Le Mas-d'Azil

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Le Mas-d'Azil
Église.
Église.
Blason de Le Mas-d'Azil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Ariège
Arrondissement Pamiers
Canton Mas-d'Azil
(Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de l'Arize
Maire
Mandat
Raymond Berdou
2014-2020
Code postal 09290
Code commune 09181
Démographie
Gentilé Aziliens
Population
municipale
1 209 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 04′ 54″ N 1° 21′ 41″ E / 43.0816666667, 1.3613888888943° 04′ 54″ Nord 1° 21′ 41″ Est / 43.0816666667, 1.36138888889  
Altitude 320 m (min. : 275 m) (max. : 580 m)
Superficie 39,36 km2
Localisation

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Le Mas-d'Azil (occitan : Lo Mas d'Asilh) est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Aziliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Mas-d'Azil est une ancienne bastide située dans la région du Volvestre, sur le cours de l'Arize, en plein massif du Plantaurel. La commune est incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Mas-d'Azil est une ancienne bastide fortifiée dont l'histoire est très liée aux guerres de religion.

Le Seigneur Jean de Lacvivier, prieur du monastère de Saint-Béat au diocèse de Comminges fut élu en 1426 par l'autorité apostolique du pape Martin V abbé du monastère du Mas-d'Azil au diocèse de Rieux.

Le protestantisme y fit son apparition dès 1540 et s’y implanta pour en devenir un haut lieu et appelé « La Genève du comté de Foix ». En 1568 la tentative de conquête de la ville par Bellegarde, sénéchal de Toulouse, échoue ainsi que la tentative de prise des grottes où s'étaient réfugiées plusieurs familles protestantes des environs. C'est à cette époque que les moines sont chassés de la ville et l'abbaye rasée.

En 1625, Louis XIII envoie l'armée royale commandée par le maréchal de Thémines dans la région pour soumettre les huguenots. Le 15 septembre son armée forte de 15 000 hommes arrive aux portes du Mas-d'Azil : les Aziliens offrirent alors leur reddition contre 15 000 écus, Thémines en demanda alors 20 000. Ne pouvant trouver une telle somme les habitants se préparèrent à défendre leur cité.

Le siège dura un mois, 2 000 coups de canons furent tirés pour affaiblir les défenses et à l'aube du 12 octobre 1625 à 8 h l'assaut est donné avec pour cible deux des bastions de la ville. Les combats sont acharnés, les femmes de la cité n'hésitant pas à prendre part aux combats (ce sont elles qui capturèrent le capitaine Sarraute et le traînèrent dans les rues par les cheveux !). Six jours plus tard, l'armée royale se retire laissant sur place près de 500 morts, la cité étant toujours aux mains des protestants.

En 1629, le château est démantelé et les fortifications seront rasées en 1636.

En 1649, les moines reviennent et bâtissent une église en 1673 sur les ruines de l'ancienne abbaye.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au château d’argent, ouvert du champ (1814)[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Raymond Berdou PS enseignant, conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 209 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 400 2 523 2 664 2 744 2 908 3 000 3 002 3 017 2 816
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 619 2 688 2 738 2 575 2 521 2 376 2 350 2 323 2 141
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 139 2 113 1 972 1 712 1 651 1 720 1 647 1 589 1 532
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 643 1 682 1 568 1 404 1 307 1 117 1 219 1 209 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dolmen de Cap del Pouech, photographie d'Eugène Trutat vers 1900
Le dolmen en 2009

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Laffont
  • Charles d'Amboix sous-lieutenant de la marine royale, participant au débarquement raté des Emigrés, à Quiberon, en 1795. Fait prisonnier, il est condamné à Vannes le 14 thermidor An III / samedi Ier Août 1795, et fusillé. Il était âgé de 24 ans.
  • Pierre-Jean d'Amboix frère du précédent ; lieutenant au régiment de Béarn, participant au débarquement raté des Emigrés, à Quiberon, en 1795. Fait prisonnier, il est condamné à Vannes le 14 thermidor An III, et fusillé. Il était âgé de 29 ans.
  • André Saint-Paul, né le vendredi 29 décembre 1916 à Rabastens-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), décédé le jeudi 7 septembre 2000 au Mas d'Azil. docteur en médecine. Résistant. Député socialiste de l'Ariège du 30 juin 1968 au 22 mai 1981, maire 1947-1989, conseiller général du Mas d'Azil, Président du Conseil général de l'Ariège1966-1985. Conseiller Régional Midi-Pyrénées 1974-1981.
  • Jean de Lacvivier, abbé du Mas-d'Azil en 1426.
  • François Huc, né le dimanche 24 janvier 1904 au Mas d'Azil, décédé le vendredi 12 février 1965. Charpentier-maçon, Compagnon du Devoir "Comtois l'Ami du trait". Résistant, Communiste, Président du Comité de Libération du Mas d'Azil. Maire du Mas d'Azil, 1944-1947, Conseiller Général du canton du Mas d'Azil 1944-1945.
  • Amédée Roujas, né le 28 juillet 1849 au Mas d'Azil, décédé le dimanche 30 janvier 1927 au Mas d'Azil, Notaire. Radical, maire du Mas d'Azil, conseiller général du Mas d'Azil 1895-1919.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Louis Clayes,"Deux siècles de vie politique dans le département de l'Ariège 1789-1989", Pamiers, 1994.
  1. Armorial de France
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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