Le Train (film, 1973)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Train.

Le Train

Réalisation Pierre Granier-Deferre
Scénario Pierre Granier-Deferre
Pascal Jardin
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Sortie 1973
Durée 95 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Train est un film franco-italien réalisé par Pierre Granier-Deferre, sorti en 1973.

Le Train est tiré du roman éponyme de Georges Simenon.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Mai 1940 : le film commence dans le village de Fumay dans les Ardennes au début de l'offensive allemande à travers la Belgique. On voit passer des réfugiés belges dans un climat très calme et sous un grand soleil. Julien Maroyeur est réparateur de postes de radio et sa femme Monique est enceinte. L'exode étant décidé, ils se rendent à la gare. Monique et leur fille ont le droit de monter dans une voiture de première classe, mais Julien doit monter dans le dernier wagon. Un fourgon où se trouvent déjà Julie, une prostituée et d'autres voyageurs. En attendant qu'une locomotive soit attelée, Julien va voir sa femme et sa fille dans leur wagon en tête du train. C'est quand il revient et remonte dans le wagon qu'il découvre Anna, une belle jeune femme mystérieuse. Le train roule vers le sud. Lors d'un arrêt pour charger de l'eau, ils doivent accueillir d'autres réfugiés dont une jeune mère allaitant son bébé. Julien est intimidé par la beauté et le caractère mystérieux d'Anna.

Dans une grande gare, le train doit s'arrêter toute la nuit pour laisser passer des convois militaires. Le train est coupé en deux et Julien séparé de sa femme et de sa fille.

Des soldats interdisant au conducteur de passer sur un pont sur la Loire, Julien se propose pour conduire le train de l'autre côté du fleuve, ce qui lui est accordé. Il regagne son wagon sous les applaudissements.

Le train est arrêté par un bombardement. Tous descendent et sous l'émotion, Anna se retrouve dans les bras de Julien. Ils font l'amour dans la nuit.

Le voyage se poursuit plutôt joyeusement, mais le train est mitraillé et plusieurs voyageurs sont tués, dont la jeune mère. Finalement, le train arrive à la Rochelle.

Julien fait passer Anna pour sa femme afin qu'elle ne soit pas internée. Ils se rendent à l'hôpital où est soignée Monique qui a accouché. Mais pendant que Julien va voir sa femme, Anna s'en va et disparait.

Julien reprend sa vie quotidienne avec sa femme dans les Ardennes. Mais en hiver 43, il est convoqué par la police qui lui montre de faux papiers au nom de sa femme et avec la photo d'Anna. Julien commence par nier la connaitre, mais le policier les met en présence. Après un instant, sans parler, Julien reconnait implicitement Anna en lui caressant la joue.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]


Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Parmi autres passagers du wagon, faune pittoresque et déjantée, on notera Serge Marquand en brute primitive qui convoite la belle Romy, Maurice Biraud, en déserteur pillard et cynique, Régine en paumée désaxée folle de son corps. Jean-Pierre Castaldi fait une brève apparition en sergent de l'armée française, et Marcel Dalio en capitaine maladroit qui se tire une balle dans le pied.

"Verdun", le vétéran de la Grande Guerre, est un peu trop vieux pour l'époque. En 1940, il devrait être quadragénaire ou quinquagénaire. Maurice Biraud, déserteur de l'armée française, arbore une chemise de laine kaki de l'US ARMY, type 1941, qu'on ne verra en France qu'en 1944.

La traction du train fut assurée par l'incontournable locomotive à vapeur 230 G 353 de la SNCF. L'avion léger allemand qui largue les tracts est un Morane 500 de 1946.

Pour illustrer la guerre, le film reprend des extraits d'actualités très connus et très spectaculaires avec une attaque de bombardiers en piqué Ju-87 Stuka incendiant et faisant exploser des chars français. Sans aucun commentaire, mais avec une bande son angoissante.

Le film reprend des souvenirs du réalisateur Pierre Granier-Deferre qui avait lui-même vécu l'exode[1]. Il montre un fort contraste entre les dramatiques évènements de la guerre et la vie quotidienne de l'exode souvent drôle et agréable sous le soleil.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Commentaire dans le DVD du film

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :