Le Rôle de sa vie (film)

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Le Rôle de sa vie est un film français réalisé par François Favrat et sorti en 2004.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'admiration pour des êtres charismatiques et la dépendance qui en découle. Claire, célibataire effacée à l'existence tristounette, est pigiste pour un magazine de mode. Un jour, dans les locaux du journal, elle rencontre son actrice favorite, Elizabeth Becker, qu'elle raccompagne en voiture à la demande de son rédacteur en chef. Mais la comédienne se montre particulièrement désagréable au cours du trajet. Elles se revoient quelques jours plus tard. Elizabeth s'excuse de son comportement et réclame d'être interviewée par Claire. Une curieuse relation s'établit alors entre les deux femmes, la journaliste devenant peu à peu l'assistante à tout faire de la star. En parallèle, Claire en pince pour un paysagiste, Mathias, embauché par Elizabeth pour aménager sa terrasse...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Le Rôle de sa vie a été nommé à la cérémonie des César du cinéma 2005 (récompensant les films sortis en 2004) :

Récompenses[modifier | modifier le code]

Extrait du livre de Claire[modifier | modifier le code]

« Il me semble que l'humanité se divise en deux parties inégales : ceux que l’éclat physique, l’assurance en eux-mêmes et le rayonnement personnel rendent invulnérables ; et l’immense majorité des autres qui se définissent par le manque, la frustration, l’observation secrète et impuissante de ceux qu’ils n’atteindront jamais.

« Inutile de vous préciser de quel camp je fais partie : j’appartiens au royaume des ombres. Depuis 35 ans, je n’ai vécu qu’en recherchant la compagnie d’êtres solaires derrière lesquels me cacher. Quand on rencontre des femmes comme Andréa, la réaction instinctive est l’admiration, l’indulgence et, s’il l’on n'y prend pas garde, la supplication. Elles peuvent n’avoir aucun mérite intrinsèque, je finis toujours par essayer de leur plaire, d’attirer leur attention. Parfois je crève d’envie de dire à Andréa : « Et moi ? Et moi ? Regarde-moi, j’ai quelque chose à offrir, je le sens. » Je ne suis pas une beauté, mais je suis agréable à regarder ; les gens me disent que je suis charmante, ce qui me déprime toujours.

« Mais l’erreur serait de croire qu’il est possible d’échapper à son sort. Comme si à exister dans l’orbite d’un être éclatant, on finissait par gagner soi-même un peu de cette lumière qui nous manque. On les admire ces êtres forts, on les recherche, on les aime autant qu’on craint les autres et la contamination du malheur.

« Plus jamais je ne veux rencontrer les hommes, les femmes qui ont habité l’univers de mon enfance ; tous bons, timides, fragiles et trop sensibles aux maux de ce monde. Plus jamais ! Je hais les malheureux. »

Lien externe[modifier | modifier le code]