Le Pistolero

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Le Pistolero
Auteur Stephen King
Genre Roman
Fantasy
Fantastique
Version originale
Titre original The Gunslinger
Éditeur original Grant
Viking
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution original Hampton Falls
New York
Date de parution originale 10 juin 1982 (version originale)
23 juin 2003 (version révisée)
ISBN original 978-0937986509 / 978-0670032549
Version française
Traducteur Gérard Lebec
Marie de Prémonville
Lieu de parution Paris
Éditeur J'ai lu
Collection Science-fiction /
Date de parution janvier 1991 (version originale)
3 septembre 2004 (version révisée)
Type de média Livre papier
Nombre de pages 256 / 254
ISBN 978-2277229506 / 978-2290343173
Série La Tour sombre
Chronologie
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Le Pistolero (titre original : The Gunslinger) est un roman de Stephen King. C'est le premier volet de la série La Tour sombre, inspirée par un poème de Robert Browning : Le chevalier Roland s'en vint à la Tour noire. Cette série est considérée par Stephen King comme étant son œuvre principale.

Parutions[modifier | modifier le code]

Le Pistolero est moins un roman qu'un recueil de nouvelles, parues dans le magazine américain The Magazine of Fantasy & Science Fiction (en France, dans Fiction aux éditions OPTA) en 1978, pour The Gunslinger ; 1980, pour The Way Station et 1981 pour The Oracle and the Mountains, The Slow Mutants et The Gunslinger and the Dark man.

Stephen King a pratiqué une complète révision de ce volume, en 2003, afin d'améliorer la cohérence avec les volumes ultérieurs et de rendre plus humain son personnage principal.

Résumé[modifier | modifier le code]

« L'homme en noir fuyait à travers le désert, et le pistolero le poursuivait. » (première phrase du roman). Le sens change dans la nouvelle traduction : « L'homme en noir fuyait à travers le désert, et le pistolero le suivait. ».

Au début de l'histoire, Roland de Gilead, le dernier pistolero d'un monde qui a changé, marche dans un désert aveuglant. Il suit les traces d'un mystérieux homme en noir, qui paraît être un faiseur de miracles. Le monde de Roland, similaire à l'Ouest américain, se situe dans un Univers parallèle, qui semble avoir subi une grande catastrophe. On y trouve quelques vestiges culturels de notre monde, comme la chanson Hey Jude, une comptine pour enfants, des extraits de la bible, ainsi que des vestiges technologiques. La traque dure depuis des années, peut-être vingt ans... mais le véritable objet de la quête de Roland est la Tour Sombre, centre de tous les univers et cible de l'ire du Roi Cramoisi.

Dans sa traversée, Roland rencontre Jake, un jeune garçon dans un relais de diligence. Celui-ci est mort dans notre monde, et s'est réveillé dans celui du Pistolero. Ce dernier l'emmène avec lui à travers le désert, le sauve d'un démon qui l'avait attiré dans un anneau de parole et le conduit sous une montagne, où ils doivent affronter et fuir des mutants. Jake devient le fils symbolique de Roland, mais lorsque celui-ci doit choisir entre sauver Jake et la possibilité de rejoindre l'homme en noir et la Tour sombre, il décide d'abandonner l'enfant à son sort. Jake lui crie : « Allez-vous-en, il y a d'autres mondes ! » avant de disparaitre dans le vide.

Peu après, Roland rattrape enfin l'Homme en noir, qui semblait l'attendre, et tous les deux tiennent une longue palabre au cours de laquelle Roland se fait tirer les cartes, qui lui donnent des indices sur son avenir, et où l'Homme en noir se révèle être Walter, l'ancienne âme damnée du magicien Marten, responsable de la mort du père de Roland. Walter endort ensuite Roland et, quand celui-ci se réveille, il ne reste qu'un squelette blanchi à ses côtés.

Thèmes[modifier | modifier le code]

  • Univers parallèles entre le monde de Jake et celui de Roland, puis plus tard dans la série entre les nombreux univers reliés par la tour.
  • Allusions à la Bible :
    • Traversée du désert, puis arrivée dans un pays idyllique.
    • Roland laisse délibérément mourir Jake, un jeune garçon rencontré dans le désert qu'il commence à aimer comme un fils, tout comme Abraham accepta de sacrifier son fils.

On retrouve une analogie entre le Jake du roman et le Jack des territoires du Talisman des territoires, un autre de ses romans. Celui-ci évoque même parfois le Jake de Roland. Les territoires sont en effet présentés souvent comme le monde de Roland dans Territoires.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Lors de sa parution en magazine, la nouvelle The Gunslinger a été nommée au prix Locus de la meilleure nouvelle longue 1979 et a terminé à la huitième place[1]. La nouvelle The Way Station a également été nommée au prix Locus de la meilleure nouvelle longue 1981, terminant à la troisième place[2], et a aussi été nommée au prix Nebula de la meilleure nouvelle longue 1980[3].

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « 1979 Locus Awards », Locus Magazine (consulté le 27 février 2011)
  2. (en) « 1981 Locus Awards », Locus Magazine (consulté le 27 février 2011)
  3. (en) « 1981 Nebula Awards », Locus Magazine (consulté le 27 février 2011)