Le Nuage de l'inconnaissance

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Le Nuage de l'inconnaissance (moyen anglais : The Cloude of Unknowyng), est un écrit anonyme en moyen anglais de la fin du XIVe siècle. Ce texte compte parmi les écrits mystiques anglais les plus influents, avec ceux contemporains de Julienne de Norwich, de Walter Hilton et de Richard Rolle.

Le Nuage a été écrit comme un guide de la vie contemplative qui y paraît à la fois désirable et périlleuse. De l'avis de son auteur, cet écrit ne doit pas être lu par ceux qui n'ont pas déjà une expérience de vie contemplative, car personne ne peut comprendre de quoi il s'agit sans en avoir déjà fait l'expérience. Le livre comporte soixante-quinze chapitres brefs, précédés d'une prière, d'un prologue et d'une table des matières.

L'un des passages le plus commentés de ce traité est celui dans lequel est fait l'éloge de Marthe, en référence au texte de l'évangile sur Marthe et Marie. Dans un contexte de polémique entre contemplatifs et actifs, l'auteur du Nuage incite à avoir une vie contemplative à l'image de celle de Marie, mais il défend Marthe, considérant que dans l'évangile, si elle critique l'attitude de Marie, c'est parce qu'elle ne connait pas l'expérience de celle-ci (chapitre 17 et suivants).

Le Nuage reflète l'opposition de la mystique à la théologie spéculative ou scolastique dans un contexte intellectuel largement dominé par cette dernière. Ce trait n'est pas propre au Nuage car il caractérise l'ensemble des écrits « mystiques » qui, depuis le XIIe siècle, se situent dans la le sillage de la Théologie mystique du pseudo-Denys, en réaction à l'invasion de la pensée théologique chrétienne par la métaphysique aristotélicienne. Cette opposition à la théologie scolastique peut-être vue comme la défense d'une démarche intellectuelle ou d'un genre de philosophie contre un autre, tandis que la théologie mystique dont elle ressort peut être qualifiée de spéculative tout autant que la théologie scolastique. Néanmoins, cette théologie mystique est aujourd'hui souvent perçue comme relevant d'une position foncièrement « anti-intellectuelle ».

Les publications récentes sur Le Nuage d'inconnaissance relèvent principalement de deux champs d'études parfois perçus comme complémentaires, parfois comme indépendants ou opposés. Le Nuage est d'une part un texte important de l'histoire de la mystique chrétienne en Occident. À ce titre, sa lecture requiert de le situer dans le contexte historique, philosophique et théologique chrétien dont il procède. D'autre part, le Nuage présente un intérêt notable dans le champ des études de mystique comparée, notamment dans la comparaison avec le bouddhisme zen. Dans cette perspective c'est la dimension universelle de l'expérience spirituelle dont il traite qui est mise en relief, plus que son insertion dans une tradition religieuse particulière.

L'auteur[modifier | modifier le code]

L'auteur du Nuage a voulu que son texte reste anonyme et son anonymat a été respecté de ses contemporains. Il existe aujourd'hui différentes hypothèses sur son identité, mais aucune ne fait l'unanimité. Le texte permet de savoir que son auteur a reçu une formation théologique, qu'il récitait l'office divin et menait une vie solitaire. Il pourrait s'agir d'un moine, peut-être un chartreux, ou bien d'un prêtre d'une paroisse de campagne, ou encore d'un anachorète non-chartreux menant d'une façon ou d'une autre une vie solitaire dans laquelle il s'adonnait à une vie de prière et se souciait de la direction spirituelles d'autres personnes.

Pour James Walsh[1], « toute la teneur du Cloud nous incite à penser que son auteur était cartusien[2]. » Alain Sainte-Marie estime pour sa part que, s'il existe une indéniable parenté et influence de la spiritualité cartusienne sur celle de l'auteur du Nuage, rien ne permet de conclure qu'il était effectivement cartusien[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Editions critiques

The Cloud of Unknowing and the Book of Privy Counselling, ed. by Phillys Hodgson, EETS (218), London : Oxford University Press, 1944.

Deonise Hid Divinite and Other Treatises on Contemplative Prayer related to ‘The Cloud of Unknowing’, ed. by Phillys Hodgson, EETS (231), London : Oxford University Press, 1955.

The Cloud of Unknowing and Related Treatises, ed. by Phillys Hodgson, Institut Für Anglistik un Amerikanistik, Salzburg : Universitat Salzburg, 1982.

