Le Jeu de l'amour et du hasard

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Le Jeu de l’amour et du hasard
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illustration de Bertall

Auteur Marivaux
Genre Comédie
Pays d'origine Drapeau de la France France
Lieu de parution Paris
Éditeur Briasson
Date de parution 1730
Date de la 1re représentation 23 janvier 1730
Metteur en scène Comédiens italiens
Lieu de la 1re représentation Hôtel de Bourgogne

Le Jeu de l’amour et du hasard est une comédie en trois actes et en prose de Pierre Carlet de Marivaux, représentée pour la première fois le 23 janvier 1730 par les comédiens italiens à l’hôtel de Bourgogne. C'est la pièce de Marivaux la plus célèbre et la plus représentée, tant en France qu'à l'étranger.

Le père de Sylvia (M. Orgon) souhaite que sa fille épouse le fils d'un de ses vieux amis. Mais Silvia, peu disposée à se marier, obtient de son brave homme de père l'autorisation d'observer, sous le déguisement de sa servante (Lisette), le jeune homme à qui sa famille la destine (Dorante), ignorant que ce dernier a eu la même idée qu'elle. Aussi, l'aventure, divertissante au début, tourne-t-elle au cauchemar pour elle lorsqu'elle se rend compte qu'elle est attirée par le valet, qui lui fait une cour discrète, alors que le comportement de celui qui se présente comme son promis lui fait horreur, d'autant plus que M. Orgon, qui s'amuse de la situation, refuse d'interrompre le jeu.

Tout en respectant les codes de bienséance de son temps – au dénouement les maîtres finiront ensemble, et les valets reprendront leur position subalterne – Marivaux, dans cette comédie aux dialogues étincelants, questionne l’ordre établi et les préjugés sociaux en inversant les rapports maîtres-valets. Le double jeu de masques engendre complications et quiproquos, et ce sont finalement les femmes qui s'en sortent le mieux. Ainsi, Lisette est la première à comprendre ce qui se passe, mais ne se démasque que lorsqu'Arlequin lui a avoué sa véritable position. Silvia apprend ensuite que c'est Dorante qui la courtise sous la livrée, mais sa fierté la pousse à lui cacher qui elle est. En obtenant du jeune homme qu'il lui propose de l'épouser alors qu'il la prend pour une domestique elle « agit en femme moderne qui veut assumer ses responsabilités et prendre part à son destin »[1].

Résumé[modifier | modifier le code]

Silvia, fille de Monsieur Orgon, montre beaucoup d'aversion pour le mariage, surtout avec un jeune homme qu'elle ne connaît pas. Lorsque s'annonce celui qu'elle doit épouser, Dorante, elle change de costume et de rôle avec Lisette, sa femme de chambre, afin de pouvoir étudier plus à son aise le caractère de son prétendant sans se compromettre. Silvia est anxieuse et rebelle Or Monsieur Orgon est prévenu que le fiancé potentiel, qui n’a lui-même aucune envie d'épouser n'importe qui, a eu la même idée d'intervertir les rôles avec son domestique. Il se présente donc chez Monsieur Orgon sous l’apparence d’un serviteur nommé « Bourguignon », tandis que son valet, Arlequin, se fait passer pour lui. Monsieur Orgon et son fils Mario décident de laisser ses chances au « jeu de l’amour et du hasard », se promettant de s’amuser de la situation.

Dès que Dorante arrive sous son travesti, Mario veut que Silvia et lui se tutoient, selon l'usage des serviteurs, ce qui les gêne bien un peu au début. Sous son déguisement de soubrette, Dorante trouve Silvia charmante et il lui fait un brin de cour en lui adressant une série de compliments des mieux tournés. Obligée, de son côté, de souffrir ces assiduités pour ne pas se trahir, Silvia finit par y prendre goût et par regretter que le prétendu valet n'ait pas une meilleure situation sociale. Celui-ci, de son côté, est désolé que la prétendue Lisette ne soit qu’une femme de chambre. L’embarras de la jeune fille augmente de voir tant d’esprit et de distinction chez un valet, tandis que le comportement du prétendu maître la choque dès qu’il paraît. Elle s’en veut de continuer la conversation avec « Bourguignon » mais ne peut se résoudre à le quitter.

