Le Temps d'un week-end

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Le Temps d'un week-end

Titre original Scent of a Woman
Réalisation Martin Brest
Scénario Giovanni Arpino (roman)
Bo Goldman (adaptation)
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1992
Durée 157 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Temps d'un week-end (Scent of a Woman) est un film américain de Martin Brest sorti en 1992.

Résumé complet du film[modifier | modifier le code]

Dans un état de l'est des États-Unis, Charles, un étudiant pauvre et timide originaire de l'Oregon est scholar on the foundation (boursier) au collège de Baird, établissement très cher et huppé qui prépare les fils de famille de l'establishment à entrer à la prestigieuse Université Harvard. Pour gagner le prix de son voyage en Oregon pour les prochaines vacances de Noël, Charles fait office de bibliothécaire, effectue des petits travaux... Il répond à une demande de services : il s'agit de garder une personne « à mobilité restreinte » pendant le week-end de Thanksgiving. En fait, il s'agit d'une famille qui veut partir de chez elle pour échapper pendant quelques jours à la cohabitation avec l'oncle de madame. Cet oncle est le lieutenant-colonel Slade, à la retraite, aveugle, passablement ingérable et carburant au Jack Daniel's. Il eut son heure de gloire comme officier de commandos au Viêt Nam, puis comme agent des services secrets sous le président Lyndon Johnson, et a apparemment faites siennes les manières brutales et le langage ordurier du successeur de J.F. Kennedy. Dès que la famille est partie, Slade révèle à Charles, médusé, qu'il a ses propres plans pour Thanksgiving et il embarque aussitôt son jeune garde pour New York. Dans l'avion, Slade révèle à Charles qu'il est un womanizer (un coureur), que pour lui rien ne vaut la femme, dont il analyse les parfums, et qu'il célèbre en une tirade lyrique inspirée du Cantique des cantiques. On descend au Waldorf Astoria, on se fait tailler deux costumes sur mesure et sur place, et en avant la grande vie : limousine, restaurant de grand luxe (l'Oak Room du Plaza Hotel, où l'on enfile une veste à Charles, en pull-over et terrifié de voir que le hamburger-frites vaut ici 24 $...), poule de luxe... Le colonel aime les femmes raffinées, et faute de les voir, les choisit au nez, qu'il a très fin (d'où le titre anglais, Scent of a Woman). Vêtu de neuf et accompagné de son escort-boy, il rend visite à son frère ainé, et perturbe complètement le rituel repas de Thanksgiving, pendant lequel la cohésion familiale devrait s'exprimer et les différents s'abolir... Puis, dans une scène remarquable, au bar-salon de danse du palace (après avoir prétendu au serveur que Charles est son fils, qu'il a 23 ans, et qu'on peut donc lui servir une bière...) il entraîne dans un tango éblouissant (sur l'air de Por una Cabeza[1]) une ravissante inconnue, qu'il a choisie en identifiant la subtile fragrance de son savon de toilette...Slade fascine le jeune Charles, qui se laisse initier à la vie de flambeur...Mais il découvre un matin le colonel, en plein accès dépressif, son pistolet Colt 45 chargé à la main, qui parle de se loger une balle dans la tête. Il l'en dissuade en lui proposant a ride, une balade en voiture. Les voilà à l'agence Ferrari la plus proche. Slade impressionne et séduit le vendeur (« They call me Grey Ghost also... » : « On m'appelle Flèche Argentée moi aussi... »), lui glisse 2 000 dollars pour obtenir l'autorisation d'essayer un des modéles exposés, et les voilà dans une Ferrari Mondial, un cabriolet rutilant. Charles conduit à petite vitesse et fait grincer la boite à vitesse tandis que Slade ronge son frein. Le plan suivant nous montre le colonel au volant, avançant au pas, suivant les indications de Charles, puis soudain faisant rugir le moteur et lançant le bolide dans les rues grises, rectilignes et désertes de Brooklyn. Il obtient de Charles tétanisé qu'il le guide pour virer aux intersections, fait crisser les pneus en dérapant. Mais la siréne d'une voiture de police les oblige à s'arrêter. « I'll do the talking » (« C'est moi qui parle ») dit Slade à Charles ; il entreprend de circonvenir le policier en présentant le jeune homme comme « son fils, un amoureux de la vitesse, trop jeune pour conduire lui-même et qui lui a demandé de pousser une pointe... », et en parlant du Viêt Nam au policier de la route, qui les laisse après des conseils de modération.

Après ces exploits, suivis par l'étudiant avec une impuissance tantôt fébrile, tantôt amusée, tantôt angoissée, le colonel, qui a rempli ses objectifs, rentre à l'hôtel et envoie Charles chez Dunhill pour qu'il lui achête deux cigares. Charles, mû par un pressentiment, rentre rapidement à l'hôtel, et découvre le colonel en train de revêtir son uniforme d'apparat : il s'apprête à utiliser son arme de service pour se suicider. Charles arrive encore à dissuader le colonel de se (de les) tuer.

Mais le jeune homme traîne aussi un autre immense souci : il doit comparaître devant un conseil de discipline spécial et soit dénoncer ses trois condisciples qui ont ridiculisé le Directeur du collège, soit oublier son avenir, aux mains de ce Directeur qui avait d'ailleurs cherché à acheter Charles, en lui proposant un marché : son inscription à Harvard contre les noms des coupables.

Remettant à plus tard son suicide, le colonel ramène l'étudiant devenu son ami au campus de Baird, et lui fait ses adieux. Charles n'a que le temps de se préparer à affronter le conseil de discipline, réuni devant toute l'école au complet. Il est seul face au Directeur hypocrite et vindicatif, qui accable Charles et réclame son exclusion, exonérant les héritiers des dynasties fortunées qui financent l'école. Mais soudain le colonel apparait, et prend la défense de Charles. Avec aplomb, fort de son expérience de meneur de jeunes hommes au Viêt Nam, il rappelle à la future élite intellectuelle, économique et sociale de l'Amérique (et à ses formateurs) la valeur de l'intégrité et de l'honnêteté. Il obtient l'acquittement de Charles, et la semi-condamnation (au bénéfice du doute) des coupables. Après la marche triomphale de l'acquitté et de son défenseur (qui séduit au passage la jeune professeur d'histoire, enthousiasmée par sa plaidoirie...) sur le campus, les derniers plans montrent le retour du colonel chez lui : il tend la main à ses neveux et nièces, et leur offre de faire la paix.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Al Pacino obtint l'Oscar du meilleur acteur en 1992 pour sa prestation dans le rôle d'un aveugle.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le Temps d'un week-end est le remake du film italien Parfum de femme (Profumo di donne) de Dino Risi en 1975, avec Vittorio Gassman, d'après le roman de Giovanni Arpino, Il Buio e il miele.
  • Erreur de traduction. Lors de la scène de tango que le lieutenant-colonel Slade (Al Pacino) va danser avec Donna (Gabrielle Anwar), celui-là demande à son aide Charlie (Chris O'Donnell) quelques informations sur la piste de danse. Charlie répond, dans la version originale, "The floor is twenty [20] by thirty [30]", ce que le traducteur français a traduit par "vingt par trente mètres" alors que le spectateur découvre sur son écran une piste assez réduite. Le "20 par 30" de la version originale doit se comprendre "20 par 30 pieds", ce qui fait une surface d'environ 6 mètres sur 9, plus cohérente avec l'image.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. composé par Carlos Gardel, voir page sur WP en