Le Mesnil-Germain

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Le Mesnil-Germain
Mairie
Mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Canton Livarot
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Livarot
Maire
Mandat
Mireille Drouet
2014-2020
Code postal 14140
Code commune 14420
Démographie
Gentilé Mesnil-Germinois-Germinoises[1].
Population
municipale
273 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 34″ N 0° 11′ 25″ E / 49.042778, 0.190208 ()49° 02′ 34″ Nord 0° 11′ 25″ Est / 49.042778, 0.190208 ()  
Altitude 150 m (min. : 62 m) (max. : 180 m)
Superficie 8,67 km2
Localisation

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Le Mesnil-Germain est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 273 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géographie du Calvados.

Situation[modifier | modifier le code]

Le Mesnil-Germain se trouve à 14 km au sud Lisieux et à 6 km au nord de Livarot, dans le pays d'Auge.

La commune est bordée à l'ouest par la route départementale 579, traversée d'ouest en est par la RD 47 B et du nord au sud par la RD 268.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 14420.png
Communes limitrophes du Mesnil-Germain[2]
Le Mesnil-Durand Saint-Germain-de-Livet Saint-Germain-de-Livet
Le Mesnil-Durand du Mesnil-Germain[2] Auquainville
Fervaques (sur 300 mètres)
Cheffreville-Tonnencourt (sur 800 mètres)
Le Mesnil-Durand Sainte-Marguerite-des-Loges Sainte-Marguerite-des-Loges

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les lieux-dits sont[3],[2]: l'Aumône, les Bissonnets, les Bodinières, le Bois des Plantes, Bois du Moulin, le Bourg, la Bruyère, Champ de Croix, Champ Vallée, la Chapelle Noiremare, Clos aux Roux, Club des Chaumines, les Costils, Cour des Champs, Cour du Carrefour, Douilly, Cour Esnot, Cour Fougy, Cour de Friche, Cour Galland, Cour Grandval, Cour Hamon, Cour Hardouin, Cour Hébert, Cour Houlette, Cour Lauzé, Cour Lebec, Cour Manable, Cour Maquerel, Cour du Mesnil-Germain, Cour Monnier, Cour Morin, Cour Sonnet, l'Église, les Fiefs, les Forges Mézières, Fosse Hue, le Hamars, Herbage de la Forgé, la Hubardière, Lieu aux Amis, Mairie, le Manoir, la Marette, Martigny, la Musardière, Paire Bouret, les Parcs, Petit Villaunay, Pierre Levée, Pierre aux Dieux, la Pintière, la Porte Bruyère, la Rogerie, les Thomas, Cour au Vilain.

Topographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est vallonné. Sa superficie est de 8,67 km2. L'altitude minimum est de 62 m à sa pointe ouest, au confluent des deux ruisseaux qui parcourent la commune (vers la RD 47 B) ; son maximun de 180 m se situe à la limite sud-est avec Cheffreville-Tonnencourt, au lieu-dit « Cour Lauzé », sur le chemin de Hamars à Fervaques[2].

Le sol est composé principalement d'argile à silex, sur un sous-sol de craie du crétacé supérieur[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Deux petits cours d'eau traversent la commune et en creusent les principales vallées. Le Douet du Moulin du Mesnil-Durand au centre, nait au lieu-dit « Cour Manable » à l'est, reçoit sur sa rive gauche un ruisseau qui s'écoule vers le nord depuis le « Champ de croix », rejoint le Manoir où il alimente l'étang et continue dans la vallée en direction de la Vie, qu'il rejoint rive droite, après avoir reçu deux ruisseaux sur sa rive droite à l'ouest. Le Douet de Hamars au sud, prend sa source au lieu-dit « Lieu aux Amis » et s'écoule d'est en ouest pour rejoindre la rive droite du Ruisseau d'Œuvre — venant de Sainte-Marguerite-des-Loges — au lieu-dit « les Thomas » pour devenir le Douet Thomas, marquant la limite entre les communes du Mesnil-Germain et du Mesnil-Durand au sud-ouest ; ce Douet rejoint celui du Moulin du Mesnil-Durand à la pointe ouest de la commune[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du Mesnil-Germain est attesté sous la forme romane Mesnil Germain en 1320[5], et sous la forme latinisée Mesnillum Germani vers 1350[6]. Il s'agit d'un toponyme médiéval constitué de l'ancien français maisnil, mesnil « domaine rural ; maison » et du nom de personne Germain, soit « le domaine/ la résidence de Germain ». Le personnage auquel fait référence ce dernier nom n'est pas identifié, mais doit désigner un propriétaire terrien ; il peut ou non s'agir d'un ancien seigneur[7],[8],[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire du Calvados.

