Surfer d'argent

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Surfer d’argent
Personnage de fiction apparaissant dans
Silver Surfer

Nom original Silver Surfer
Alias Norrin Radd (véritable identité)
Sky-Rider of the Spaceways
Silverado
Silver Savage
Naissance Zenn-La
Origine Zenn-La
système Deneb (Voie lactée)
Espèce Zenn-Lavian
Pouvoirs spéciaux Pouvoir cosmique
Invulnérabilité
Immortel
Vole grâce à son surf
Famille Jartran Radd (père, décédé)
Elmar Radd (mère, décédée)
Fennan Radd (demi-frère, décédé)
Affiliation Hérauts de Galactus
Défenseurs
Star Masters
The Order
Première apparition Fantastic Four #48
Drapeau de la France Fantask no 1
Éditeur(s) Marvel Comics

Norrin Radd alias le « Surfer d’argent » (ou Silver Surfer en version originale) est un super-héros de l'univers de Marvel Comics. Créé par le scénariste Stan Lee et le dessinateur Jack Kirby, le personnage de fiction apparaît pour la première fois das le comic book Fantastic Four #48 en mars 1966. En France, cette aventure est publié dans Fantask no 1.

Historique des publications[modifier | modifier le code]

Le personnage apparaît pour la première fois en 1966, sous le crayon de Jack Kirby, dans un épisode des Quatre Fantastiques dans lequel ils sont confrontés à une entité nommée Galactus, le demi-dieu mangeur de mondes. Estimant qu'un personnage aussi puissant se doit d'avoir un héraut, Jack Kirby crée de son propre fait un surfer argenté qui le précède.

L'idée séduit Stan Lee au point qu'en mai 1968 le personnage paraît dans un fascicule qui lui est consacré. Le dessin est confié à John Buscema qui, disposant d'une large autonomie, réalise dix-sept épisodes (le dix-huitième et dernier est de Jack Kirby) dans lesquels il développera en profondeur la dimension épique et surtout tragique du personnage. La pureté du trait d'un Buscema hautement inspiré propulsera le Surfer d’argent au rang de légende. Ce dernier fera par la suite de nouvelles apparitions, notamment sous la plume d'autres dessinateurs ou scénaristes, mais sans retrouver le souffle des épisodes initiaux.

Ainsi, en juillet 1987, une nouvelle série est confiée à Steve Englehart et Marshall Rogers (remplaçant John Buscema pressenti à l’origine). Elle durera 146 épisodes et verra des auteurs aussi prestigieux que Jim Starlin, Ron Marz, George Pérez ou Jean-Marc De Matteis y travailler. Ensuite, une autre série est créée au début des années 2000, projetant le Surfer dans des univers proches de la science-fiction. Entretemps, il aura fait l'objet de plusieurs romans graphiques réalisés par Jack Kirby, John Byrne (juin 1982), John Buscema (1988) et Keith Pollard (1990), tous écrits par Stan Lee. Jim Starlin a également écrit plusieurs récits indépendants sur le personnage.

En France, la série a été publiée pour la première fois en février 1969 dans le no 1 de la revue Fantask, puis à partir de l'année 1970 dans Strange et de 1978 dans Nova. C'est dans ce périodique que Marcel Navarro (qui signe Malcolm Naughton) et le dessinateur Jean-Yves Mitton (qui signe John Milton) réalisent deux épisodes inédits du Surfer baptisés La Porte étroite dans Nova nos 25-26) qui sont, historiquement, le premier comic officiellement produit par une équipe française. On retrouvera le personnage dans plusieurs albums, notamment Les Quatre Fantastiques. En décembre 1988, le dessinateur Mœbius s'est associé à Stan Lee pour réaliser un épisode double intitulé Parabole (Parable) qui a été publié dans la revue (À Suivre), puis en album chez Casterman en 1990 (rééd. Soleil Productions).