Lisette, quant à elle, est enchantée du faux Dorante et prie Monsieur Orgon, le père, de la dispenser de continuer, parce qu’elle prendra cet amour au sérieux. En effet, dès la seconde entrevue, on s’est dit qu’on s’aime, tout en se prévenant mutuellement qu’il y aura peut-être à en rabattre lorsqu’on se connaîtra mieux. Silvia trouve que Lisette va trop loin avec celui qu’elle suppose le maître ; Lisette, de son côté, fait entendre à Silvia qu’elle-même va bien loin avec le valet. Silvia en pleure de colère. Elle ne sait où elle en est et ne se reconnaît pas elle-même. Lorsque « Bourguignon » survient, elle veut s’en aller et elle reste. Elle veut le quereller et elle le console. Il se jette à ses pieds et elle lui dit qu’elle l’aimerait si elle le pouvait. Lorsque son père et son frère, qui sont témoins d’une partie de cette scène, la taquinent impitoyablement, elle se fâche. Quand on lui dit qu’il faut chasser ce valet qui est cause de tout le trouble de la maison, elle le défend avec chaleur puis, comme on se moque d’elle, elle demande aussi qu’on le renvoie.

Dorante, lassé de ce jeu cruel, avoue le stratagème à Silvia. Conscient que sa position sociale lui interdit d'épouser une servante, il ne peut cependant se défendre de l’aimer. Soulagée d'apprendre qu'elle est tombée amoureuse du vrai Dorante, Silvia lance alors un ultime défi : Mario, sur sa demande, prétend avoir pour elle de l'attirance. Dorante est troublé par ce rival et la réponse de Silvia qui ne dément pas les propos de Mario. Sur le point de partir, le chagrin au cœur, il ne peut se résigner, et Silvia doucement le pousse à se déclarer. Une fois qu'il l'a demandée en mariage, elle se démasque : le quiproquo dénoué, les deux couples peuvent se former, chacun reprenant sa position sociale.

Personnages[modifier | modifier le code]

Le personnage traditionnel d'Arlequin
  • Silvia, fille de Monsieur Orgon, sœur de Mario et future amante de Dorante ;
  • Dorante, prétendant de Silvia, qui se fait passer pour le valet Bourguignon ;
  • Lisette, femme de chambre de Silvia ;
  • Arlequin, valet de Dorante ;
  • Monsieur Orgon, père de Silvia et de Mario ;
  • Mario, fils de Monsieur Orgon et frère de Silvia ;
  • Un laquais apparaît au tout début de l'histoire.

Lors des premières représentations, les rôles de Silvia, Arlequin et Mario étaient tenus par les comédiens italiens de la troupe de Luigi Riccoboni titulaires de ces emplois[2] : « Mario », c'est Guiseppe Baletti[3] ; « Silvia », la belle et piquante Zanetta Rosa Bezonni, dite Mlle Silvia, âgée à l'époque de 29 ans, actrice fétiche de Marivaux, qui a tenu le rôle de « première amoureuse » dans ses pièces pendant 20 ans[4]. Thérèse Lalande, dévolue aux rôles d'« amoureuse » et de « soubrette » lui donnait la réplique en Lisette[5]. Dorante était peut-être joué par Antonio (Fabio) Sticotti, alors âgé de 19 ans, qui débutait dans le rôle de l'« amoureux », mais plus vraisemblablement par Jean-Antoine Romagnési, « grand, et assez bien fait », selon le Dictionnaire des théâtres de Paris, titulaire du rôle de « premier amoureux » depuis 1725[2], et jusqu'à sa mort survenue brutalement le 11 mai 1742[4]. Alors que les autres acteurs jouaient en costumes de ville, le petit Tomasso Vicentini, dit Thomassin, conservait le costume, le masque et les caractéristiques traditionnelles d'« Arlequin » naïf, balourd, insouciant et jouisseur[6], mais réussissait à le rendre à la fois très drôle et touchant[7].

Analyse[modifier | modifier le code]

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nombre de comédies de Marivaux, Le Jeu de l'amour et du hasard utilise le thème du déguisement : pour arriver à ses fins, un personnage prend une autre apparence ; une jeune fille se travestit en « chevalier » (La Fausse Suivante, Le Triomphe de l'amour), un prince se présente comme un simple officier de son palais (La Double Inconstance) ou un noble aventurier (Le Prince travesti), mais ici le travestissement est poussé au paroxysme : non seulement les deux personnages principaux, Silvia et Dorante, se déguisent en serviteurs, mais il y a en plus inversion des rôles entre maîtres et domestiques. En outre, le jeu de dupes qui se crée est observé, et manipulé, par M. Orgon et Mario, qui « se donnent la comédie » (I, VI), voyant là « une aventure qui ne saurait manquer de [les] divertir » (I, III).

