Le Monastère de la félicité

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Le Monastère de la félicité
Auteur Bankim Chandra Chatterji
Genre roman historique
Version originale
Titre original আনন্দমঠ (Anandamath)
Langue originale bengalî
Pays d'origine Drapeau de l'Inde Inde
Date de parution originale 1882
Version française
Traducteur France Bhattacharya
Lieu de parution Paris
Éditeur Publications orientalistes de France
Collection D’étranges pays
Date de parution 1985
Type de média livre broché 21 cm
Nombre de pages 163
ISBN 2-7169-0209-7

Le Monastère de la félicité (en bengalî আনন্দমঠ, Anandamath) est un roman historique de Bankim Chandra Chatterji, paru d’abord en feuilleton dans le mensuel Bangadarshan[1] de 1880 à 1882[2], puis sous forme de livre en 1882.

Il connaît un grand retentissement, tant sur le plan littéraire que politique. Il joue en effet un rôle important dans la montée du nationalisme, en dépit de connotations religieuses qui vont à l'encontre des principes laïques fondant l'Inde indépendante[3]. Le cri « Vande mataram », salut à la mère Inde, est inventé par l’auteur dans ce roman. Il est repris en 1905 par les patriotes s’opposant à la partition du Bengale et, plus tard, par les indépendantistes[4]. Le livre est interdit par les Britanniques, même si les attaques de l’auteur visent plus particulièrement les souverains musulmans[4].

Cadre historique[modifier | modifier le code]

En 1769, commence une famine qui, en deux ans, va tuer dix millions de personnes, soit un tiers de le population bengalî. Les moines samnyâsin (les renonçants) se révoltent.

Argument[modifier | modifier le code]

Dans la forêt, lieu du renoncement, vit un groupe de moines qui luttent pour libérer le pays du joug du nabab musulman.

Le roman raconte d’une part l’histoire d'un jeune couple et d’autre part celle de Shanti, qui se travestit en homme pour rejoindre l’homme qu’elle aime. À la mort de celui-ci, elle décide de vivre en ascète, tout en participant à la lutte des renonçants.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Mahendra, époux de Kalyani.
  • Kalyani, la jeune femme de Mahendra.
  • La belle Shanti, guerrière travestie en homme.
  • Jivananda, l'homme qu'elle aime.

Analyse[modifier | modifier le code]

Le thème religieux du livre rappelle qu’il faut renoncer, rejeter tout fanatisme, détester le pouvoir, refuser de posséder, se méfier de toute réussite matérielle, et se méfier même de la dévotion[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Meenakshi Mukherjee, Anandamath: A Political Myth, sur JSTOR.
  2. (en) Chandrima Chakraborty, Reading Anandamath, Understanding Hindutva: Postcolonial Literatures and the Politics of Canonization, note 3, sur Postcolonial Text.
  3. a et b René de Ceccatty, « Le Roman du Bengale », Le Monde, 9 mai 2003.
  4. a et b France Bhattacharya, dans Le Nouveau Dictionnaire des œuvres, coll. « Bouquins », Bompiani et Robert Laffont, 1994, vol. IV, p. 4746.