Le Sabbat des sorcières (Goya, 1798)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
El aquelarre
Le Sabbat des sorcières
Image illustrative de l'article Le Sabbat des sorcières (Goya, 1798)
Artiste Francisco de Goya
Date 17971798
Technique Huile sur toile d'après une fresque
Dimensions (H × L) 43 × 30 cm
Localisation Musée Lázaro Galdiano, Madrid (Espagne)

Le Sabbat des sorcières (espagnol : El Aquelarre, Sabbat, rituel de sorcellerie) est l'un des petits tableaux peints par Francisco de Goya entre 1797 et 1798 à la résidence d'été des ducs d'Osuna, dans ce qui était la promenade d'Osuna (aujourd'hui Parc du Capricho), puis à l'extérieur de Madrid, près de Barajas. Après 1928, José Lázaro Galdiano acheta la toile pour sa collection privée qui fait maintenant partie des fonds picturaux Fondation Lázaro Galdiano.

Contexte[modifier | modifier le code]

La scène fait partie de l'esthétique « terrible sublime », caractérisée par la représentation obligatoire du temps dans le préromantisme littéraire et musical, dans un parallèle avec le Sturm und Drang allemand. Son caractère cauchemardesque cause un malaise chez le spectateur. Dans ce tableau comme dans la série, les tons sombres sont accentués dans un paysage nocturne. Goya travaillait en parallèle sur Los Caprichos avec qui est étroitement lié. Le thème de la sorcellerie était courant parmi les amis Espagnols du peintre dans les cercles des Lumière, c'était notamment le cas de Leandro Fernández de Moratinos.

Analyse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La sorcellerie chez Goya.

La toile montre un rituel de sorcellerie, dirigé par un Grand bouc, l'une des formes prises par le diable, au centre de la composition, selon la mythologie basque qui donne le titre de l’œuvre en espagnol (voir akelarre). Autour de lui apparaissent des sorciers jeunes et vieux, qui lui donnent à manger son plat favori : des enfants, suivant la légende. Dans le ciel nocturne, la lune brille et des animaux volent (ce pourrait être des chauves-souris). Cette série est complétée par cinq autres images de mêmes dimensions et thème : sont: Vol de Sorcières (Musée du Prado), le sortilège (Musée Lázaro Galdiano) Cuisine de sorcières (Collection privée, Mexique), L'ensorcelé de force (National Gallery, Londres) et L'invité de pierre (aujourd'hui disparu).

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]