Le Mauvais Chemin (film, 1961)

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Le Mauvais Chemin (La Viaccia) est un film italo-français de Mauro Bolognini sorti en 1961.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Amerigo quitte son village pour Florence pour travailler chez son oncle. Il rencontre Bianca qui travaille dans une maison close. Il est renvoyé par son oncle à qui il vole de l'argent pour financer sa liaison avec la jeune femme. Amerigo retourne alors dans sa campagne natale. S'ennuyant, il retourne à Florence et se fait engager dans le bordel où Bianca travaille afin d'être encore plus proche de sa dulcinée. La jalousie, leurs rapport entraînent le jeune homme vers sa perdition, il découvre la perfidie de la société.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaire[modifier | modifier le code]

La Viaccia foisonne de réminiscences littéraires : Maupassant, Zola, les Goncourt... « Il y a de toute façon dans la recréation de la campagne et de la Florence fin de siècle une sorte de point de départ d'un itinéraire de la mémoire. »[1]

Dans le film, « le sens du conflit entre la ville et la campagne - qui dans L'eredità Ferramonti de Mario Pratesi sera le conflit entre la désagrégation d'une famille patriarcale et l'apparition d'une nouvelle classe (...), porteuse d'une nouvelle moralité -, offre déjà les termes de l'affrontement entre les structures d'un passé à transformer et le visage d'une société contemporaine avide jusqu'au vol », écrit Gian Piero Brunetta[2].

Dans la reconstruction d'un univers conflictuel, Mauro Bolognini opère une récupération du passé incontestablement liée à sa propre expérience biographique. La Toscane de ses origines deviendra, dès lors, « l'épicentre de son attention figurative »[3].

La Viaccia représente, de surcroît, une remarquable réussite plastique : « L'opérateur Leonida Barboni et le décorateur Piero Tosi, éminent collaborateur de Luchino Visconti, ont su préparer pour Bolognini d'admirables cadres », note Freddy Buache[4].

Toutefois, Bolognini, souvent taxé de formalisme, avertit le spectateur : « De manière générale, je crois que mes recherches formelles ne constituent jamais un but en soi. Quand je tourne à Florence ou à Rome, je cherche toujours, dans ces rues, dans ces costumes, la vie. (...) Tosi a travaillé à la véracité des costumes en allant fouiller dans les coffres des paysans et en prenant toutes sortes de vêtements. (...) »[5]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gian Piero Brunetta, Littérature et cinéma dans l'œuvre de Mauro Bolognini, in Mauro Bolognini, Rome, Istituto Poligrafico dello Stato, 1977.
  2. op. cité.
  3. G. P. Brunetta, op. cité.
  4. in : Le cinéma italien 1945-1990, Éditions L'Âge d'Homme.
  5. Jean A. Gili, Le cinéma italien (entretiens), tome 1 UGE, coll. "10/18", 1978.

Lien externe[modifier | modifier le code]