Moyen Âge et époque moderne[modifier | modifier le code]

Le Mesnil-Germain faisait autrefois partie de l'élection de Lisieux et de la vicomté d'Orbec[10]. La seigneurie a été partagée en plusieurs fiefs. Jean Dumaine, est seigneur du lieu en 1469, mais les héritiers de Guillaume le Conquérant possèdent un autre fief de la paroisse[11]. Le titre de seigneur du Mesnil-Germain (ou Ménil-Germain) est porté au XVIe siècle par la famille Gosselin, dont des membres sont anoblis en 1519[11],[12]. Ce titre est alors partagé avec les propriétaires du fief de Grandval, la famille de Rouil (au XVe et XVIe siècles), puis les Quesnel de Coupigny (par mariage)[11].

Les deux fiefs sont réunis en 1614 lorsque le marquis d'Allègre, Gabriel Quesnel de Coupigny [13], baron de Saint-Just, seigneur de Grandchain et du Mesnil-Germain, vend Grandval à Guillaume Anfrey (ou Anfray), seigneur de l'autre partie, que sa famille détenait depuis 1523[11]. Son descendant, Jacques Anfrey est anobli en 1666[11],[14].

La seigneurie du Mesnil-Germain revient à la famille de Bonnechose[15] par mariage, la dernière héritière de la famille Anfrey, Françoise, ayant épousé René de Bonnechose en 1691[16],[17],[18],[14].

Leur fils, Jacques-Charles-Henry-Guy (1695-1769) [19],[20], épouse en 1717, Charlotte de Graindorge d'Orgeville de Mesnil-Durand (ou Ménil-Durand)[11],[21],[14],[22] (1692-1728)[23].

Leurs deux fils étant morts sans descendance, la seigneurie reste tout de même dans la famille Bonnechose car leur deuxième fille, Agnès-Charlotte-Françoise de Bonnechose Mesnil-Germain (1719-1798)[24],[25], épouse Guillaume-Louis-Félix de Bonnechose, sieur de Malouy[11] en 1752[26],[14],[27], descendant d'une branche collatérale de la famille de Bonnechose, clerc tonsuré renonçant à l'état ecclésiastique pour contracter mariage[14].

La famille de Bonnechose possédait le manoir de Mesnil-Germain ainsi que le manoir de Hamars[28] qui était déjà à Gabriel de Bonnechose, sieur de Hamars, sous Louis XIII[11].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lors de la Première Guerre mondiale, douze soldats, habitants du Mesnil-Germain, sont morts pour la France : deux en 1914, sept en 1915, un en 1916 et deux en 1918[29].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, une base allemande de lancement de missiles V1 a été implantée sur le territoire de la commune, au lieu-dit « la Chapelle-Noiremare », à l'angle des RD 47 et RD 268. Les bâtiments n'ont pas été détruits et sont encore visibles de nos jours (2013), utilisés comme bergerie[30],[31]. Environ vingt bases de ce type ont été construites (au début de 1944) dans le pays d'Auge[30].

