Le Pavillon des cancéreux

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Le Pavillon des cancéreux (en russe : Раковый корпус rakovii korpus) est un célèbre roman de l'écrivain russe Alexandre Soljenitsyne. Ce dernier concevait davantage cette œuvre comme une nouvelle. Le livre est divisé en deux parties, la première écrite entre 1963 et 1966 et la seconde en 1967.

Résumé[modifier | modifier le code]

En 1955. Le récit se passe en U.R.S.S, à l'heure de la déstalinisation, dans une grande ville d'Ouzbékistan.C'est le quotidien d'un service de cancérologie selon les points de vue des médecins, des infirmiers et des malades: à travers l'expérience de la maladie, de la souffrance et de la mort, chacun se demande quel est le sens de la vie, influencé dans son raisonnement par son passé, sa position sociale et ses opinions notamment vis-à-vis du régime soviétique.

Fidèle à la grande tradition du réalisme russe du XIXe siècle[1], le roman offre un échantillonnage de la société russe. Il s'intéresse en particulier aux relations entre différents personnages très opposés.

Roussanov, le haut fonctionnaire du parti, ne voit pas d'un bon œil d'être contraint de partager sa chambre avec des personnes de "moindre valeur" comme Kostoglotov, qu'il prend pour un bandit et appelle "Grandegueule" alors qu'il est en réalité un ancien prisonnier du Goulag, relégué dans cette région, qui retrouve peu à peu goût à la vie et aux femmes au fur et à mesure que son traitement fait reculer la maladie. Il hésite entre deux femmes : l'infirmière Zoé et le docteur Kornilievna.

Le jeune Vadim veut, lui, absolument poursuivre son travail afin de laisser une trace derrière lui.

Le personnel de l'hôpital est lui pris entre impuissance face à la maladie, contraintes matérielles et espoir des traitements. On retrouve ainsi l'infirmière Zoé, les docteurs Vera Kornilievna, bien seule, et Lioudmila Afanassievna, qui finit elle-même par être accablée par cette maladie.

Liste des personnages[modifier | modifier le code]

Noms tels qu'ils apparaissent dans la traduction française

L'équipe médicale[modifier | modifier le code]

  • Lioudmila Afanassievna Dontsova - chef du service de radiologie
  • Vera Kornilievna Gangart - interne de Dontsova - surnommé Véga par certains
  • Zoé - infirmière
  • Lev Leonidovich -
  • Eugénie Oustinovna - chirurgien-assistant
  • Nelly - femme de salle
  • Elisaveth Anatolievna - femme de salle de radiologie
  • Nizamutdine Bahramovitch - médecin-chef
  • Léon Nikolaievitch - chef du service de chirurgie

Les patients[modifier | modifier le code]

Rangée de lit n°1 de la salle des hommes

  • Oleg Filimonovich Kostoglotov - pris pour un bandit, il est en réalité un ancien déporté relégué à perpétuité en Ouzbékistan
  • Paul Nikolaievitch Roussanov - cadre supérieur et membre du parti communiste, il porte d'abord un regard sévère sur ses camarades.
  • Aksakal Moursalimov - vieux gardien de kolkhoze ouzbek
  • Eguenbourdiev - berger kazakh
  • Diomka - garçon de 16 ans, ouvrier suivant des cours du soir, il continue à étudier au pavillon ; il perd son pied.
  • Alexis Chouloubine - bibliothécaire, ancien professeur

Rangée de lit n°2 de la salle des hommes

  • Kolia Azovkine - garçon très souffrant renvoyé chez lui ; Vadim prend sa place
  • Vadim Zatsyrko - le jeune géologue qui rêve à d'une invention
  • Ephrem Poddouïev - il porte un bandage à la tête
  • Ahmadjan - ouzbek
  • Procope Semioytch - il est renvoyé chez lui ; Friederich prend sa place
  • Friederich Federau
  • Maxim Petrovich (Chaly)

Autres

  • Assia - amie de Diomka
  • Stéphanie - vieille femme confidente de Diomka
  • Sibgatov - malade tatar atteint au bassin qui séjourne dans le vestibule.

Les autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Les Kadmine - couple dans la deportation, les amis de Oleg, ils correspondent avec lui
  • Ioura Roussanov - l'enfant de Roussanov, il est procureur
  • Capitoline Matveïevna - la femme de Roussanov
  • Alla (Aviette) Roussanov - la fille de Roussanov, elle est poète et elle aime son père.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « ce n'est pas le cancer »
  • « L'éducation ne rend pas plus malin ! »
  • « la petit frange .»
  • « l'inquiétude des malades. »
  • « Quoi de pire que le cancer ? La lèpre ! »
  • « Si tu ne sais pas user de la minute, tu perdras l'heure, le jour, et toute la vie. »

Références[modifier | modifier le code]