Résumé de l'histoire[modifier | modifier le code]

Le jour où l'immense et terrifiante sphère-vaisseau de Galactus perce leurs défenses stellaires et stationne près de leur planète : Zenn-La; les habitants comprennent que la fin de leur monde est proche, leur arme ultime ayant eu l'effet d'un pétard mouillé, ils ont tous perdu tout esprit combatif; tous sauf un : Norrin Radd, un jeune astronome. Ce dernier va courageusement à la rencontre de l'ennemi et découvre Galactus, mais devant la puissance du dévoreur de mondes, il est bientôt réduit à sa merci. Galactus lui fait pourtant alors une étrange proposition : « Deviens mon héraut, parcours l’univers et trouve-moi des planètes bonnes à consommer, en échange de quoi j'épargnerai ta planète Zenn-La. »

Pour Galactus, le fait de déléguer les recherches de nouvelles planètes à un serviteur lui permet d'épargner l'énorme dépense d'énergie et de temps liée à cette tâche. Norrin Radd accepte finalement la proposition de Galactus, ce dernier l'investit alors du fabuleux Pouvoir Cosmique, transforme sa peau en une substance indestructible à l'aspect métallique et à la couleur argentée, et lui confectionne un véhicule supraluminique dirigé par la pensée, composé de la même matière indestructible argentée que son corps, et à l'apparence d'une simple planche de surf. Ce moyen de transport vaut à Norrin Radd le surnom de « Surfer d’argent ». Il abandonne alors sa fiancée Shalla-Bal, et se met à souffrir des affres de l’exil. Il est important de remarquer que le Surfer d’argent a toujours trouvé des planètes inhabitées avant la Terre, mais, les planètes désertes se faisant de plus en plus rares, il trouva normal de livrer la planète bleue à Galactus.

La suite diffère selon les adaptations de l'histoire :

  • Dans la bande dessinée Les Quatre Fantastiques, Uatu le Gardien affirme que Galactus ne s'est attaqué qu'à des planètes inhabitées avant de trouver la Terre. Pourtant la police galactique Nova Corps le considère comme un suspect de complicité de génocide. De même, le Surfer a subi plusieurs fois l'assaut de réfugiés qui l'accusaient de complicité dans le massacre de leur population.
  • Dans le dessin animé Le Surfer d’argent, toutes les civilisations avancées savent que s'ils voient le Surfer d’argent, il est inutile de se battre, et qu'il faut évacuer au plus vite la planète avant l'arrivée de Galactus. Toujours dans le dessin animé, Galactus découvre seul la Terre, tandis que le Surfer d’argent échappait à un complot du titan Thanos. Quand Norrin Radd comprend que les terriens ont une technologie trop primitive pour évacuer leur planète, le Surfer se retourne contre Galactus et le combat pour sauver la Terre. Le serviteur est facilement vaincu par le maître, mais ce dernier, impressionné par le courage du Surfer, accepte d'épargner la Terre et rend sa liberté au Surfer.
  • Dans la bande dessinée, c'est le Surfer qui découvre la Terre et qui envoie le signal à Galactus. Se situant en dehors de toute morale, à l'image de son maître, il ne voit alors pas la gravité de l'acte qu'il commet en livrant une planète habitée à Galactus. Mais après sa rencontre avec Alicia Masters, Norrin Radd est convaincu que la Terre mérite d'être sauvée. Mais son opposition à Galactus n'a que peu d'effet, et ce sont les Quatre Fantastiques, aidés du Gardien, qui finalement repoussent Galactus.

Celui-ci accepte d'épargner la Terre, mais prive le Surfer d'une partie de ses pouvoirs, et établit autour de la Terre une barrière invisible et infranchissable par le Surfer, afin qu'il découvre la médiocrité de cette humanité pour laquelle il a donné sa liberté. Suivent moult aventures : contre Méphisto le seigneur de l'enfer, Galactus qui cherche à reconquérir son héraut, Fatalis, Loki le dieu nordique du mal, les Badoons, le Haut Seigneur, l’Étranger, ainsi que contre l'humanité qui cherche plusieurs fois à exploiter ou à détruire le Surfer. Finalement, Norrin Radd parvient enfin à retrouver la liberté (au début de la nouvelle série de comics en 1989) en trouvant une planète alternative pour Galactus, qui lui pardonne et lui permet de traverser la barrière qui le bloquait sur Terre. Le Surfer reprend alors ses aventures à travers le cosmos, et ce jusqu'à aujourd'hui.