Pendant la bataille de Normandie, le 24 juillet 194414 h 30), lors d'un combat aérien entre avions allemands et anglais, un Messerschmitt Bf 109 (R2) de la Luftwaffe a été abattu au-dessus du lieu-dit « le Hamars », au Mesnil-Germain[32]. L'appareil touché, après être passé au-dessus de la maison de la ferme, s'est écrasé à 300 mètres au sud, dans un champ de la propriété, situé sur la commune voisine de Sainte-Marguerite-des-Loges[33]. L'avion n'a pas explosé et s'est enfoui dans le sol, des officiers et des soldats allemands sont venus sur place constater l'accident et ont récupéré des documents jetés par le pilote[32]. Soixante et un ans plus tard, le jeudi 3 novembre 2005[32], les restes du pilote et de l'avion ont été déterrés grâce à l'intervention de l'Association normande du souvenir aérien 1939-1945 Orne-Maine (ANSA)[34] et des propriétaires de la ferme[32]. Il a fallu le secours d'une pelleteuse pour creuser sur plus de cinq mètres de profondeur[32]. Le pilote a pu être identifié[35], ses restes reposent au cimetière militaire allemand de La Cambe[32].

Deux Mesnil-Germinois sont morts pour la France pendant ce conflit, un en 1943 et un en 1944 (FFI de 17 ans)[29].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Article connexe : Politique dans le Calvados.
Liste des maires successifs[36]
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1807 Lemmonier    
1807 1815 Nicolas Bosquet    
1816 1830 Jean Sonnet    
1830 1837 Pierre-Désiré Sonnet    
1837 1840 Pierre-Guillaume Lemonnier    
1840 1843 Félix Houssaye    
1843 1852 Jean Duchesne    
1852 1881 Arsène Delasalle    
1881 1934 Fernand de Mély   Archéologue, écrivain, collectionneur, membre de la Société de l'histoire de France
1934 1938 Jules Lair    
1938 1946 Jules Doye    
1946 1953 Moïse Baillard    
1953 1989 Roger Provost SE Agriculteur
1989 2001 Didier Marchand SE Agriculteur
2001 18 septembre 2010[37],[38] Claude Gourbesville SE Retraité du commerce
29 octobre 2010[39] 2014 Michel Retout[37] SE Retraité de la fonction publique
2014 En cours Mireille Drouet[40],[41],[42] SE Retraitée du secteur médico-social et de l'agriculture[43]
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres[44] dont le maire et deux adjoints[45],[41],[42].

Lors des élections municipales de 2014, trois listes étaient en présence ; la liste « Expérience et renouveau »[43] a obtenu la majorité absolue au premier tour ; le taux d'abstention a été de 22,82 %[46].

Publication municipale (annuelle) : Bulletin municipal d'information – Le Mesnil-Germain.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Démographie du Calvados.

En 2011, la commune comptait 273 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
516 492 507 348 429 381 370 367 369
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
325 268 296 286 312 304 283 286 266
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
258 252 240 213 217 232 258 266 262
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
258 193 168 240 216 218 242 245 265
2011 - - - - - - - -
273 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[47] puis Insee à partir de 2004[48].)
Histogramme de l'évolution démographique


Habitat[modifier | modifier le code]

Évolution de l'habitat au Mesnil-Germain depuis 1968[49],[50]
1968 1975 1982 1990 1999 2009 2010
Résidences
principales
51 51 70 70 83 106 109
Résidences
secondaires
9 20 23 28 29 22 21
Habitations
inoccupées
12 7 9 11 1 5 5
Total 72 78 102 109 113 133 135

En 2009, les résidences principales représentent 79,8 % du total des habitations ; leur nombre a pratiquement doublé depuis les années 1960-1970. La part des résidences secondaires, qui était d'environ un quart, des années 1970 à la fin des années 1990, n'est plus que de 16,5 % en raison l'augmentation du nombre de résidences principales, alors que le nombre de résidences secondaire demeurait relativement stable avec cependant une tendance à la diminution[49].