Editions historiques

PEPWELL, Henry, édition in quarto contenant le Benjamin, la Lettre sur la prière, la Lettre sur le discernement des élans intérieurs, le Traité sur le discernement des esprits, London : 1521.

The Divine Cloud, Henry Collin, ed., with notes and a preface by by Augustine Baker, London: Thomas Richardson & Sons/New York : Henry H. Richardson, 1871. 

The Latin Versions of “The Cloud of Unknowing”, Vol. 1, Nubes Ignorandi, Ms. Bodley 856, John Clark, ed., « Analecta Cartusiana » 119 : 1, 1989 ; Vol. 2, The English text of “The Cloud of Unknowing”, Ms British Library, Harley 959, John Clark, ed., « Analecta Cartusiana » 119 : 2, 1989 ; Vol. 3, Richard Methley : Diuina Caligo Ignorancie, Ms 221 Pembroke College, Cambridge, James Hogg, ed., « Analecta Cartusiana » 119 : 3, 1995.

Autres éditions en moyen-anglais

Þe Stude of Wisdam, d’après Ms Harl. 1022, fol. 74, C. Horstmann, ed., Yorkshire Writers : Richard Rolle of Hampole and his Followers, vol. 1, London : Swan Sonnenschein & Co/New York: Macmillan & Co, 1895, réimp. Woodbridge, Suffolk : D. S. Brewer, 1976, nouvelle édition avec une nouvelle préface d’Anne Clark Bartlett, 1999.

The Cloud of Unknowing, éd. par Patrick J. Gallacher, The Consortium for the Teaching of the Middle Ages, Kalamazoo: Western Michigan University, 1997.

Transcriptions littérales

The Cloud of Unknowing, éd. et introduction par Evelyn Underhill, John M. Watkins, Londres : 1912, 1934 (a fait l’objet de nombreuses rééditions depuis). 

The Cloud of Unknowing and Other Treatises, by a Fourteenth-Century English Mystic, éd. Justin McCann, avec un commentaire d’Augustine Baker, Londres : Burns & Oates, 6ème édition, 1960.

The Cloud of Unknowing, reprintroduction, translation by Evelyn Underhill, introduction by Laurence Freeman, London : Harper Collins, 1997.

Traductions en anglais moderne

The Cell of Self-Knowledge, J. E. G. Gardner, ed., version modernisée de l’édition de Pepwell de 1521), London: 1910.

The Cloud of Unknowing, commentaire introductif et trad. par Ira Progoff, New York : Delta Books, 1957.

The Cloud of Unknowing and Other Works, trans. and introduction by Clifton Wolters, Harmondsworth : Penguin Books, 1961, 1978.

The Cloud of Unknowing, ed. and trans. by James Walsh, S. J., preface by Simon Tugwell, O. P., « The Classics of Western Spirituality », Mahwah/New York : The Paulist Press, 1981.

A Study of Wisdom : Three Tracts by the Author of the Cloud of Unknowing, traduit par Clifton Wolters, Oxford : Fairacres Publications, 1980, réimprimé en 1985.

The Cloud of Unknowing and the Letter of Private Direction, éd. et introduction par Robert Way, Wheathampstead: Anhony Clark, 1986.

The Pursuit of Wisdom and other works, by the author of The Cloud of Unknowing, ed. and trans. by James Walsh, S. J., preface by Geaorge A. Maloney, S. J., « The Classics of Western Spirituality », Mahwah/New York : The Paulist Press, 1988.

The Cloud of Unknowing, traduit par William Johnston, New York : Bantam Double Day Dell Publishing, 1973, réédité en 2000.

The Cloud of Unknowing and Other Works, traduit par A. C. Spearing, Harmondsworth : Penguin Books, 2001.

Documents sonores

The Cloud of Unknowing, read by Alan Jones from James Walsh’s translation for the Paulist Press, 2 cassettes, 14 of 75 chapters omitted, Berkeley, CA : Audio Literature, 1988.

Clouds of Unknowing, Clouds of Forgetting,by John Luther Adams, performed by the Appolo Chamber Orchestra, directed by Joann Falletta, New World Records, 1997.

Traductions en français

Mystiques anglais, introduction et choix de textes par Paul Renaudin, Paris : Aubier, 1954 (contient des morceaux choisis du Nuage).

