Le Roi Arthus

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Le Roi Arthus
Image décrite ci-après
Le Roi Arthur (ou Arthus),
par Charles Ernest Butler (1903)

Genre Opéra
Nbre d'actes 3 actes et 6 tableaux
Musique Ernest Chausson
Livret Ernest Chausson
Langue
originale
Français
Dates de
composition
1886-1895
Création 30 novembre 1903
Théâtre de la Monnaie,
Drapeau de la Belgique Belgique
Création
française
30 mars 1916
Opéra de Paris

Le Roi Arthus, opus 23, est un drame lyrique en trois actes et six tableaux du compositeur français Ernest Chausson sur un livret écrit par lui-même. Écrit entre 1886 et 1895, l'ouvrage n'est représenté pour la première fois que quatre ans après la mort du compositeur, le 30 novembre 1903 au Théâtre royal de la Monnaie à Bruxelles au terme d'une longue attente. La scénographie lors de la création a été confiée à Albert Dubosq et les costumes au peintre symboliste Fernand Khnopff. Les décors ont été réalisés par les ateliers de Dubosq et Henri Lerolle, beau-frère du compositeur ; la production a été supervisée par la veuve de Chausson.

Depuis la première française qui n'eut lieu que le 30 mars 1916 (mais uniquement le troisième acte), l'opéra a été peu représenté : Dortmund et Bregenz en 1996, Montpellier et Cologne en 1997, Bruxelles en 2003 pour célébrer le centenaire de la création mondiale[1] et Strasbourg en 2014[2]. Une nouvelle production, mise en scène par Graham Vick, fera ses débuts à l'Opéra national de Paris en juin 2015[3].

Conception[modifier | modifier le code]

Longtemps considéré comme un ouvrage typiquement wagnérien, avec l'influence notable de Tristan und Isolde et Parsifal (il a d'ailleurs été souvent qualifié de "plus grand opéra wagnérien français"[4]), on tend aujourd'hui à nuancer ce jugement, en soulignant la part non moins importante d'Hector Berlioz dans l'écriture musicale (le premier acte surtout), et à reconnaître dans ses plus belles pages (notamment dans le troisième acte avec la mort de Guenièvre et le final) la touche véritablement personnelle du compositeur[5].

Rôles[modifier | modifier le code]

Rôle Type de voix Distribution de la création
Direction musicale : Sylvain Dupuis
Arthus baryton Henri Albers
Guenièvre mezzo-soprano Jeanne Charlotte Paquot d'Assy
Lancelot ténor Charles Dalmorès
Lyonnel ténor Ernest Forgeur
Merlin baryton Édouard Cotreuil
Mordred basse Arthur François
Allan basse Jean Vallier
Un laboureur ténor Lucien Henner
Un chevalier / un écuyer basse Charles Danlée
Chœurs : chevaliers, écuyers, pages, bardes ; dames de compagnie de Genièvre

Argument[modifier | modifier le code]

Acte I[modifier | modifier le code]

Vaincu par les Saxons, le roi Arthus loue les prouesses au combat des chevaliers de la Table ronde, et particulièrement de Lancelot. Cette nuit-là, cependant, Lancelot retrouve Genièvre, l'épouse d'Arthus. Leur adultère est découvert par Mordred. Lancelot dégaine son épée contre lui et le blesse.

Acte II[modifier | modifier le code]

Lancelot gagne son château avec Genièvre. Il apprend que Mordred est vivant et a révélé la vérité au roi. Arthur consulte l'enchanteur Merlin qui lui annonce le déclin de la Table ronde.

Acte III[modifier | modifier le code]

Arthus poursuit Lancelot et lance l'assaut, mais Lancelot abandonne ses armes et refuse de combattre son roi. Genièvre, craignant la mort imminente de Lancelot, s'étrangle avec sa propre chevelure. Arthus accorde le pardon à Lancelot, qui succombe par ses blessures. Une nacelle arrive sur le rivage pour conduire le roi vers l'"idéal".

Enregistrements[modifier | modifier le code]

  • Le Roi Arthus Gino Quilico, Teresa Żylis-Gara, Gösta Winbergh, René Massis, Gilles Cachemaille,French Radio Chorus and New Philharmonic Orchestra, sous la direction d'Armin Jordan, Erato, 1986.
  • Le Roi ArthusPhilippe Rouillon, Susan Anthony, Douglas Nasrawi, Gilles Cachemaille, Evgenij Demerdjiev, Wiener Symphoniker sous la direction de Marcello Viotti, ORF Koch Schwann, 1996
  • Le Roi Arthus Andrew Schroeder, François Le Roux, Susan Bullock, Simon O'Neill, David Okulitch, Donald McIntyre, Paul Parfitt, BBC Symphony Orchestra, sous la direction de Leon Botstein, Telarc, 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Roi Arthus, un siècle après » par Nicolas Blanmont dans La Libre Belgique du 23 octobre 2003.
  2. Ernest Chausson - Le Roi Arthus sur le site de l'Opéra national du Rhin
  3. Le Roi Arthus sur le site de l'Opéra National de Paris
  4. Opéra - Le Roi Arthus par Erikson Franck dans le magazine L'Express du 24 avril 1997.
  5. Cf. Jean Gallois, Ernest Chausson, Paris, Fayard,‎ 16 février 1994, broché, 605 p. (ISBN 2-21303-199-1)

Sources[modifier | modifier le code]