En 2010, les résidences principales représentent 80,7 % du total des habitations. La tendance à la diminution du nombre de résidences secondaires se confirme, leur part s'établissant à 15,5 %[50].

L'habitat est constitué à 99,3 % de maisons individuelles (134 sur 135). Concernant les résidences principales, les logements ont en moyenne cinq pièces et sont à 85 % la propriété de leurs occupants[50].

Aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

L'aménagement du territoire de la commune est déterminé par un plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), commun à toute la communauté de communes du Pays de Livarot, en vigueur depuis le 27 juin 2013[51]. Ce PLUi établit, entre autres, un zonage définissant l'usage du territoire : zones urbaines (U) et à urbaniser (1AU, 2AU), zones agricoles (A), zones naturelles et forestières (N), etc.[52]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il n'y a plus d'école au Mesnil-Germain, celle-ci, située à la mairie-école, ayant été fermée à la fin des années 1980 puis transformée en salle des fêtes. Les élèves effectuent leur scolarité à Livarot où se trouvent une école publique (maternelle et primaire), un collège et une école privée[53]. Le ramassage scolaire est organisé par la conseil général du Calvados. Les lycées les plus proches sont à Lisieux qui est également pourvu d'un institut universitaire de technologie (IUT).

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun établissement de santé n'est présent sur la commune. Les médecins les plus proches sont à Livarot et les établissements hospitaliers sont à Lisieux.

Activités[modifier | modifier le code]

Le Centre communal d'action sociale de la commune organise différentes manifestations annuelles[54] :

Religion[modifier | modifier le code]

Le Mesnil-Germain fait partie de la paroisse catholique de Saint-Pierre-et-Saint-Paul-en-Val-d'Auge[55],[56] (diocèse de Bayeux et Lisieux, doyenné du pays d'Auge sud[57]).

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité économique sur le territoire de la commune est principalement agricole et constituée d'élevages (production de lait et de viande bovine) et de cultures en rapport (fourrage, maïsetc.) ainsi que d'un élevage caprin (production de fromages). On compte moins de dix exploitations[58], essentiellement familiales, dont cinq fermes laitières.

Quelques petites entreprise sont implantées au Mesnil-Germain, dont[54] : une entreprise d'électricité générale, une de terrassement et d'assainissement, une de maçonnerie, un garage de mécanique automobile, un peintre-décorateur, un dresseur éthologue équin, une architecte, deux apiculteurs...