  • Le Nuage de l'inconnaissance et les épîtres qui s'y rattachent, trad. M. Noetinger, Tours, 1924, Solesmes, 1925, 1977. Repris sous le titre: Le Nuage de l'inconnaissance. Une mystique pour notre temps, (trad. M. Noetinger, Solesmes, 1925), présentation et commentaires de Bernard Durel, Paris, Albin Michel, coll. Spiritualités Vivantes, 2009. (ISBN 978-2226183149).
  • Le Nuage d’inconnaissance, trad. Armel Guerne, 1re éd. Cahier du Sud, 1953 ; réed. Paris, Seuil, Points Sagesse, 1977 et 1998. (ISBN 978-2020047517)
  • Anonyme Anglais du XIVe siècle, Le Nuage de l'inconnaissance, traduction et introduction par Alain Sainte-Marie, Paris, Cerf, Sagesse chrétienne, 2009. (ISBN 978-2204073479)
  • La Quête de la Sagesse, six traités par l’auteur du Nuage de l’Inconnaissance, prés., trad. et notes Alain Sainte-Marie, Paris : Editions du Seuil, 2004.

Traductions en d’autres langues

Die Wolke des Nichtwissens, trad. Elizabeth Strakosch, Einsiedeln : Johannes Verlag, 1958.

Die Wolke des Nichtwissens, trad. et introduction par Wolfgang Riehle, Einsiedeln, Freiburg im Brsg. : Johannes Verlag 1999.

The Cloud of Unknowing, trad. En japonais par Heihachiro Okuda, Tokyo: Gendaischicho-sha, 1977.

De Wolk van Niet-Weten, trad. André Zegveld, Amsterdam : Uitgeverij Karnak, 1995.

La Nube della Non-Conoscenza e gli altri scritti, trad. par Giuseppe Brivio, introduction et notes par Antonio Gentili, Milan : Ancora, 1997.

La Nube del No Saber, introduction, trad. et notes Maite Solana et Albert Freixa, Barcelona : Herder, 1999 (contient en fin de volume une transcription littérale de l’original).

Etudes et commentaires sur l’auteur du Nuage de l’Inconnaissance'''

ARMOGATHE, Jean-Robert , « Nuage d’inconnaissance », dans Encyclopædia Universalis en ligne.

BAKER, Augustine, Seceretum Sive Mysticum Being an Epxosition or Certain Notes Upon a Book Called the Cloud, in The Cloud of Unknowing and Othere Treatises, ed. by Justin McCann, London : Burns & Oates, 1924, reprint 1960.

, Secretum, ed. and introduction by John Clark, Salzburg : Institut Für Anglistik und Amerikanistik, 1997 (réimpression en 2004).

BALL, Robert Edward, The Law and the Cloud of Unknowing, Stockwell, Devon, 1976.

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Sur les mystiques Anglais

NUTH, Joan, Cinq amis de Dieu en un temps d'angoisse: les mystiques anglais du 14e Siècle, Trad. Alain Sainte-Marie, Editions du Carmel, Toulouse, 2010 (chapitre consacré au Nuage, pp. 77-106).

Références[modifier | modifier le code]

  1. James Walsh (1920-1986), est un prêtre jésuite qui a publié de nombreux écrits sur les auteurs mystiques anglais du XIVe siècle. Né dans à Accrington dans le Lancashire, il est entré chez les jésuites en 1938 puis a été ordonné prêtre en 1952. Sa thèse de doctorat en théologie ascétique, soutenue à l'Université Grégorienne de Rome, portait sur Thomas Gallus. Il a notamment édité des œuvres de Julienne de Norwich et de l'auteur du Nuage de l'inconnaissance. Cf. Notice biographique sur archive.catholicherald.co.uk. Voire aussi la notice sur James Walsh dans (en) Autor of The cloud of unknowing, The pursuitof wisdom and other works, éd. James Walsh and Georges A. Maloney, Paulist press, Classics of Western Sprituality Series, p. IX, 1988. (ISBN 978-0809129720)
  2. James Walsh, « Nuage d’inconnaissance », dans Dictionnaire de théologie ascétique et mystique vol. 11, Paris, Beauchesne, 1982. coll. 497-508.
  3. Alain Sainte-Marie, « Introduction », dans Anonyme Anglais du XIVe siècle, Le Nuage de l'inconnaissance, Paris, Cerf, Sagesse chrétienne, 2009. (ISBN 978-2204073479)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]