Famille Le Peletier

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Image représentant deux personnes Cette page explique l’histoire ou répertorie les différents membres de la famille Le Peletier.
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Famille Le Peletier
Armes de la famille.
Armes de la famille : Famille Le Peletier
Blasonnement D'azur à la croix pattée d'argent chargée en cœur d'un chevron de gueules, accosté de deux molettes d'éperon de sable, et en pointe, d'une rose de gueules[1].

La famille Le Peletier (nom également orthographié Lepeletier, Le Pelletier ou Lepelletier, même pour un même individu), est une importante famille de robe parisienne, originaire du Mans où les Le Peletier exerçaient la profession d'avocat au XVIe siècle. De 1686 à la Révolution, il y eut toujours un Le Peletier président au Parlement de Paris.

Branches[modifier | modifier le code]

Il y eut plusieurs branches :

  • Le Peletier d'Aunay
  • Le Peletier de Beaupré
  • Le Peletier des Forts (également orthographié « Fors »)
  • Le Peletier de La Houssaye
  • Le Peletier de Morfontaine (également orthographié « Mortfontaine » ou « Mortefontaine »)
  • Le Peletier de Rosanbo (également orthographié « Rosambo », « Rozambo » ou « Rosambault »)
  • Le Peletier de Saint-Fargeau
  • Le Peletier de Souzy.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Quelques noms marquants[modifier | modifier le code]

Période de la Révolution

Quatre Le Peletier ont joué un rôle à l'époque de la Révolution :

Les Le Peletier de Saint-Fargeau portaient D'azur, à la croix pattée alésée d'argent, ch. d'un chevron de gueules, accosté de deux molettes de sable et acc. en pointe d'une rose d'or.[3].

Branche Le Peletier de Rosanbo[modifier | modifier le code]

Article connexe : Château de Rosanbo.

La famille Le Peletier de Rosanbo a été anoblie en 1624 (Conseil d'État). Au XVIIIe siècle, elle a obtenu les honneurs de la Cour. Elle est régulièrement titrée comte d'Aunay depuis 1810 et depuis 1822 marquis de Rosanbo[4].

Dans la lignée qui commence par Louis 1er ( -1651) et son fils Claude Le Peletier (1631-1711), la branche des Le Peletier de Rosanbo comprend, jusqu'à Louis V évoqué plus haut :

  • Louis II Le Peletier (1662-1730), marié en 1688 avec Geneviève-Josèphe du Coskaër de Rosanbo (-1693) - Louis XIV autorise Louis à relever le nom de Rosanbo et à porter le titre de marquis - ; et en 1694 avec Charlotte-Henriette Lépinette-Le Mairat (1677-1738). Carrière : avocat du roi au Châtelet (1684) ; premier président (1707-1712).
  • Louis III Le Peletier de Rosanbo (1690-1770), marié en 1717 avec Thérèse Hennequin d'Ecquevilly (1688-1746). Carrière : avocat du roi au Châtelet ; premier président (1736-1743).
  • Louis IV Le Peletier de Rosanbo (1717-1760), marié en 1738 avec Marie-Claire-Aimée de Mesgrigny d'Aunay (1718-1761), arrière-petite-fille du maréchal de Vauban. Carrière : président à mortier (1736).
  • Louis V Le Peletier de Rosanbo (né en 1747, guillotiné le 21 avril 1794), marié en 1769 avec Marguerite de Lamoignon de Malesherbes (née en 1756, guillotinée le 22 avril 1794), fille de Malesherbes - ministre de Louis XVI, puis défenseur de celui-ci lors de son procès révolutionnaire, guillotiné le 22 avril 1794 - ; président à mortier au parlement de Paris (1765).
Henriette Geneviève d'Andlau (1774-1826), Élisabeth Vigée Le Brun.

Les trois enfants de Louis V et de Marguerite furent :

Autres :

Les papiers personnels de la famille Le Peletier sont conservés aux Archives nationales sous la cote 259AP[5]. Ils sont consultables sous forme de microfilms.

Branche Le Peletier d'Aunay[modifier | modifier le code]

Édifices et rues[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) François Velde, « Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) », Lay Peers, sur www.heraldica.org,‎ 18 février 2000 (consulté le 1er mai 2011)
  2. Louis Le Peletier est né en 1580 selon Geneviève Mazel, Claude Le Peletier (1631-1711): le successeur de Colbert, Marquise, 2003, 216 pages, p. 214 (ISBN 2710326078); entre 1583 et 1588 selon Giuliano Ferretti, Un « soldat philosophe », Philippe Fortin de la Hoguette (1585-1668?), E.C.I.G., 1988, 490 pages, p. 85 (ISBN 8875452660).
  3. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen,‎ 1884-1887
  4. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle, année 2002, page 124.
  5. Archives nationales