Une personnalité en construction[modifier | modifier le code]

Les histoires narrant l'exil sur Terre du Surfer le dépeignent comme un demi-dieu, incommensurablement puissant mais naïf. Ce personnage totalement dépourvu de repères va développer de la compassion pour les « fourmis humaines » au contact d’Alicia Masters (amie des Quatre Fantastiques, sculptrice aveugle capable de percevoir la noblesse intérieure du Surfer) et, au cours de ses aventures. À travers la première série de récits publiés dans Fantastic Four et les 18 épisodes du volume 1, le Surfer est confronté à divers traits humains négatifs : la jalousie (quand La Chose explose de rage à cause de la relation privilégiée qu'a le Surfer avec sa petite amie, Alicia), la déception, la méchanceté, la cruauté (lorsqu'il est privé de ses pouvoirs et emprisonné par le docteur Fatalis, puis torturé par ses hommes de main), le désespoir, l'impuissance (quand il se languit emprisonné dans un donjon, alors que Fatalis utilise le Pouvoir cosmique pour conquérir la Terre) et, finalement, la soif de vengeance (en détruisant le château de Fatalis lorsqu'il réussit enfin à s'échapper). Parallèlement, le Surfer continue à évoluer comme une personne à part entière, et à conforter son affection pour cette planète et ses contradictions.

Pouvoirs et capacités[modifier | modifier le code]

Le Surfeur d'argent est immortel, quasiment invulnérable. Sa peau argentée le protège du vide cosmique et de la chaleur des étoiles. Il peut se déplacer à des vitesses hyperluminiques dans l'espace et parcourir d'énormes distances. Il ne connaît pas la fatigue, la faim ou la soif.

Le Surfeur d'argent est investi du pouvoir cosmique, il possède une force phénoménale, peut encaisser un coup direct du marteau de Thor sans aucun dommage, combattre Hulk au corps à corps.

Mais sa puissance réside dans sa capacité à manipuler la matière et l'énergie cosmique. Il peut créer de la matière vivante à partir de la matière inerte, lancer des jets d'énergie cosmique destructeurs à partir de ses mains et il peut modeler la matière suivant sa volonté et la détruire en se concentrant.

Adaptations à d'autres médias[modifier | modifier le code]

Références dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Gotlib a dessiné en 1974 une parodie pour L’Écho des Savanes n°7 : La Saga du patineur d'argent.

Dans À bout de souffle, made in USA (1983), le personnage interprété par Richard Gere est passionné par cette série de comics et s’identifie au Surfer en quête de liberté.

Joe Satriani, célèbre guitariste américain a fait du Surfer d’argent un emblème, lors de la conception de l'album intitulé Surfing With The Alien, en 1987, qui l'a fait connaitre du grand public. La pochette de l'album représente d'ailleurs le héros de comics[1]. Dans l'album, Flying In a Blue Dream, sorti en 1989, on retrouve également un morceau intitulé Back to Shalla-Bal.

Dans Reservoir Dogs (1992), on peut voir un poster du Surfer d'argent sur le mur de l'appartement de Mr Orange, le personnage interprété par Tim Roth[2].

Dans le USS Alabama (1995, Crimson Tide en VO), le lieutenant Hunter (interprété par Denzel Washington) départage deux matelots qui se disputent à propos du Surfeur d'argent, l'un préférant celui de Kirby, l'autre celui de Mœbius.

Dans la série télévisée américaine NCIS : Los Angeles, l'agent spécial Sam Hanna possède la collection complète du Surfer d'argent, conservée dans un coffre-fort[3].

