Le Secret magnifique (film, 1935)

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Le Secret magnifique

Titre original Magnificent Obsession
Réalisation John M. Stahl
Scénario Sarah Y. Mason
Victor Heerman
George O'Neil
Acteurs principaux
Sociétés de production Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre mélodrame
Sortie 1935
Durée 112 minutes (1 h 52)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Secret magnifique (titre original : Magnificent Obsession) est un film américain de John Stahl de 1935.

Il est inspiré d'un best-seller du pasteur Lloyd C. Douglas et a donné lieu à un remake réalisé par Douglas Sirk en 1954.

Synopsis[modifier | modifier le code]

C'est un mélodrame. Robert Merrick est un millionnaire inconscient et maladroit. Après avoir involontairement causé le malheur d'une femme, Helen Hudson (perte de son mari, puis de sa vue), il entreprend de se racheter, sans qu'elle le sache. Le film décrit ses efforts vers la rédemption, grâce aux conseils d'un ami d'Helen, Edward Randolph, et l'évolution des sentiments d'Helen à son égard.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Et, parmi les acteurs non crédités :

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Universal Pictures, au début des années trente, est le spécialiste des films d’épouvante[1]. Voulant concurrencer les major compagnies, Carl Laemmle Jr. le directeur du studio, outre ses films fantastiques, serials et westerns de série B, va s’assurer la production de films de qualité plus prestigieux[2]. Ainsi Universal va également se consacrer à un genre plutôt destinée au public féminin, le mélodrame lacrymal[3]. Les meilleurs seront réalisés par John M. Stahl[4] qui après avoir réalisé bon nombre de mélodrames à l’époque du muet entra chez Universal en 1930 en réalisant A Lady Surrenders[5] : « Il est surtout connu pour avoir été, au début des années trente, le spécialiste du genre cinématographique le plus méprisé par la critique : le Weepie ou mélo lacrymogène. »[6]
    Après avoir tourné deux des mélodrames les plus célèbres de l’époque, Back Street et Images de la vie, Stahl va tourner un autre classique du genre, Le Secret magnifique, mélo « aussi torturé qu’ahurissant »[7]. Le réalisateur évite pourtant les écueils du genre pour en tirer une œuvre sensible et pudique[8], aidé en cela par son interprète féminine, Irene Dunne, actrice populaire qui fera pleurer les foules dans bon nombre de mélodrames. Elle tournera trois mélos avec Stahl : Back Street, Le Secret magnifique et Veillée d’amour.
  • Robert Taylor, jeune premier de la Metro-Goldwyn-Mayer, fut « prêté » à Universal. Il connaît son premier succès avec ce film.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hollywood - 50 années de cinéma - Jeremy Pascall - Pierre Bordas et fils éditeurs - Éditions 1984 - (ISBN 2-86311-112-4), p. 41.
  2. La Fabuleuse Histoire de Universal International – Clive Hirschhorn - Celiv, 1985 (ISBN 0-7064-1873-5), p. 55.
  3. La Fabuleuse Histoire de Universal International – Clive Hirschhorn, p. 88.
  4. Le Cinéma Grande histoire illustrée du 7e art. Volume 4. Éditions Atlas 1983, p. 919.
  5. 50 ans de cinéma américain par Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier – Éditions Nathan - 1991/1995 - (ISBN 2-258-04027-2), p. 898.
  6. in Positif n°220-221, juillet-août 1979
  7. 50 ans de cinéma américain par Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier, p. 899.
  8. Le guide du cinéma - sous la direction de Pierre Murat – Télérama hors série - Éditions 2009 - (ISBN 978-2-914927-09-3), p. 1365.

Liens externes[modifier | modifier le code]