Le Lys dans la vallée

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Le Lys dans la vallée
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Auteur Honoré de Balzac
Genre Étude de mœurs
Pays d'origine Drapeau de la France France
Lieu de parution Paris
Éditeur Edmond Werdet
Collection Scènes de la vie de campagne
Date de parution 1836
Dessinateur Édouard Toudouze
Série La Comédie humaine
Chronologie
Précédent Le Curé de village La Peau de chagrin Suivant

Le Lys dans la vallée est un des romans des Études de mœurs d’Honoré de Balzac paru en volume en 1836, s’insérant, dans l'édition de 1844, dans le deuxième livre Scènes de la vie de campagne de sa grande fresque intitulée La Comédie humaine.

Évoquant principalement le château de Saché et ses alentours, en Indre-et-Loire, dont Balzac s’inspire fortement, ce roman, écrit en partie à Issoudun et à Vienne (Autriche), a été publié pour les deux premières parties (Les Deux Enfances et Les Premières Amours) de novembre à décembre 1835 dans la Revue de Paris. Puis, en raison d’un différend avec l’éditeur François Buloz, la publication fut interrompue. Le livre, dans sa version complète, paraît en 1836 chez Werdet.

Genèse du roman[modifier | modifier le code]

L’écriture du Lys dans la vallée s’est échelonnée sur plusieurs années. Dans une première ébauche, qui remonte à 1823[1] et que l’auteur abandonnera momentanément, Blanche de Mortsauf (surnommée Henriette par Félix de Vandenesse) apparaît sous les traits de Mina, femme dévouée à la souffrance. C’est ce portrait-là qu’il a développé et enrichi après avoir lu Volupté de Sainte-Beuve, ce qui excita la hargne contre lui de ce dernier, conscient que son roman n'était pas sans défauts. Le Lys dans la vallée se présente comme une réplique de Volupté, en mieux[2].

Balzac ne se priva pas d’attaques (parfois injustes, comme le fait observer Maurois) contre le roman de Sainte-Beuve car, même imparfait, et reconnu ennuyeux par de nombreux lecteurs actuels, Volupté fournit le cœur du Lys dans la vallée, roman d’éducation sentimentale qui devint un mythe littéraire et que d’autres écrivains se sont réappropriés : Gustave Flaubert pour L'Éducation sentimentale, Marcel Proust pour Un amour de Swann, André Gide pour La Porte étroite.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le Lys dans la vallée est l’histoire de l’amour intense et platonique entre Félix de Vandenesse, cadet d’une famille aristocratique, et la comtesse Madame de Mortsauf, la vertueuse épouse du comte de Mortsauf, un homme sombre et violent.

Félix de Vandenesse (à l’instar de Balzac) raconte son enfance malheureuse où il se sentit mal aimé, voire haï et sa rencontre avec une « céleste créature » qui devient pour lui une mère de substitution et une amante inatteignable, beaucoup plus pure et intraitable que Madame de Berny. Pieuse parfois à l'excès, elle a pour confesseur l'excellent abbé François Birotteau auquel on reproche son « manque de force apostolique[3] » Après plusieurs années de relation chaste, Félix rencontre Lady Dudley à Paris, où ses activités auprès du Roi lui ouvrent les salons. C'est une aristocrate anglaise qui lui fait découvrir les joies et les passions charnelles. Henriette vient à apprendre leur relation et se met à dépérir, jusqu’à en mourir. Il est possible que la comtesse Guidoboni-Visconti ait « posé » pour le personnage de Lady Dudley[4], avec un certain goût du jeu.

Thème[modifier | modifier le code]

Dans ce roman grandement autobiographique, Balzac a transposé sa liaison avec Laure de Berny, allant même jusqu’à emprunter des détails de la vie privée de La Dilecta : Madame de Mortsauf souffre d’une maladie de cœur, ses enfants sont malades. Laure de Berny eut le manuscrit en main quelques mois avant sa mort. Elle put y lire des phrases qui lui étaient adressées : « Elle fut non pas la bien aimée, mais la plus aimée (...). Elle devint ce qu’était la Béatrix du poète Florentin, la Laure sans tache du poète vénitien, la mère des grandes pensées, la cause inconnue des résolutions qui sauvent, le soutien de l’avenir (...) Elle m’a donné cette constance à la Coligny pour vaincre les vainqueurs, pour renaître de la défaite, pour lasser les plus forts vainqueur (...)[5].

Bien que le roman ait été rédigé en grande partie au Château de SachéHonoré de Balzac faisait de fréquents séjours chez son ami Jean de Margonne, l’auteur de La Comédie humaine a emprunté le nom de la propriété de son amie Zulma Carraud : Frapesle, pour situer l’histoire du Lys.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Date à vérifier
  2. André Maurois, p. 290.
  3. Bibliothèque de la Pléiade, 1978, t.IX, p. 1121(ISBN 2070108694)
  4. André Maurois, 1965, p. 324-326.
  5. Balzac, Le Lys dans la vallée, La Pléiade, 1978, t.IX, .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Le Lys dans la vallée par E. Toudouze
Extrait du Lys dans la vallée corrigé par Balzac
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  • Eric Bordas, « L’Inscription du narrataire dans Le Lys dans la vallée », L’Information Grammaticale, Oct 1993, n° 59, p. 46-48.
  • Jacques Borel, Le Lys dans la vallée et les sources profondes de la création balzacienne, Paris, Corti, 1961.
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  • Kenneth J. Fleurant, « Water and Desert in Le lys dans la vallée », Romance Notes, 1970, n° 12, p. 78-85.
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  • Gisèle Séginger, « Génétique ou 'métaphysique littéraire' ? La Génétique à l’épreuve des manuscrits du 'Lys dans la vallée' », Poétique, septembre 1996, no 27 (107), p. 259-70.
  • Gisèle Séginger, « Volonté d’aimer, volonté de pouvoir : enjeux éthiques du Lys dans la vallée », Travaux de Littérature, 1996, no 9, p. 175-87.
  • Raymond Trousson, Balzac disciple et juge de Jean-Jacques Rousseau, Genève, Droz, 1986

Références cinématographiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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