Le Tour du cadran

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Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec Le Tour du cadran, un vaudeville d'Hector Crémieux et d'Henry Bocage.

Le Tour du cadran (en allemand : Zwischen neun und neun) est le troisième roman de Leo Perutz, publié en 1918.

Le personnage principal, Stanislas Demba, est étudiant. Après avoir volé trois livres à la bibliothèque, il décide de les revendre. Lors de la vente du troisième, l'acheteur, suspicieux, appelle la police et Demba échappe de peu aux policiers en se jetant par une fenêtre ; or ceux-ci lui avaient déjà mis les menottes. Pendant tout le roman, vingt chapitres pour vingt-quatre heures, Stanislas Demba erre dans Vienne, engoncé dans une longue pèlerine, pour chercher du secours et quelque argent ; d'où des situations grotesques, drôles et dramatiques, dans lesquelles le personnage se débat.

À sa parution en 1918, le roman est un succès populaire[1].

Le roman attire l'attention d'Hollywood puisque les droits du livre sont achetés en 1920 par la M.G.M. qui toutefois n'en fait rien. Le cinéaste F. W. Murnau a souhaité, en vain, les racheter en 1925. Quant à Alfred Hitchcock, il avoue dans ses entretiens avec François Truffaut qu'il s'est inspiré du roman de Perutz pour son film Les Cheveux d'or (The Lodger)[1].

Source[modifier | modifier le code]

  1. a et b Avant-propos de Jean-Jacques Pollet dans l'édition du roman parue chez Christian Bourgois éditeur (ISBN 978-2267023374).