La série "Masqué" (2013) de Serge Lehmann contient un hommage au personnage.[4]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En anglais[modifier | modifier le code]

Séries régulières
  • Fantastic Four vol.1 nos 48-50 (1966)
  • Silver Surfer vol. 1 nos 1-18 (1968-70)
  • Silver Surfer vol. 2 no 1 (arrête après un seul épisode) (06/1982)
  • Silver Surfer vol. 3 nos 1-146, annuels nos 1-7 (1987-98)
  • Silver Surfer vol. 3 nos ½-1, annuels nos 97-98 (1997-98)
  • Silver Surfer vol. 4 nos 1-14 (2003-04)
Séries limitées et one-shots
  • Silver Surfer (dessin de John Byrne, 1982)
  • The Silver Surfer vol. 2 nos 1-2 (dessin de Mœbius, 1988-89)
  • Silver Surfer and Warlock - Resurrection nos 1-4 (1993)
  • Silver Surfer Holiday Special - The Eternal Game (1994)
  • Dangerous Artifacts (1996)
  • Loftier Than Mortals nos 1-2 (1999)
  • Galactus The Devourer nos 1-6 (1999-2000)
  • Annihilation: Silver Surfer nos 1-4 (2006-07)
  • Heralds of Galactus no 2 (2007)
  • Requiem nos 1-4 (dessin de Esad Ribic, 2007)
Romans graphiques
  • The Ultimate Cosmic Experience (dessin de Jack Kirby, 1978)
  • Judgement Day (dessin de John Buscema)
  • The Enslavers (dessin de Keith Pollard)
  • Homecoming (dessin de Bill Reinhold)
Cross-overs
  • Rune/Silver Surfer (1995)
  • Green Lantern/Silver Surfer - Unholy Alliances (1995)
  • Silver Surfer/Superman - Pop ! (1996)
  • Devil's Reign (1997)
    1. Weapon Zero/Silver Surfer
    2. Cyblade/Ghost Rider
    3. Ghost Rider/Ballistic
    4. Ballistic/Wolverine
    5. Wolverine/Witchblade
    6. Witchblade/Elektra
    7. Elektra/Cyblade
    8. Silver Surfer/Weapon Zero
    ½ Silver Surfer/Witchblade

En français[modifier | modifier le code]

Revues
  • Fantask nos 1-7 (1969)
  • Strange nos 1-14 (1970-71)
  • Nova nos 1-33 (1978-80)
  • Nova nos 119-227 (1987-1996)
  • Strange Spécial Origines nos 145, 151, 163, 175, 286, 301
  • Scarce nos 44 : étude sur le Surfer d’argent par Jean-Philippe Renoux (association Saga, 1995)
  • Silver Surfer nos 1-13 (Marvel France, 1997-98)
  • Marvel Select nos 1-28 (Marvel France, 1998-2000)
  • Marvel Universe nos 2, 3, 7 (Marvel France, 2007-08)
Albums
  • La Saga du Surfer d’argent (album Les Quatre Fantastiques no 2, Lug, 1973)
  • Le Surfer d’argent (collection TOP BD no 8, Lug, 1985)
  • L'Origine (collection Super-héros no 4, Comics USA, 1988)
  • Le Jour du jugement (collection TOP BD no 16, Semic, 1989)
  • Parabole (épisode dessiné par Mœbius, Casterman, 1990)
  • Les Prédateurs (collection TOP BD no 22, Semic, 1991)
  • Le Retour (collection TOP BD no 27, Semic, 1992)
  • Résurrection (collection TOP BD no 32, Semic, 1993)
  • Intégrale Silver Surfer, volumes 1-5 et volume 0 (œuvres complètes dessinées par Jack Kirby et John Buscema, Soleil Productions, 2001-2003)
  • collection « 100 % Marvel », Marvel France
    1. Communion (2004)
    2. Révélations (2005)
  • collection « Marvel Graphic Novels », Marvel France
    1. Requiem (2008)
    2. Le Messager (2009)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]