritairement d'habitations individuelles. Les espaces verts représentent 20 % du territoire. Dans ces espaces verts, distribués dans la commune, ont été aménagés des plans d'eau : le lac Supérieur, le lac Inférieur, le lac des Ibis, avec une grande île centrale, et le lac de Croissy. Certains de ces plans d'eau sont reliés par des ruisseaux.
Les communications sont assurées par trois grands axes rayonnant à partir de la place de la République (qui est une ancienne étoile forestière) : au nord la route de Montesson (RD 311), au sud la route de Croissy (RD 121), au centre le boulevard Carnot (RD 186). Ce dernier qui relie le pont de Chatou au pont du Pecq constitue l'artère principale de la commune.
Sur le plan ferroviaire, Le Vésinet est desservi par deux stations du RER A : Le Vésinet-Centre et Le Vésinet-Le Pecq.
[modifier] Héraldique
|
Les armes du Vésinet se blasonnent ainsi : De gueules au cor de chasse d'or, contourné et virolé d'argent, au chef cousu d'azur, chargé d'une marguerite d'argent, boutonnée d'or, tigée et feuillée de sinople, accostée de deux feuilles de chêne d'or en bande et en barre. Les armoiries ont été dessinées par Eugène Bénard, deuxième secrétaire de mairie du Vésinet, et définitivement officialisées en 1898. Il n'y a plus de devise associée aux armoiries[3]. La marguerite, hommage à Sainte Marguerite, patronne du Vésinet, évoque le prénom des deux filles d'Alphonse Pallu, Marie-Marguerite et Marguerite-Marie. Le cor est associé aux parties de chasse que faisaient les rois dans la forêt du Vésinet. Les ornements extérieurs (non représentés ici) sont constitués de deux rameaux feuillus de chêne entourant l'écu en sautoir et d'une couronne murale d'argent le surmontant. Cette dernière rappelle l'ancienne appartenance du territoire du Vésinet au domaine des rois de France, tandis que les rameaux de chênes rappellent que le Vésinet était une forêt avant de devenir une ville. |
[modifier] Histoire
Le nom du Vésinet dérive du latin visiniolium, lieu voisin.
Le territoire actuel du Vésinet était autrefois recouvert par une forêt, une partie de l'ancienne forêt d'Yveline, qui fut acquise par le roi François Ier au XVIe siècle, et resta longtemps un domaine de chasse de la couronne. Sous la Révolution, ce territoire fut partagé entre les nouvelles communes de Croissy, Chatou, Montesson et Le Pecq.
En 1837, la nouvelle ligne de chemin de fer de Paris-Saint-Lazare au Pecq est inaugurée. En 1848, le tracé de la ligne est modifié pour permettre son prolongement jusqu'à Saint-Germain-en-Laye. La gare du Vésinet est ouverte en 1862.
Le 29 septembre 1859, l'asile impérial du Vésinet, destiné à recevoir des ouvrières convalescentes, est inauguré.
Le 24 mai 1856 fut fondée la société Pallu et Cie, dont l'objectif était d'urbaniser la forêt du Vésinet afin de créer une ville nouvelle. Le gérant en était Alphonse Pallu qui avait pour associé Charles Auguste de Morny, demi-frère de Napoléon III (Auguste de Morny est aussi a l'origine de l'urbanisation de Deauville et de Biarritz). À cet fin, elle procéda à un échange de terrains avec Napoléon III, troquant 321 ha de terrains situés entre les forêts de Saint-Germain et de Marly, ce qui permettait à l'empereur de réunir ses terrains de chasse en un seul tenant contre 436 ha au Vésinet (et 49 ha dans le forêt de Saint-Germain).
La création du plan de la ville est confié au comte Paul de Choulot suivant un plan de cité-jardin « à l'anglaise » avec un plan en damier pour le centre-ville mais des voies courbes en second réseau de circulation, ainsi que des coulées vertes accompagnées de rivières artificielles. Les travaux de défrichement, de terrassement, de création des réseaux de lacs et rivières, d'installation du réseau d'eau potable ainsi que les ouvrages d'art, sont réalisés par Pierre-Joseph Olive, architecte attitré de la société Pallu. Choulot et Olive cosignent la vue cavalière du Vésinet (mairie du Vésinet) datée de 1858. Le centre-ville comporte comme le veut la tradition une église, l'église Sainte-Marguerite, qui est un des premiers bâtiments publics réalisé en béton en France.
La société Pallu aménage ce qui va devenir un des tout premiers lotissements de France et le 10 octobre 1858 commence la vente par adjudication des premiers lots.
En 1858, un cahier des charges est établi. Modifié en 1863, il fixe les règles auxquelles doivent se conformer les acquéreurs pour préserver le caractère résidentiel du lotissement. En particulier, sont interdites toutes les activités industrielles, seuls sont autorisés à s'installer les jardiniers et fleuristes. C'est l'un des premiers règlements d'urbanisme établis en France.
