Le Nom des gens

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Le Nom des gens

Réalisation Michel Leclerc
Scénario Baya Kasmi
Michel Leclerc
Acteurs principaux
Sociétés de production Delante Films
Karé Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Sortie 2010
Durée 100 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Nom des Gens est un film français réalisé par Michel Leclerc. Présenté en séance spéciale dans la sélection de la Semaine de la critique au 63e Festival de Cannes en mai 2010, il est sorti dans les salles françaises le 24 novembre 2010.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Bahia Benmahmoud est une pasionaria des temps modernes. Adepte de la méthode baba cool, elle fait l’amour plutôt que la guerre et couche avec les hommes de droite qu'elle croise pour les faire changer d'opinion, se définissant elle-même comme une « pute politique ». Cette méthode porte ses fruits jusqu'au jour où elle rencontre Arthur Martin, qu'elle classe immédiatement comme un fasciste potentiel en raison de son discours sur le principe de précaution et la grippe aviaire, qu'elle qualifie de paranoïaque, mais aussi de son homonymie avec un fabricant d’électroménager. Elle réalise néanmoins son manque de discernement (Arthur est socialiste et grand fan de Lionel Jospin) et se rend compte progressivement qu'elle est attirée par lui.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Le générique mentionne une équipe de tournage en Algérie, peut-être à Beni Saf, ou dans les vignes voisines, d'Aïn Temouchent[réf. nécessaire].

Commentaires[modifier | modifier le code]

Le film a été tourné en grande partie à Bagnolet, où vit la coscénariste Baya Kasmi. Le réalisateur explique que « 80 % du film a été tourné à Bagnolet. Cette ville, où beaucoup de populations différentes cohabitent, collait parfaitement à l’histoire et au propos du film, qui parle des obsessions françaises, de l’identité »[2]. En effet, Bahia est très fière de ses origines algériennes alors qu'Arthur cache à tous que sa mère était juive et que ses grands-parents sont morts dans les camps.

Le tournage a eu lieu entre mi-septembre et mi-novembre 2009 dans tous les quartiers (le Plateau, la Dalle, les cités des Malassis et Pablo-Neruda, la clinique Floréal, le Parc-des-Guilands). De nombreuses scènes montrent l’Hôtel de Ville et sa place, le café le Bal perdu, le Franprix, le marché. Le réalisateur s'en explique ainsi : « J’aime beaucoup cette place, très XIXe siècle, alors que Bagnolet a des architectures hétéroclites, très cinématographiques »[2]. La scène de mariage est quant à elle jouée dans le 4e arrondissement de Paris[3].

Dans une courte apparition dans son propre rôle, l'ancien Premier ministre Lionel Jospin déclare : « Un jospiniste aujourd'hui, c'est aussi rare qu'un canard mandarin dans l'île de Ré »[4].

L’auteur des peintures exécutées à l'âge adulte par le personnage de Mohamed Benhmamoud - père de Bahia dans le film - est Dib Kasmi, le père de Baya Kasmi, la coscénariste du film. « Il est d’ailleurs proche du personnage du père de Sara-Bahia dans le film et il peint. Et comme le père dans le film, il n’a jamais montré ses tableaux. Zinedine Soualem, qui joue donc son rôle, a travaillé avec lui pour imiter sa gestuelle »[5].

L'auteur des dessins exécutés par le personnage du père de Bahia lorsqu'il est enfant en Algérie est le réalisateur de film d'animation Serge Élissalde.

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Le film est très bien reçu dans l'ensemble par la critique journalistique. La dimension sociale et politique est le point qui suscite de la réserve chez certains critiques[6].

Sur le site « Les mots sont importants », collectif politisé et partisan d'une autre forme de tradition laïque française, il est reproché au film d'opposer de manière sexiste la « fougue et la naïveté féminines » à la « pondération et au recul masculins ». Cette critique dénonce aussi la représentation des musulmans dans le film, opposant artificiellement les bons immigrés athées qui boivent du vin aux musulmans forcément communautaristes et « fachos »[7].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Christine PASSEVANT, Le Nom des gens de Michel Leclerc, vous avez dit identité nationale? »,‎ 30 janvier 2011 (consulté le 20 octobre 2013)
  2. a et b « Bagnolet collait parfaitement à l’histoire du film », Le Parisien,‎ 24 novembre 2010 (consulté le 27 novembre 2010)
  3. « Le Nom des Gens » de Michel Leclerc, Ville de Paris,‎ 23 novembre 2010 (consulté le 27 novembre 2010)
  4. « Quand Lionel Jospin fait l'acteur », Dépêche du Midi,‎ 25 novembre 2010 (consulté le 27 novembre 2010)
  5. « Interview des scénaristes réalisée en octobre 2010 lors du 32e Festival International du Cinéma Méditerranéen à Montpellier et parue en janvier 2011 sur le site Divergence »
  6. [1]fiche du film sur www.allocine.fr
  7. Dinaïg Stall, « Le nom des gens n’est pas important, leur genre et leur religion si », sur lmsi,‎ 10/03/2011 (consulté le 28/05/2011)
  8. http://www.prix-scenariste.org/GPMS/retrospective/ Ce prix est bien antérieur au tournage et à la sortie du film
  9. Le scénario original mis en ondes, sous la forme d'une lecture commentée par les auteurs, en récompense pour ce prix a été diffusé par France Culture le 15 mai 2011. L'émission est disponible sur le site de France Culture : « Le Nom des gens de Michel Leclerc »,‎ 2011 (consulté le 29 avril 2012)