Le Phénomène humain

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Le Phénomène humain
Auteur Pierre Teilhard de Chardin
Genre Essai
Pays d'origine Drapeau de la France France
Éditeur Le Seuil
Collection Points Essais
Date de parution
Nombre de pages 320
ISBN 2020005816

Le Phénomène humain est un essai philosophique et théologique écrit par le père Pierre Teilhard de Chardin. Paru une première fois en 1955 (après la mort de l'auteur) il eut un grand succès et fut souvent réédité aux éditions du Seuil.

Prêtre, jésuite et paléontologue Pierre Teilhard de Chardin était un penseur innovant n'hésitant pas à confronter ses découvertes paléontologiques avec la pensée ambiante et l'enseignement officiel de l'Église catholique, ce qui lui a valu des déboires avec les autorités ecclésiastiques. Même s'il lui fut interdit de publier (mais non pas d'écrire…) il fut un paléontologue et philosophe aussi écouté qu'influent dans les années qui suivirent la Seconde Guerre mondiale.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le Phénomène humain, qu'on considère généralement comme son œuvre la plus importante, donne une claire idée de sa pensée, qu'il reprendra dans des textes ultérieurs. Le livre est développé selon trois axes. Les deux premiers sont complémentaires en ce sens qu'ils partent de l'apparition de la vie au sein du minéral et de l'apparition de la pensée au sein du vivant. Le dernier traite de la pensée humaine dans une « noosphère », unifiant atmosphère et biosphère et convergeant vers un point unificateur qu'il appelle le « point Oméga ». C'est dans ce chapitre qu'on passe d'un travail essentiellement scientifique au point de vue d'un théologien chrétien, prenant une option plutôt dynamique et positive sur le rôle de l'évolution.

Dans cette œuvre qu'il qualifie lui-même d'« introduction à une explication du Monde », il estime que la pensée dans ce qui fait sa spécificité, ses capacités de recherche et de découverte, représente le centre des possibilités d'évolution et qu'il est alors vital d'étudier « ce que devient et exige l'homme ».

Un autre de ses livres, Le Milieu divin[1], synthétise bien la pensée de celui qui cherchait un principe générateur et unificateur au monde, un être transcendant « capable d'opérer dans sa plénitude la synthèse de l'Esprit [...] (car) il n'y a qu'une manière possible de s'aimer : c'est de se savoir “surcentrés” tous ensemble sur un même “ultra-centre” commun, en qui les êtres ne puissent parvenir qu'à l'extrême d'eux-mêmes, qu'en se réunissant. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Place de l'homme dans la nature (sous-titré : Le groupe zoologique humain) fait suite au Phénomène humain et développe les mêmes thèmes ; réédition Albin Michel, février 1996, collection Espaces libres, isbn 2226084967.
  • Sur le bonheur ; Sur l'amour, réédition Le Seuil, collection Points-Sagesses, mai 2004, isbn 2020324563, qui se présente surtout comme un témoignage.
  • L'Énergie humaine, réédition Le Seuil, collection Points-Sagesses, octobre 2002, 236 pages, isbn 2020526433, où il fait allusion à l'énergie cosmique, soumise à l'influence des activités humaines qu'il répartit en trois catégories : l'énergie incorporée (la machine humaine), l'énergie contrôlée, prolongement de l'homme par des machines, et l'énergie spirituelle de nos affections et de nos volitions[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Milieu divin, essai de vie intérieure, réédition au Seuil, janvier 1998.
  2. Ensemble des actions par lesquelles la volonté se détermine à quelque chose.