Le 31 mai 1875, le Vésinet est érigé en commune autonome. Son premier maire est élu, c'est Alphonse Pallu.
[modifier] Démographie
(élaboration graphique par Wikipédia)

[modifier] Administration
[modifier] Les maires du Vésinet
| Liste des maires successifs[6] | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1875 | 1879 | Alphonse Pallu | ||
| 1879 | 1887 | Jean Laurent | ||
| 1887 | 1888 | Aimé Foucault | ||
| 1888 | 1892 | Alphonse Ledru | avocat | |
| 1892 | 1904 | Charles Drevet | ||
| 1904 | 1908 | Gaston de Casteran | ||
| 1908 | 1919 | Gaston Rouvier | haut fonctionnaire | |
| 1919 | 1929 | Camille Saulnier | ||
| 1929 | 1934 | Henri Cloppet | ||
| 1934 | 1935 | Émile Aubrun | ||
| 1935 | 1941 | Émile Thiébaut | ||
| 1941 | 1944 | Georges Dessoudex | ||
| 1944 | 1945 | Max Boisville | Membre du Comité de Libération du Vésinet, | |
| 1945 | 1953 | Jean-Marie Louvel | MRP | polytechnicien, ministre, sénateur |
| 1953 | 1965 | Marc Ferlet | ingénieur | |
| 1965 | 1995 | Alain Jonemann | RPR | |
| 1995 | 2008 | Alain-Marie Foy | UMP | |
| 2008 | Robert Varèse | UMP | ||
[modifier] Économie
C'est une ville résidentielle. Selon plusieurs palmarès, Le Vésinet est une des villes regroupant le plus d'expatriés et la plus chère d'Île-de-France avec un prix médian des maisons de 1 000 000 €.[7].
[modifier] Culture
Le Vésinet comporte de nombreuses villas à l'architecture pittoresque du XIXe siècle, notamment la villa « romaine » Olivia, rue Rembrandt, due à Pierre-Joseph Olive, la villa Berthe ou La Hublotière construite en 1896 par l'architecte Hector Guimard.
L'église Sainte Marguerite fut le premier bâtiment non industriel réalisé en béton en France. Elle fut construite de 1862 à 1865 sur commande de la société Pallu par l'architecte Louis Auguste Boileau qui adopta un parti novateur, l'emploi d'une structure métallique accompagnée d'une maçonnerie de remplissage préfabriqué en béton selon le procédé Coignet, imitant la pierre, couvrement par un système de pendentifs à nervures métalliques. En 1866, création de la paroisse du Vésinet par Napoléon III. En 1896, ajout d'une sacristie dans l'axe du chœur et de deux chapelles latérales reliées par un déambulatoire sur les plans de l'architecte Gilbert. De 1901 à 1903, décor des chapelles par Maurice Denis. Cette église fut très critiquée lors de sa réalisation en raison de sa morphologie mais aussi du procédé Coignet qui a provoqué très rapidement des marbrures noires sur les murs.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Alain, écrivain et philosophe, a vécu de 1917 à sa mort en 1951 au Vésinet où il avait acheté une villa. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
- Guillaume Apollinaire, poète, a vécu son enfance au Vésinet avec sa mère et son frère Albert.
- Joséphine Baker, a vécu de 1929 à 1947 dans la villa « Le Beau-Chêne », au 52, avenue Georges-Clemenceau,
- Jean-Louis Barrault, acteur et directeur de théâtre
- André Beaunier, écrivain et critique littéraire, a vécu avenue de la Prise-d'Eau dans les années 1920.
- Emmanuel Berl, journaliste, est né au Vésinet
- Julien Carette, acteur prolifique, vécut au Vésinet.
- Fernand Fournier-Aubry, aventurier. Sa famille était originaire du Vésinet.
- Charles de Gaulle installa son quartier général en mai 1940 à 'la Gouvrière', 34, boulevard Carnot ;
- Jeanne Lanvin, fabricante de parfum et couturière, vécut plusieurs années au Vésinet dans sa villa, « les Vieilles Tuiles », au 8, boulevard de Belgique où elle est morte en 1946. Elle est enterrée dans le cimetière communal.
- Auguste Le Breton, écrivain, a vécu ses dernières années au Vésinet, au 12, rue Pasteur. Il est enterré dans le cimetière communal.
- Francis Lopez, compositeur d'opérettes, habita au Vésinet de 1948 à 1950 dans une villa située dans l'île-du-Rêve (lac Inférieur)
- Jean-Marie Louvel, industriel, homme politique, maire du Vésinet de 1945 à 1953, il résidait au 74 boulevard de Belgique.
- Jean Marais, acteur de cinéma, vécut une partie de son enfance au Vésinet, 90, boulevard de Belgique, où il fut élevé par sa mère, sa tante et sa grand-mère. Le cinéma du Vésinet porte son nom.
