Le Livre d'un homme seul

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le Livre d'un homme seul
Auteur Gao Xingjian
Genre Roman
Version originale
Titre original 一个人的圣经, Yī ​gè ​rén de Shèng​jīng
Langue originale Mandarin
Pays d'origine Drapeau de la République de Chine Taïwan
Date de parution originale 1999
Version française
Traducteur Noël et Liliane Dutrait
Lieu de parution La Tour-d'Aigues
Éditeur Éditions de l'Aube
Collection Regards croisés
Date de parution 24 février 2000

Le Livre d'un homme seul (chinois simplifié : 一个人的圣经 ; chinois traditionnel : 一個人的聖經 ; pinyin : Yī ​gè ​rén de Shèng​jīng) est un roman écrit par Gao Xingjian, paru en France en 2000 aux Éditions de l'Aube.

Histoire[modifier | modifier le code]

Situation initiale[modifier | modifier le code]

Le Livre d'un homme seul, inspiré du parcours de l'auteur, raconte cinquante de la vie d'un homme en Chine puis son arrivée à Hong Kong avant qu'il ne parte en Suède, en Australie et aux États-Unis pour finir par s'installer en France.

Deux narrations se croisent au fil du roman : la jeunesse en Chine pendant Révolution culturelle et la première nuit dans un hôtel à Hong Kong. Après une enfance heureuse dans une famille nombreuse, le narrateur subit la peur face aux gardes rouges et à la rééducation idéologie dans les laogais. Puis, il raconte son exil.

Résumé[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Le narrateur : inspiré de l'auteur, il est désigné par « il » dans les scènes du passé et « tu » dans les scènes présentes[1].
  • Marguerite : la jeune blonde juive de l'hôtel hongkongais.
  • Lin : une femme adultère qui initie le narrateurs aux plaisirs de la chair.
  • Qian : une femme douce que le narrateur demande en mariage.
  • Sylvie : une femme française multipliant les amants.

Publications[modifier | modifier le code]

Thèmes[modifier | modifier le code]

Pour le chercheur Sebastian Veg, l'un des principaux thèmes du roman est une recherche du sens de l'exil, notamment celui de l'auteur : comme libération par rapport à une culture, comme quête de liberté (notamment sensuelle et érotique[3]), comme refus de la collectivité politique ou encore comme paradigme littéraire[4]. Ce thème est également présent à travers le personnage de Marguerite qui rejette son identité allemande en faveur de son identité juive[2].

Dans le roman, Xingjian revient aussi sur des événements qui lui ont fait prendre conscience du sens de littérature.

«  [...] durant les années où Mao Zedong exerçait sa dictature totale, même la fuite était impossible. Les temples perdus au fond des forêts, qui avaient protégé les lettrés de l’époque féodale, furent rasés, même écrire dans l’intimité faisait courir un danger mortel. Si un individu voulait conserver une pensée indépendante, il n’avait que lui-même à qui s’adresser et ne pouvait le faire que dans le plus profond secret. Je dois dire que ce fut précisément à ce moment, alors qu’on ne pouvait pas faire de la littérature, que j’ai pris conscience de sa nécessité : c’est la littérature qui permet à l’homme de conserver sa conscience d’homme. »

— Extrait du discours La Raison d'être de la littérature de Gao Xingjian[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Un homme seul : Gao Xingjian de Tang Loaëc, 19 mars 2010, BibliObs.
  2. a et b (fr) Gao Xingjian, Le Livre d'un homme seul d'André Lévy, Perspectives chinoises n°59, pp. 81-84.
  3. (fr) Narration et sexe dans Le Livre d’un homme seul de Gao Xingjian de Noël Dutrait, Impressions d'Extrême-Orient.
  4. (fr) Fuite sans fin et exil impossible : Le Livre d’un homme seul de Gao Xingjian de Sebastian Veg, Centre d’études français sur la Chine contemporaine.
  5. (fr) Gao Xingjian : Le Livre d’un homme seul, roman de Dominique Dussidour, 19 mars 2004, Remue.net.