Le Tombeau des lucioles

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Trois caractères japonais Cette page contient des caractères japonais. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.

Le Tombeau des lucioles

火垂るの墓
(Hotaru no haka)
Genre Drame
Thèmes Guerre
Film d'animation japonais
Réalisateur
Producteur
Scénariste
Studio d’animation Studio Ghibli
Compositeur
Licence Drapeau du Japon Tōhō
Durée 89 min
Sortie

Le Tombeau des lucioles (火垂るの墓, Hotaru no haka?) est un film d'animation japonais de Isao Takahata du studio Ghibli, sorti en 1988. Il est adapté de La Tombe des lucioles, nouvelle semi-autobiographique écrite en 1967 par Akiyuki Nosaka.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Durant l'été 1945, dans le Japon de la seconde Guerre mondiale, deux enfants, Seita (un adolescent de quatorze ans) et sa jeune sœur Setsuko (qui a quatre ans), se trouvent livrés à eux-mêmes après la mort de leur mère, suite au bombardement à la bombe incendiaire de Kobe par les forces armées américaines. Après avoir vainement tenté de contacter leur père, un officier supérieur de la marine impériale japonaise, Seita et Setsuko partent habiter chez une tante éloignée. Un temps accueillante, la tante traite progressivement les deux enfants comme des fardeaux. Aussi, Seita et Setsuko partent et se réfugient dans un abri désaffecté. Celui-ci est illuminé la nuit par des milliers de lucioles. Les problèmes s'enchaînent : la nourriture vient à manquer et Setsuko tombe malade. Seita se met alors à voler de la nourriture, mais se fait prendre par un fermier. En désespoir de cause, il part en ville vider le compte en banque de ses parents et apprend à l'occasion la capitulation du Japon et la destruction de la marine japonaise. De retour à l'abri avec de la nourriture, il ne parvient pas à sauver Setsuko de la mort. Après l'avoir incinérée, il se laisse à son tour dépérir jusqu'à sa mort, dépeinte au début du film avant un long flash-back. Les esprits des deux enfants, réunis, contemplent le Kōbe moderne.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Personnages Japonais Français
Mère Yoshiko Shinohara
Setsuko Ayano Shiraishi Kelly Marot
Seita Tsutomu Tatsumi Pascal Grull
Tante Akemi Yamaguchi Marie Martine

Autour du film[modifier | modifier le code]

Akiyuki Nosaka a toujours refusé que sa nouvelle soit adaptée au cinéma classique[réf. nécessaire]. Elle a toutefois fait l'objet d'une adaptation non animée pour la télévision en 2005[1].

Le réalisateur dit s'être inspiré de Paulette, la petite fille du film Jeux interdits interprétée par Brigitte Fossey, pour la gestuelle de la petite fille (Setsuko)[réf. nécessaire].

L'un des points les plus importants dans cette œuvre est le réalisme. Bien que dessinés, les décors sont crédibles. Comme le dit Bernard Génin dans l’article de Télérama du 19 juin 1996 : « Dès le début, la reconstitution d’un bombardement sur Kobe, dans des décors d’une précision hallucinante, installe un réalisme quasi documentaire. ».
Akiyuki Nosaka – l’auteur de la nouvelle La Tombe des lucioles dont la sœur mourut de malnutrition pendant la guerre – confirme cela dans une interview présente dans le coffret DVD Collector du film, distribué par Kaze. Nosaka a vécu cet enfer étant jeune, et il explique dans cette interview que voir ce film lui a fait reconnaître chaque maison, chaque coin de rue, et le replongeait dans son enfance, car le quartier représenté dans l’œuvre de Takahata est celui où il a vécu étant petit.

Réception critique[modifier | modifier le code]

Le film a connu un grand succès critique et est devenu un des classiques du cinéma d'animation japonais, même si sa noirceur a pu choquer certaines sensibilités, surtout venant d'un film censé être destiné à un public jeune[réf. nécessaire].

  • Pour Positif, Gilles Ciment écrit « C’est précisément en affichant le soin particulier à reconstituer, ou plutôt à interpréter graphiquement certains détails […] que le réalisateur éveille l’attention du spectateur. C’est par ce surcroît de réalisme qu’il crée la poésie. »[2].
  • Pour Télérama, Bernard Génin écrit « Avec une histoire toute simple – un petit garçon veille sur sa sœur malade-, Takahata éblouit. »[2].
  • Dans Le Figaro, on lit en 1996 « Le tombeau des lucioles n’épargne pas le spectateur. Ce pourrait être un dessin animé pour adultes tant certaines scènes sont dures. »[2].
  • Pour Le Monde, « En dépit d’une pente mélodramatique que le réalisateur ne sait pas toujours éviter, on ne peut qu’être impressionné par un sens du récit et de l’observation (…) qui évoque à maints égards le réalisme d’Ozu. »[2].
  • Pour Libération, Didier Péron écrit « Le forçage sentimentaliste et la fibre Cosette tendue à claquer est emporté par le style de Takahata. »[2].

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Exemple de bonbons
Sakuma shiki drops

Les bonbons de Setsuko (Sakuma Drops (サクマ式ドロップス, Sakuma-shiki Doroppusu?)) sont commercialisés depuis 2005 dans l'archipel à un prix de 200 yens. Les bonbons sont produits par une fabrique japonaise vieille d'un siècle. On y trouve des bonbons au chocolat, à la pomme, aux raisins, à la violette, à l'ananas.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Le Tombeau des Lucioles (TV) », sur http://www.allocine.fr/, AlloCiné (consulté le 25 février 2012)
  2. a, b, c, d et e Voir le rapport sur le site Allociné.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Xavier Kawa-Topor et Ilan Nguyen, Le Tombeau des Lucioles d'Isao Takahata, édition CNC, collection "Dossier collège et cinéma , n°149, 2005.

Sources[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]