Le Jeu de l'amour et du hasard présente ainsi une double intrigue : d'abord celle qui met en présence Arlequin et Lisette, les valets travestis en « personnes de condition » en prenant l'identité de leurs maîtres. Le thème de l'échange des rôles entre maître et valet existe déjà dans la comédie antique et Molière a utilisé ce stratagème dans Les Précieuses ridicules[8]. Au XVIIIe siècle de nombreuses œuvres, à commencer par l'Histoire de Gil Blas de Santillane utilisent le ressort comique des valets s'apercevant, après s'être « promis fidélité en dépit de toutes les fautes d’orthographe »[9] sous leurs beaux habits d'emprunt, qu'ils sont tous les deux des domestiques, et éclatant de rire[10], ou celui du valet ravi de jouer au maître et forçant ce dernier à se conduire avec servilité, sous peine de se démasquer. En revanche, l'intrigue faisant se rencontrer des jeunes gens de la bonne société déguisés tous les deux en serviteurs est peu fréquente avant le XVIIIe siècle[10]. Ce qui fait la particularité du Jeu de l'amour et du hasard par rapport aux pièces contemporaines mettant en scène cette situation[N 1], c'est le parallélisme absolu entre les deux intrigues, celle des maîtres et des valets, et l'extrême simplicité de la relation qui se noue entre Dorante et Silvia, une « reconnaissance » immédiate, le sentiment de vivre une expérience inouïe et la progression continue de leur amour, toujours menacé mais toujours plus fort[11].

Le Jeu de l'amour et du hasard est, d'une certaine façon, une pièce à thèse, un manifeste contre la tradition du mariage de convenance imposé par les parents[12]. Monsieur Orgon, le père de Silvia, est indulgent, compréhensif et affectueux, malgré sa malice. Il guide le jeu de l’amour et du hasard, tout en laissant sa fille faire ses preuves. Avec la complicité de Mario, son fils, il la pousse même à aller jusqu'au bout de son expérience. Les rapports de Silvia avec son frère sont pleins de naturel : il prend plaisir à l'exaspérer, mais est prêt à tout lui dévoiler lorsqu'il voit que le jeu va un peu trop loin et qu'elle souffre[N 2], et ils montrent une réelle complicité[13].

On peut y trouver des accents féministes et voir, « derrière le jeu de la jeune aristocrate qui veut accomplir l'exploit de se faire épouser sous l'identité d'une suivante, la crainte et la révolte de la femme, écrasée par une société phallocrate »[1].

Accueil et évolution[modifier | modifier le code]

Des débuts prometteurs[modifier | modifier le code]

Le public lui réserva un bon accueil. Il y eut quinze représentations entre le 23 janvier et le 25 février 1730, avec, en moyenne 620 spectateurs. La pièce, jouée à Versailles le 28 janvier, y fut aussi « très goûtée ». Le Mercure de France en fait un compte-rendu long et détaillée dans son numéro d'avril, à l'occasion de la publication du texte[14]. Le Jeu de l'amour et du hasard continua à être joué régulièrement, mais de loin en loin, jusqu'en 1739 et deux fois à Versailles en 1731 et 1738[15]. Entre sa création et 1750, le Jeu […], que les Italiens étaient toujours prêts à représenter au pied levé, bénéficia de 102 représentations recensées et d'un total de 42 000 spectateurs.

La comédie eut une belle carrière en Allemagne, où elle fut jouée en français (à Bayreuth en 1748, à Vienne, à Franckfort en 1741-1742 et 1746) et, traduite en allemand, dès 1735 à Hambourg et ensuite dans toute l'Allemagne : Berlin, Manheim, Salsbourg, Ratisbonne, Königsberg… et jusqu'à Belgrade en 1792[16]. Le titre de deux des traductions insiste sur le changement d'identité : Die Verkleidung (Le Déguisement) en 1777 et Maske für Maske(Masque pour masque), édité en 1794[17]. Dans cette dernière traduction, fortement germanisée, de J. F. Jünger , le Jeu de l'amour et du hasard connut 68 représentations à Vienne entre 1792 et 1840[16].

Décadence[modifier | modifier le code]

Mais, progressivement, le texte original est surchargé de lazzi de plus ou moins bon goût, Arlequin, quittant le masque et le costume traditionnel, devient Pasquin et le titre même est déformé (Les Jeux de l'amour et du hasard) lorsque la pièce entre au répertoire de la Comédie-Française en 1795. Régulièrement joué au cours du XIXe siècle Le Jeu[…] devient l'occasion de s'exhiber dans « un grand premier rôle » pour des actrices célèbres comme Mademoiselle Mars ou Mademoiselle Plessy qui firent de Silvia une coquette à l'« ingénuité habile », ou les sœurs Madeleine et Augustine Brohan qui interprétèrent une « Silvia ogresse » et une « Lisette cannibale », elles qui, en dit Théophile Gautier, « comme d'une petite saccade de poignet, vous lancent un bon mot par dessus le lustre »[18]. De plus, dans les « pièces du répertoire », les sociétaires de la Comédie-Française avaient coutume de reprendre, parfois jusqu'à un âge très avancé, le rôle dans lequel ils avaient triomphé jeunes, ainsi celui de Sylvia pour Mlle Mars et de Dorante pour Delaunay[N 3].

