Le Tour d'écrou

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Le Tour d'écrou
Publication
Auteur Henry James
Titre d'origine The Turn of the Screw
Langue Anglais
Parution William Heinemann, Londres ;
The Macmillan Co., New York :
Intrigue
Genre Nouvelle fantastique,
histoires de fantômes
Lieux fictifs Manoir dans l'Essex, Angleterre
Personnages Prologue:
Le premier narrateur ;
Douglas, le second narrateur ;
Mrs Griffin, auditrice.

Récit :
Douglas, oncle et tuteur des enfants ;
La nouvelle gouvernante ;
Miles, âgé de dix ans ;
Flora, petite sœur de Miles ;
Mrs Grose, intendante  ;
Miss Jessel, gouvernante décédée ;
Peter Quint, valet décédé

Le Tour d'écrou (The Turn of the Screw[1]) est une nouvelle fantastique (appartenant au sous-genre des histoires de fantômes) de l'écrivain américano-britannique[2] Henry James, parue pour la première fois en 1898.

Considérée comme un remarquable exemple du genre, l'œuvre fait osciller le lecteur entre une interprétation rationnelle et une interprétation surnaturelle des faits en instaurant une tension au sein du réel. La nouvelle, parfois considérée comme un court roman, fut largement saluée lors de sa parution, autant par la critique que par des auteurs tels Oscar Wilde ou, par la suite, Jorge Luis Borges. Aujourd'hui encore, elle continue de nourrir la réflexion de commentateurs du genre, comme Tzvetan Todorov.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le narrateur assiste à la lecture du journal d'une gouvernante. La jeune femme a été engagée par un riche célibataire pour veiller sur ses neveu et nièce, Flora et Miles. Orphelins, ceux-ci vivent dans une vaste propriété isolée à la campagne. Le comportement des enfants semble de plus en plus étrange à la jeune gouvernante. Elle se rend compte, peu à peu, d'effrayantes apparitions, dont celle d'un homme, un ancien serviteur, Peter Quint, qui entretenait une liaison avec la précédente gouvernante, miss Jessel. Les deux sont morts peu avant l'arrivée de la nouvelle gouvernante, mais ils semblent toujours exercer sur les enfants une attirance maléfique. La nouvelle gouvernante essaye de les en détourner.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Le premier narrateur introduit le lecteur dans le récit ; il fait partie des auditeurs qui écoutent l'histoire racontée par Douglas ;
  • Douglas, le second narrateur, lit l'histoire provenant d'un manuscrit qu'il tient d'une femme morte depuis 20 ans, qui a été la gouvernante de sa sœur ;
  • Mrs Griffin, une des auditrices.

Personnages du récit[modifier | modifier le code]

  • Douglas, l'oncle de Miles et Flora et leur tuteur légal ; c'est lui qui engage la nouvelle gouvernante ;
  • La nouvelle gouvernante[3], personnage principal du récit ; c'est son manuscrit qui est lu par Douglas  ;
  • Miles, âgé de dix ans, renvoyé de son pensionnat pour une raison que la nouvelle gouvernante ignore ;
  • Flora, petite sœur de Miles ;
  • Mrs Grose, « intendante » de la maison, s'occupe des enfants, avant l'arrivée de la nouvelle gouvernante ;
  • Miss Jessel, l'ancienne gouvernante, morte de façon inexpliquée ;
  • Peter Quint, valet employé à la propriété, mort lui aussi, aurait été l'amant de miss Jessel.

Analyse[modifier | modifier le code]

Traductions françaises[modifier | modifier le code]

  • Le Tour d'écrou (précédé de Les Papiers d'Aspern), trad. de M. Le Corbeiller, Paris, Stock, Delamain et Boutelleau, 1929 ; réédition de la nouvelle seule, Paris, Le Club du livre français, coll. Romans no 73, 1950 ; réédition (précédé de Les Papiers d'Aspern), Lausanne, Éditions Rencontre, coll. Sommets du roman américain, 1964 ; réédition (précédé de Les Papiers d'Aspern), Paris, Éditions Stock, 1968 ; réédition de la nouvelle seule, Paris, Gérard, coll. Bibliothèque Marabout. Fantastique no 412, 1972 ; réédition de la nouvelle seule, Paris, Le Livre de poche. Biblio no 3086, 1987 ; réédition dans Les Énigmes du cœurs (avec d'autres textes), Paris, Éditions Omnibus, 2013
  • Le Tour d'écrou, trad. de Denise Van Moppès, Paris, Éditions Seghers, coll. Nouveaux horizons no 79, 1970
  • Le Tour d'écrou, trad. de Monique Nemer, Paris, Éditions Stock, coll. Le Cabinet cosmopolite, 1994 ; réédition de cette traduction dans un édition bilingue avec le titre original, Paris, Pocket no 3098, 1998 ; réédition, Le Livre de poche. Les Classiques de poche no 32862, 2014
  • Le Tour d'écrou, trad. de Jean Pavans, Paris, Librio no 200, 1997 ; réédition, Paris, Flammarion, coll. Garnier-Flammarion bilingue no 1034, 1999 ; Paris, Flammarion, coll. Étonnants Classiques no 236, 2006 ; réédition dans Nouvelles complètes, tome IV, Paris, Éditions de la Différence, 2009
  • Le Tour d'écrou, trad. de Christine Savinel, Paris, dans Nouvelles complètes, tome IV, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2011

Adaptations[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. Littéralement, le titre original se traduit par « le tour de vis », auquel on peut rapprocher l'expression « to turn the screw » qui signifie « exercer une pression psychologique », référence à la tension perpétuelle qui agite les personnages et aux multiples événements qu'ils ont à affronter.
  2. Né américain et naturalisé britannique à la fin sa vie
  3. Dans le récit, la nouvelle gouvernante n'a pas de nom ni de prénom. Dans certaines adaptations du roman, elle est simplement prénommée Ann.
  4. Annick Duperray, The Reception of Henry James in Europe, p. 222.
  5. Fiche du téléfilm.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]