Sur les 108 personnes ayant un emploi en 2010, 79 % sont salariés, 30,9 % sont non-salariés (dont 20 % d'indépendants et 10,9 % d'employeurs)[59]. Sur l'ensemble, seule une minorité de 25 % travaille dans la commune, les 75 % restants travaillent dans le département (à 64,8 %), dans un autre département de la région (à 3,7 %) ou dans une autre région (à 6,5 %)[59]. Les bassins d'emploi les plus proches sont Livarot et Lisieux.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église du Mesnil-Germain.
  • L'église Saint-Jean-Baptiste[55] est d'origine romane[60],[61]. Construite au XIIe siècle[54], elle a été modifiée au XVIe siècle par l'ajout de deux contreforts, puis au XVIIIe siècle par le percement de la porte à plein-cintre et des fenêtres du chœur à arc surbaissé[60] (un mur extérieur porte l'inscription 1740). Les fenêtres, au nombre de dix, sont réparties symétriquement sur les deux murs parallèles : quatre dans la nef, quatre dans le chœur et deux dans le sanctuaire. Auparavant, le gable était percé d'une fenêtre ogivale[60]. L'église est orientée est-ouest (le chœur en est) et mesure environ 25 m de long sur 8 m de large[61].
La tour-clocher en briques a été reconstruite en 1886, le clocher précédent étant très délabré ; les deux cloches (l'une datant de 1659 et l'autre de 1828) furent descendues dans le cimetière en 1878, le temps que les travaux soient décidés et menés à bien. La tour fut dotée d'un beffroi avec armature en fer apte à supporter trois cloches ; en effet les deux anciennes cloches furent refondues et une troisième fut l'objet d'un don d'une inconnue, désireuse de garder l'anonymat[61]. La première cloche nommée « Marie-Paule » de 0,80 m de diamètre est accordée en la dièse, la deuxième, nommée « Marie-Caroline » (diamètre 0,90 m) est accordée en sol dièse et la troisième, « Suzanne » (1 m) accordée en fa dièse[62],[63]. Ces cloches sont l'œuvre de la fonderie Amédée Bollée au Mans[62], ainsi que le beffroi en fer[61].
La toiture et les vitraux[64] ont été restaurés à la fin du XXe siècle ainsi que le clocher qui a été remis en état, les cloches pourvues d'une sonnerie automatique (en 1985) et le coq redoré à la feuille d'or[65]. Les cloches sonnent l'angélus trois fois par jour.
La visite intérieure permet de découvrir le maître-autel de style Louis XV et grand retable décoré d'un tableau encadré de pilastres et des statues de saint Jean Baptiste et de saint Roch, ainsi qu'un tabernacle remarquable[60],[66]. Le chœur est pourvu de stalles. Les statues de saint Sébastien et de saint Laurent se font face de chaque côté du sanctuaire, celles de Notre-Dame de Lourdes et de saint Antoine de Padoue sont disposées de chaque côté de la nef[66]. Deux autres autels plus petits (un consacré à la Sainte Vierge et l'autre à saint Joseph) sont disposés à l'extrémité du chœur, leurs retables sont d'époque Louis XIV[60],[66]. À l’entrée de la nef se trouvent les fonts baptismaux. La voûte, en forme de coque de navire inversée, est en merrain[60], sa constructions fut terminée en 1899[66] ; une des poutres centrales supporte un crucifix. Le chemin de croix date de 1924[66]. Les deux seuls vitraux à personnages, situés face à face dans le sanctuaire, représentent L'Adoration des mages et Saint Joseph mourant, assisté de Jésus et de la Sainte Vierge[66].