Le XIXe siècle, auquel Musset[N 4] reprochait d'avoir oublié la légèreté malicieuse de la comédie à l'italienne pour lui préférer la comédie de mœurs[N 5] et le vaudeville, assimilait le « marivaudage » à une forme sophistiquée de marchandage, voire un cours de tactique galante, une sorte d'école pour jeunes gens à marier. Ce n'est qu'à la fin du siècle que les actrices Émilie Broisat et surtout Julia Bartet rejouent enfin une Sylvia gracieuse, touchante et simple, et en 1911 que Xavier de Courville commence à rendre aux comédies de Marivaux leur style de comédie italienne[18].

Renouveau[modifier | modifier le code]

Le Jeu de l'amour et du hasard reste, entre 1840 et 1970, la pièce de Marivaux la plus fréquemment jouée à la Comédie-Française. En 1920 Pierre Fresnay, dont la critique célèbre la « chaleur d'expression » et l'ardeur juvénile[18], y triomphe dans le rôle de Dorante. Entre les années 1940 et 1960 la pièce est montée dans des interprétations équilibrées avec des acteurs qui ne se prennent pas pour des monstres sacrés : Gisèle Casadesus (Lisette), Pierre Dux et Jacques Charon (Pasquin), Jean Desailly et Jacques Toja (Dorante)[20]. Mais après 1968 les metteurs en scènes multiplient les interprétations. En 1972 Pierre-Étienne Heymann souligne jusqu'à la caricature les oppositions de classe au Centre théâtral de Franche-Comté, en 1976 Jean-Paul Roussillon durcit les relations entre les personnages pour évoquer « le carcan des cloisonnements sociaux »[20] ; le « comble de la virtuosité gratuite » semble la mise en scène post-moderne d'Alfredo Arias au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers en mars 1987 où les acteurs portent des masques de singes[21]. Bien que saluée par une grande partie de la presse à l'époque, Patrice Pavis ne voit dans ces « singeries délicatement tempérées » que « convention de jeu esthétisante » et « mythologisation du texte classique »[22], moderne avatar du Marivaux superficiel de la tradition. D'autres, cependant, cherchent à retrouver « la fraîcheur dans l'expression du texte » (Théâtre du Val de Marne, printemps 1972)[21].

Le château de Montgeoffroy, décor du téléfilm de Marcel Bluwal (1967).

C'est dans cette optique, loin de la vieille tradition d'un Marivaux à la langue affectée et au style « entortillé et précieux » selon l'expression du fielleux Charles Palissot, que Marcel Bluwal tourna en 1966 un téléfilm en décors naturels (dans le parc et le château de Montgeoffroy) ; il permit aux téléspectateurs de découvrir, le 4 mars 1967[N 6], un Marivaux dépoussiéré et rajeuni, « du "théâtre" prodigieusement épuré. Des regards, des mots, le cœur mis à nu »[23].

Mises en scène notables[modifier | modifier le code]

Le Jeu de l'amour et du hasard est très régulièrement monté, tant en France qu'à l'étranger[24] :

