Le Train bleu (roman)

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Le Train bleu
Auteur Agatha Christie
Genre Roman policier
Version originale
Titre original The Mystery of the Blue Train
Éditeur original William Collins, Sons
Langue originale Anglais britannique
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Lieu de parution original Londres
Date de parution originale 29 mars 1928
Version française
Traducteur Louis Postif
Lieu de parution Paris
Éditeur Librairie des Champs-Élysées
Collection Le Masque no 122
Date de parution 1932
Série Hercule Poirot
Chronologie
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Le Train bleu (titre original : The Mystery of the Blue Train) est un roman policier d'Agatha Christie publié le 29 mars 1928 au Royaume-Uni, mettant en scène le détective belge Hercule Poirot. Il est publié la même année aux États-Unis, et quatre ans plus tard, en 1932, en France.

Le roman est un développement de la nouvelle L'Express de Plymouth (1923), qui mettait déjà en scène le détective belge.

Résumé[modifier | modifier le code]

Hercule Poirot veut passer quelques vacances sur la Côte d'Azur. Pour cela, il emprunte le « Train bleu » de la ligne Calais-Nice. Des vacances ? Pas exactement, car il va devoir déployer les facultés qu'il ne déploie normalement qu'au travail : son art de résoudre les énigmes. En effet, Ruth Kettering, fille du richissime M. Van Aldin est assassinée durant le voyage, tandis qu'on lui vole ses rubis.

Personnages[modifier | modifier le code]

Élaboration[modifier | modifier le code]

Écriture[modifier | modifier le code]

Même si l'intrigue est dérivée de celle de la nouvelle L'Express de Plymouth (1923), l'écriture de ce roman a été un véritable supplice pour Agatha Christie. L'année précédente, en 1926, sa mère est décédée, son premier mari l'a trompée et quittée, et tous les journaux du pays ont parlé de sa disparition. Elle se remet donc à l'écriture uniquement dans un but financier. Cela peut expliquer en partie pourquoi elle explique n'avoir jamais aimé ce livre[1] :

« J'avais l'impression de plus en plus forte que tout ce que je disais était idiot! [...] Je bafouillais, balbutiais, hésitais et me répétais. Franchement, comment j'ai pu finir d'écrire ce misérable livre, je n'en sais rien! [...] J'ai toujours détesté Le Train bleu, mais je l'ai écrit et envoyé à mes éditeurs. Il se vendit aussi bien que mes autres livres. Alors je dus m'en contenter, même si je ne peux pas dire que j'en ai été fier. »

— Agatha Christie, Une autobiographie[2]

Elle ajoute, toujours dans son autobiographie, qu'il s'agit d'un « roman banal, plein de clichés, avec une intrigue sans intérêt » et ne comprend pas que les gens puissent l'aimer[3].

Néanmoins, elle tire de cette nouvelle expérience l'impression d'être devenue un vraie professionnelle, capable d'écrire même sans en avoir la moindre envie[4].

Dédicace[modifier | modifier le code]

Le roman est dédicacé « To the two distinguished members of the O.F.D. - Carlotta and Peter » (« Aux deux membres distingués de l'O.F.D. - Carlotta et Peter »).

O.F.D. signifie en anglais « Order of the Faithful Dogs » (Ordre des Chiens Fidèles). Il compte les gens qui sont restés à ses côtés : Carlotta, la secrétaire de Christie et gouvernante de Rosalind ; et Peter, le chien de Rosalind. Le camp opposé, qui compte tous ceux qui lui ont tourné le dos, est alors appelé « Order of the Faithless Rats » (Ordre des Rats Infidèles)[1].

Références à d'autres œuvres[modifier | modifier le code]

Il est fait référence dans cet ouvrage au village de St. Mary Mead, dont on connaîtra dans les livres suivants l'habitant le plus célèbre : Miss Marple[1].

On assiste également à la première apparition de deux personnages secondaires récurrents : Mr Goby, que l'on revoit dans Les Indiscrétions d'Hercule Poirot (1953) et La Troisième Fille (1966) ; et le valet de Poirot, Georges, que l'on revoit dans plusieurs autres aventures à ses côtés[1].

Référence à la réalité[modifier | modifier le code]

Agatha Christie n'eut pas de difficulté particulière à écrire un livre se déroulant en France, car elle y fit de nombreux voyages, et avait notamment voyagé dans le « Train bleu » entre Calais et la Côte d'Azur. Officiellement baptisé « Calais-Méditerranée-Express », ce train de luxe reçoit son surnom en raison de la couleur des wagons qui le composent[4].

Éditions[modifier | modifier le code]

Adaptations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) « The Mystery of the Blue Train », sur le site officiel d'Agatha Christie
  2. (en) Agatha Christie, An Autobiography,‎ 2010, partie VII, chap. 6 (« The Land of Lost Content »)
  3. (en) Agatha Christie, An Autobiography,‎ 2010, partie XI, chap. 3 (« Autumn »)
  4. a et b L'Intégrale - Agatha Christie (préf. Jacques Baudou), t. 2 : Les années 1926-1930, Paris, Librairie des Champs-Élysées, coll. « Les Intégrales du Masque »,‎ 1990, 1268 p. (ISBN 2-7024-2087-7, notice BnF no FRBNF35338232), « Postface - Le Train bleu », p. 619-620

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]