L'église est située au sommet d'un coteau dominant un vallon au fond duquel on aperçoit le manoir du Mesnil-Germain et son étang.
  • L'oratoire de la Vierge Marie, datant de 1857, restauré en 2014[67].
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  • La chapelle Saint-Laurent qui s'élève au lieu-dit « la Chapelle Noiremare » (sur la RD 47, à la limite nord de la commune) a été construite au XVIe siècle[68]. Une fenêtre en plein-cintre côté nord a été bouchée, la porte principale est située à l'ouest. Désaffectée depuis la Révolution[68], la chapelle devenue propriété privée, l'ameublement religieux a disparu. La statue de saint Laurent se trouve dans le sanctuaire de l'église Saint-Jean-Baptiste[10],[66].
  • Le manoir du Mesnil-Germain ou « château de Mesly » (du nom de la famille de Mesly qui en fut propriétaire[10], on trouve aussi « de Mély »), construit au XVIIIe siècle[69] remplace l'ancien manoir féodal dont ne subsiste qu'un ancien colombier[70] datant de la première moité du XVIIe siècle et classé monument historique depuis 1972[71]. Ce lieu était la résidence des seigneurs du Mesnil-Germain. Pourvue d'un vaste étang et de jardins, cette propriété privée ne se visite pas.
  • Les « grottes », ainsi nommées pour leur aspect extérieur sont en fait d'anciennes carrières ayant servi autrefois à la construction de nombreux édifices. Elles sont situées près du portail d'entrée du manoir[54].
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Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin municipal d'information – Le Mesnil-Germain, 2009-2010.
  2. a, b, c et d Cartes IGN série bleue, 1713 E Beuvillers et 1713 O Livarot.
  3. Panneaux indicateurs de la communauté de communes du Pays de Livarot.
  4. Atlas de France, « planche no 6 – Géologie », Comité national de géographie, Société française de géographie, 1952.
  5. Henri de Formeville, « Fiefs de la vicomté d’Orbec en l’année 1320 », in Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux, Lisieux, 1873, t. II, p. 390.
  6. « Pouillé du Diocèse de Lisieux », in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 261E.
  7. Marie-Thérèse Morlet, Les Noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. III (les noms de personnes contenus dans les noms de lieux), 1985, p. 98a.
  8. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen/ Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 174a.
  9. Dominique Fournier, Les Noms de lieux du pays de Livarot ; vol. I : Communes, anciennes paroisses, principaux cours d’eau, Éditions des Mortes-Terres, Saint-Georges-en-Auge, 2010, p. 45.
  10. a, b et c de Caumont 1867, p. 699.
  11. a, b, c, d, e, f, g et h de Caumont 1867, p. 700-701.
  12. « Gosselin (fragments généalogiques) » (consulté le 1er avril 2013).
  13. « pierfit », « Gabriel, marquis d'Alègre du Quesnel », sur gw3.geneanet.org, GeneaNet (consulté le 1er avril 2013).
  14. a, b, c, d et e Boissière (abbé) 1951, p. 31-39.
  15. Jullien de Courcelles 1822, p. 201 [lire en ligne].
  16. Jullien de Courcelles 1822, p. 213-214 [lire en ligne].
  17. Jean Hervé Favre, « Marie-Françoise d'Anfray », sur gw1.geneanet.org, GeneaNet (consulté le 11 février 2013).
  18. Jean Hervé Favre, « René de Bonnechose », sur gw1.geneanet.org, GeneaNet (consulté le 11 février 2013).
  19. Jean Hervé Favre, « Jacques Charles Henri Guy de Bonnechose », sur gw1.geneanet.org, GeneaNet (consulté le 11 février 2013).
  20. (en) « pierfit », « Guy, sgr du Mesnil Germain de Bonnechose », sur gw3.geneanet.org, GeneaNet (consulté le 11 février 2013).
  21. Jullien de Courcelles 1822, p. 214 [lire en ligne].
  22. Jean Hervé Favre, « Charlotte Graindorge », sur gw1.geneanet.org, GeneaNet (consulté le 11 février 2013).
  23. (en) « pierfit », « Charlotte de Graindorge d'Orgeville de Menil Durand », sur gw3.geneanet.org, GeneaNet (consulté le 11 février 2013).
  24. Jean Hervé Favre, « Agnès Charlotte Françoise de Bonnechose », sur gw1.geneanet.org, GeneaNet (consulté le 11 février 2013).
  25. (en) « pierfit », « Agnès Charlotte de Bonnechose », sur gw3.geneanet.org, GeneaNet (consulté le 11 février 2013).
  26. Jullien de Courcelles 1822, p. 224 [lire en ligne].
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  28. Actuel lieu-dit « le Hamars ».
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  63. Les noms des cloches se rapportent respectivement à Marie-Paule-Amélie Ribard, Marie-Caroline du Boulay, Suzanne Lombard de Quincieux (épouse de Fernand de Mély, maire de la commune), marraines des cloches (Boissière (abbé), op. cit., p. 5-6).
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  73. Frédéric Sœhnée, « Discours prononcé à l'assemblée générale de la Société de l'histoire de France », sur bibnum.enc.sorbonne.fr,‎ 21 mai 1935 (consulté le 13 juin 2013), p. 17-20 [PDF].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, t. 1, Paris, L'auteur, Arthus Bertrand, Treuttel et Wurtz,‎ 1822 (lire en ligne).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jules Boissière (abbé), Le Ménil-Germain au XVIIIe siècle – Son église, ses curés, ses vicaires, ses nobles, ses inhumés dans l'église, Lisieux, Morière,‎ 1951, 79 p.Document utilisé pour la rédaction de l’article

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