Le Locataire chimérique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le Locataire chimérique est un roman de l'écrivain français Roland Topor. Publié, en première édition, en 1964, par la maison d'édition Buchet/Chastel, il a été traduit depuis sa sortie en plusieurs langues. Roman Polanski adaptera ce roman au cinéma sous le titre Le Locataire (1976).

Résumé[modifier | modifier le code]

4e de couverture de l'édition 1996 :

"Un jeune homme emménage dans un appartement dont l'ancienne locataire vient de se suicider. Il est calme, timide, poli. Pourtant ses étranges voisins déclenchent aussitôt contre lui une guerre sournoise. Dans quel but? Les effrayants mystères auxquels il peut assister de sa fenêtre existent-ils ailleurs que dans son imagination morbide? Le propriétaire est-il sincère lorsqu'il affirme: « C'est un immeuble calme ici »?
Dans ce roman où le réalisme le plus quotidien alimente le cauchemar, l'auteur a dépeint un monde étouffant, sordide, dans lequel le grotesque côtoie toujours le drame. Et lorsqu'il décrit le fonctionnement du piège destiné à conduire un homme à sa mort, puis à sa perte, c'est à une vision "panique" de l'univers qu'il nous convie.
Traduit dans le monde entier, Le locataire chimérique a été remarquablement adapté au cinéma par Roman Polanski."

Adaptation au cinéma[modifier | modifier le code]

Interprétations[modifier | modifier le code]

  • L'Express: "Ce récit fascinant met en scène un jeune homme trentenaire, très convenable, peu sûr de lui, qui emménage dans un petit deux-pièces parisien et suscite d'emblée l'hostilité de ses voisins. Le moindre bruit lui vaut aussitôt des remontrances, mais également d'étranges comportements: coups anonymes à sa porte, regards inquisiteurs, injures, etc. De quoi sombrer dans la paranoïa... Grinçant et grave, l'art de Topor est là, déjà, dans toute sa splendide noirceur."[1]
  • Selon Lemenager Gregoire[2], l'auteur a été fortement influencé par Kafka.
  • Selon Concepción Hermosilla Álvarez[3], le livre fait face à des importantes questions de la psychanalyse compris désir, inceste, stade oral, stade anal, ego et pulsion de mort.
  • Selon Bernardo Brum[4], on ne peut pas interpréter le roman simplement comme l"infer astral" ou la mauvaise prévision de l'avenir. Selon lui-même, il s'agit de la déconstruction de la personnalité et de la négation du caractère unique d'un être humain.
  • Psychologies.com : "Quel roman étrange et fascinant (...) Un jeune homme un peu paumé, discret, bien élevé, --Trevolsky,-- emménage dans un appartement dont l'ancienne locataire vient de se suicider. Des le départ, ses voisins déclenchent contre lui une guerre psychologique. Ambiance mystérieuse et morbide qui prend à la gorge. Un roman angoissant, passionnant, où le réalisme le plus banal nourrit le cauchemar le plus effrayant. Drame et comique se côtoient avec talent. La fin est inattendue et terrifiante."[5]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roland Topor, Le Locataire chimérique, Buchet/Chastel, 1996

Références[modifier | modifier le code]

  1. Peras, Delphine, « Le Locataire chimérique, par Roland Topor » (consulté le 30 décembre 2011)
  2. Gregoire, Lemenager, 2011, en
  3. Alvarez, Concepción Hermosilla, Pour un Approfondissement Textuel: Une Interprétation Phsychanalytique, en [1]
  4. Brum, Bernardo, O Inquilino, 2009, en
  5. Psychologies.com, 2011, en

Liens externes[modifier | modifier le code]