Le Souffle de la tempête

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Le Souffle de la tempête (Comes a Horseman) est un film américain réalisé par Alan J. Pakula, sorti en 1978.

Synopsis[modifier | modifier le code]

{{Ella Connors est une rancher qui a un troupeau de vaches et quelques chevaux, avec son homme de main le vieux Dodger. Elle est endettée et vient de vendre une parcelle de ses terres à deux cowboys voisins, dont Frank, un soldat démobilisé. Jacob Ewing, un autre de ses voisins, convoite ses terres pour s’agrandir, Ewing était en conflit jadis avec le père d’Ella, celle-ci refuse de lui vendre ses terres, et repousse aussi ses avances. Un soir alors qu’ils dorment à la belle étoile, un des cowboys est abattu par un tireur éloigné, qui blesse Frank. Celui-ci parvient à tuer leur agresseur qui le croyait mort. Frank se rend au ranch d’Ella qui le soigne, mais lui demande de partir dès qu’il sera sur pied. Il apprend que leur agresseur était un des hommes d’Ewing. Jacob Ewing vient voir Frank et lui suggère de partir en lui donnant un gros chèque. En guise de réponse, Frank déchire le chèque. Remis sur pied, Frank aide Ella, qui n’insiste plus pour qu’il parte. Un jour, Jacob fait transhumer ses bêtes sur les terres d’Ella, comme il en a l’habitude, Frank tire au milieu du troupeau et fait paniquer les bêtes, il conseille à Jacob de ne jamais revenir sur les terres d’Ella. Cette fois, Jacob propose à Frank de travailler pour lui, ce qu’il refuse. Frank tombe amoureux d’Ella… Jacob et Ella reçoivent le dirigeant d’une grosse compagnie pétrolière, Neil Atkinson, qui veut faire des relevés géophysiques pour localiser une nappe de pétrole sur leurs pâturages. Jacob est d’accord, mais Ella s’y refuse obstinément, malgré l’avis de Frank, qui voit pour elle un moyen de s’enrichir. Une explosion pour un forage sur un terrain voisin fait paniquer le cheval de Dodger qui tombe et se blesse. La compagnie pétrolière explique à Jacob qu’ils peuvent forer sous les terres d’Ella à partir de la propriété de Jacob, Ella refuse encore. Hors de lui, Jacob vient au ranch d’Ella et tue Dodger. Puis il assomme Frank et les enferme tous trois dans un placard, avant de mettre le feu au ranch. Ella parvient à se libérer de ses liens, réveille Frank, ils sortent du ranch en feu et un règlement de comptes a lieu au cours duquel Jacob est tué.

C’est un Ewing le grand méchant de cette histoire, joué par Jason Robards, et on serait tenté de chanter “Dallas, ton univers impitoyable…” d’autant plus qu’on y retrouve Jim Davis et que ça parle de pétrole. La comparaison s’arrête là. Ce western moderne, qui oppose le bruit et la fureur du monde moderne (les tacots, avions, explosions de forages…) au calme de la vie traditionnelle des cowboys, en pleine nature, brosse le portrait d’une femme courageuse et opiniâtre, qui refuse de céder ses terres à un voisin cupide et à une compagnie pétrolière. Il y a une belle alchimie entre Jane Fonda et James Caan, Jason Robards est crédible, mais son jeu d’acteur est limité et face à Jane Fonda. C’est un film d’atmosphère avant tout, un western nostalgique, qui aurait pu être réalisé, façon JUNIOR BONNER, par Sam Peckinpah : il montre le progrès comme menaçant, sur un rythme lent (limite soporiphique parfois), les intérieurs sont obscurs, une belle lumière vient caresser les collines verdoyantes, ce qui est montré, comme un documentaire, est plus important que l’intrigue elle-même : la caméra filme le quotidien des cowboys, les troupeaux emballés, les chevauchées ou le marquage des bêtes dans des paysages magnifiques. Jane Fonda et James Caan montrent leur aptitude de cavaliers, et ils dansent aussi parfaitement le Square dance, dans une scène qui évoque l’authenticité et la beauté de la vie de ces ranchers installés au pied des montagnes. Les magnats du pétrole viennent menacer ce monde en osmose avec la nature, et révèlent aussi la nature des êtres : la pureté, le courage et l’entêtement (Jane Fonda) ou la folie meurtrière et la cupidité (Jason Robards). Le film ne ressemble pas vraiment au souffle d’une tempête (le titre original est plus évocateur : « Et vient un cavalier/cowboy »), mais plutôt à une douce et mélancolique brise.}}


Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]