- Luis Mariano, chanteur d'opérettes, habita dans la villa « Les Lionceaux », 86 boulevard Carnot ;
- Maurice Utrillo, artiste-peintre, a vécu au Vésinet avec sa femme Lucie Pauwels une vingtaine d'années jusqu'à sa mort en 1955.
- Jean-Louis Costes, un artiste performer et musicien français, y a été élevé, dans la maison de ses grands-parents
- Charles Rigoulot, haltérophile et coureur automobile français, né au Vésinet en 1903, décédé d'un cancer le 22 août 1962 à Paris, et inhumé à Saint-Mandé.
- Anna de Noailles, poète
- Georges Mandel
- Marcel Gotlib, dessinateur et scénariste de bande dessinée.
- Patrick Font, humoriste et chansonnier français ayant fait partie de l'équipe de Laurent Ruquier
- Antoine Bourdelle (1861-1929) est un sculpteur français décédé dans la maison de son ami le fondeur Eugène Rudier au Vésinet[8] où il résidait. Ce dernier est enterré dans le cimetière du Vésinet. Sa tombe est décorée de La Grande Ombre de Rodin.
- Maurice de Vlaminck passe son enfance au Vésinet
- Léon Groc, journaliste et écrivain, a vécu au Vésinet.
- Jean Lattès (1917-1996), photographe, habita Le Vésinet de 1955 à 1996.
[modifier] Jumelages
Oakwood (Montgomery County, Ohio) (États-Unis) depuis 1972 [9]
Outremont (Canada) depuis 1975[10]
Unterhaching (Allemagne) depuis 1978[11]
Worcester (Royaume-Uni) depuis 1994[12]
Hunter's Hill (Australie) depuis 1998 [13]
Villanueva de la Cañada (Espagne) depuis 2006
[modifier] Notes et références
- ↑ les maires des Yvelines, Préfecture des Yvelines
- ↑ Palmarès du Concours des villes et villages fleuris dans les Yvelines
- ↑ Les armoiries sur le site municipal du Vésinet
- ↑ http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
- ↑ INSEE: Population depuis le recensement de 1962
- ↑ Les maires du Vésinet, Société d'Histoire du Vésinet
- ↑ blog-vesinet.fr, Le prix des maisons anciennes dans L'Express
- ↑ Référence : http://mapage.noos.fr/shv2/saga_rudier.htm
- ↑ Autrefois zone agricole occupée par quelques fermes, Oakwood est devenu une cité résidentielle d'environ 10 000 habitants, située au sud de la ville universitaire de Dayton (Ohio) et au nord de Cincinnati. Voir Oakwood, Montgomery County, Ohio sur la Wikipédia anglophone ou Site de la ville d'Oakwood.
- ↑ En 1833, Louis-Tancrède Bouthillier s’installa au pied du Mont Royal près de Montréal, sur l’autre versant de la montagne. C’est donc le nom d’Outre Mont qui fut choisi en 1875, lorsque la cité fut érigée en commune, la même année que Le Vésinet. C’est aujourd’hui un site résidentiel de plus de 20 000 habitants.
- ↑ En 1533, Unterhaching comptait 57 maisons et seulement 93 en 1880, avec 476 habitants. La physionomie du village changea après la première Guerre mondiale. Actuellement, avec plus de 20 000 habitants, Unterhaching est l’une des trois plus grandes communes de l’arrondissement de Munich.
- ↑ Ville médiévale de 100 000 habitants au nord-ouest de Londres. Chef-lieu du comté de Worcestershire, c’est une ville campagnarde animée, dotée d’une superbe cathédrale.
- ↑ Fondée en 1847 par les Français Jules et Didier Joubert, Hunter’s Hill, dans l'État de Nouvelle-Galles-du-Sud, est actuellement un site très apprécié de ses plus de 12 000 habitants pour sa situation exceptionnelle au cœur de la baie de Sydney. Voir Hunter's Hill, New South Wales sur la Wikipédia anglophone ou Site de la ville d'Hunter's Hill.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Bibliographie
- Petites et grandes heures du Pecq et du Vésinet, Pierre Michet de la Baume, Éd. Diguet-Denys, Saint-Germain-en-Laye, 1966.
- Le Vésinet, modèle français d'urbanisme paysager 1858-1930, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, coll. « Cahiers de l’Inventaire », 1989, 144 p.
- Le Vésinet en cartes postales anciennes, Geneviève Petit, 2e édition, Bibliothèque européenne - Zaltbommel, 1974
[modifier] Liens externes
- Le Vésinet, site officiel
- Le Vésinet sur le site de l'INSEE
- Plan d'intendance de la paroisse du Pecq (qui englobait une partie du Vésinet) sur le site des archives des Yvelines

