Le Lit conjugal

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Le Lit conjugal

Titre original Una storia moderna: l'ape regina
Réalisation Marco Ferreri
Scénario Marco Ferreri
Rafael Azcona
Diego Fabbri
Pasquale Festa Campanile
Massimo Franciosa
Acteurs principaux
Sociétés de production Fair Film
Sancro Film
Les Films Marceau-Cocinor
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Comédie dramatique
Sortie 1963
Durée 90 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Lit conjugal (titre original : Una storia moderna: l'ape regina) est un film franco-italien réalisé par Marco Ferreri et sorti en 1963

Synopsis[modifier | modifier le code]

Alfonso, la quarantaine, épouse Regina, une jeune fille catholique et vierge afin de l’initier au devoir conjugal selon ses désirs. Mais Regina va vite s’avérer insatiable et l’épuiser jusqu’à ce qu’elle soit fécondée, tout comme la reine des abeilles…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Una storia moderna: l'ape regina
  • Titre français : Le Lit conjugal
  • Réalisation : Marco Ferreri
  • Scénario : Rafael Azcona, Marco Ferreri, Diego Fabbri, Pasquale Festa Campanile et Massimo Franciosa d’après une histoire de Rafael Azcona et Marco Ferreri à partir d’une idée de Goffredo Parise
  • Décors : Massimiliano Capriccioli
  • Costumes : Luciana Marinucci
  • Photographie : Ennio Guarnieri
  • Montage : Lionello Massobrio
  • Musique : Teo Usuelli
  • Pays d’origine : Drapeau de la France France, Drapeau de l'Italie Italie
  • Langue de tournage : italien
  • Période de tournage : début des prises de vue en août 1962
  • Tournage extérieur : Rome, Ostie
  • Producteurs : Henryk Chrosicki, Alfonso Sansone
  • Directeur de production : Ilio Rovelli
  • Sociétés de production : Fair Film (Italie), Sancro Film (Italie), Les Films Marceau-Cocinor (France)
  • Sociétés de distribution : Les Films Ariane (France), Les Acacias (France), Tamasa Distribution (France)
  • Format : noir et blanc35 mmson monophonique
  • Genre : comédie dramatique
  • Durée : 90 minutes
  • Date de sortie : Drapeau : France mai 1963, en compétition au Festival de Cannes
  • (fr) Mentions CNC : tous publics, Art et Essai (visa d'exploitation no 26698 délivré le 10 juin 1963)

Distribution[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations et sélections[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Drapeau : France Festival de Cannes 1963 : Prix d'interprétation féminine à Marina Vlady[1] : « Pour moi, cette Palme de la meilleure actrice était un cadeau inespéré. Une polémique avait enflé, car j’avais été doublée, comme toutes les actrices italiennes elles-mêmes l’étaient à l’époque. D’aucuns prétendaient qu’on ne pouvait donner un prix à quelqu’un dont on n’entendait pas la voix. D’autres soutenaient qu’ayant interprété plus de trente films on pouvait me faire crédit… Bref, ça chauffait dans les soirées cannoises. Moi, j’étais fière et me sentais par ailleurs tout à fait heureuse : après de nombreux contretemps divers, j’avais épousé Jean-Claude Brouillet. »
  • Drapeau : Italie 1964 : Ruban d'argent à Ugo Tognazzi, prix du meilleur acteur protagoniste décerné par le Syndicat national des critiques cinématographiques italiens

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Marina Vlady[1] : « Le thème du film Ape Regina (je veux oublier Le Lit conjugal, traduction stupide du distributeur) est l’envie de procréer poussée à l’extrême. On fait l’amour jusqu’à épuisement pour perpétuer l’espèce, et ce dans un milieu ultra-catholique, une Rome dévouée corps et âme au Vatican, avec la bénédiction d’un oncle moine et de la sainte Église… Marco Ferreri s’en donne à cœur joie ! J’entre en scène en jeune mariée impure mais vierge, après un long regard d’adieu à une bonne sœur avec qui je n’ai pas partagé que des prières… et je sors du film en reine des abeilles comblée par la naissance de l’« Enfant », veuve noire au sourire énigmatique. Mon partenaire, Ugo Tognazzi, fait beaucoup rire, mais finit par attendrir, puis provoquer la compassion par sa fin déchirante. Quel acteur ! […] Ape Regina, en particulier, montre l’hypocrisie d’un milieu où les plus débridés dans leurs ébats finissent en grenouilles de bénitier ou crèvent d’épuisement. […] Pour l’écriture du scénario, Marco Ferreri avait un complice, Rafael Azcona, qui est vite devenu un inséparable copain. Espagnol vivant à Madrid, il faisait des apparitions inattendues sur le plateau. […] En travaillant en Italie, j’ai été frappée par la collaboration entre plusieurs scénaristes-dialoguistes sur la préparation d’un même film. […] Ce travail d’écriture est compliqué mais fructueux. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Extrait de ses mémoires, 24 images / seconde, Éditions Fayard, Paris, 2005 (ISBN 2-213-62358-9).

Lien externe[modifier | modifier le code]