Adaptations au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

On peut considérer le film d'Abdellatif Kechiche L'Esquive, qui raconte l’histoire d’une représentation du Jeu de l’amour et du hasard par des lycéens d’une cité HLM comme une œuvre dérivée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce sont Le Galant coureur ou l'Ouvrage d'un moment de Marc-Antoine Legrand, créé en 1722 ; Le Portrait de Beauchamps, créé en 1727 ; Les Amants déguisés de l'abbé Aunillon, créé en 1728 (voir : Marivaux 1993, p. 1112-1113)
  2. « Je viens te retrouver, ma sœur : nous t’avons laissée dans des inquiétudes qui me touchent : je veux t’en tirer, écoute-moi ». (II, XIII)
  3. À plus de soixante ans (en 1841) pour Mlle Mars et Delaunay[18], qui, selon sa nécrologie[19], à soixante ans passés, « était resté le jeune premier élégant, exquis, idéal [qui] aurait pu, durant plusieurs années encore, continuer de charmer le public qui l'adorait ».
  4. Dans plusieurs scènes essentielles, en particulier les scènes 2 et 5 de l'acte II, de Fantasio (publié en 1834 dans la Revue des deux mondes puis dans le deuxième volume de Spectacle dans un fauteuil mais créé seulement en 1866 à la Comédie-Française), Musset s'est visiblement inspiré du Jeu […][18].
  5. Dans Une soirée perdue (juillet 1840) Musset se plaint de « l'effroyable honte où la muse est tombée » (vers 46) et critique le goût de ses contemporains qui aiment « bien mieux quelque drame à la mode / Où l'intrigue, enlacée et roulée en feston, / Tourne comme un rébus autour d'un mirliton » (vers 8-10).
  6. Puis au cours des rediffusions[21] de 1976, 1980, 1988, 1993…
  7. Le Jeu de l'amour et du hasard aura été joué 1 612 fois dans la salle du Palais-Royal avant cette nouvelle mise en scène[28].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carole Bombino, Vertu du jeu dans le théâtre de Marivaux, Travail d'étude et de recherche (dactylographié) Université de Grenoble, 1989, p. 95, cité dans Marivaux 1993, p. 1122
  2. a et b Marivaux 1993, p. 1139
  3. Éric Négrel, Marivaux : Le Jeu de l'amour et du hasard, Editions Bréal,‎ 1999 (lire en ligne), p. 23
  4. a et b Marivaux 1993, p. XLVIII
  5. Marivaux 1993, p. LXI
  6. Éric Négrel, Marivaux : Le Jeu de l'amour et du hasard, Editions Bréal,‎ 1999 (lire en ligne), p. 24-26
  7. Marivaux 1993, p. XLVII
  8. Marivaux 1993, p. 1110
  9. Comme le dit Arlequin (III, VI)
  10. a et b Marivaux 1993, p. 1112
  11. Marivaux 1993, p. 1115
  12. Marivaux 1993, p. 1122
  13. Marivaux 1993, p. 1123
  14. Marivaux 1993, p. 1124
  15. Marivaux 1993, p. 1131
  16. a et b Marivaux 1993, p. 1132
  17. Éric Négrel, Marivaux : Le Jeu de l'amour et du hasard, Editions Bréal,‎ 1999 (lire en ligne), p. 39
  18. a, b, c, d et e Marivaux 1993, p. 1134
  19. « Le Figaro du 23 septembre 1903 », sur Gallica
  20. a et b Marivaux 1993, p. 1135
  21. a, b et c Marivaux 1993, p. 1136
  22. a et b Patrice Pavis, Vers une théorie de la pratique théâtrale, vol. 3, Presses Univ. Septentrion,‎ 2000 (ISBN 9782859396145, lire en ligne), « Le jeu de l'amour et du hasard, une singerie post-moderne en trois bonds », p. 257-267
  23. Morvan Levesque, L'Express, 13-19 mars 1967, p. 101
  24. « Quelques interprétations de la pièces (extraits, vidéo) », sur vidgrids.com
  25. « Mise en scène de Jean Liermier », sur Télérama.fr
  26. « Théâtre », sur Télérama.fr
  27. « Dossier pédagogique » (consulté le 20 mars 2013)
  28. a et b « Le classique du marivaudage revu par Galin Stoev ? », sur Télérama.fr
  29. « Lever de rideau », sur Télérama.fr
  30. « Le Jeu de l'amour et du hasard, une dernière tentative amoureuse »
  31. « Le Jeu de l'amour et du hasard de Bluwal », sur INA
  32. « Le Jeu de l'amour et du hasard (2011) », sur IMdB
  33. « Adaptation cinématographique (2011) », sur FNAC

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marivaux, Théâtre complet, vol. 1, Gallimard,‎ 1993, 1204 p. (ISBN 2-07-011259-4), Bibliothèque de la Pléiade, éd. H. Coulet et M. Gilot. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Albert Barrera-Vidal, « Les Différents niveaux de langue dans le Jeu de l’amour et du hasard de M », Die Neueren Sprachen, 1966, no 15, p. 378-384.
  • Karine Bénac, « Dissensions langagières et efficacité de la parole dans Le Jeu de l’Amour et du Hasard », Champs du Signe : Sémantique, Poétique, Rhétorique, 1996, p. 89-104.
  • Karine Bénac, « Fantasio et Le Jeu de l’amour et du hasard : Une Même Quête de l’identité ? », Littératures, print.-aut. 2003, no 48-49, p. 49-63.
  • André Blanc, « Marivaux à rebours : du hasard à la nécessité », Dramaturgies : langages dramatiques, Paris, Nizet, 1986.
  • Marguerite Boulet-Sautel, « Théâtre et droit : Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard », Études sur l’ancienne France offertes en hommage à Michel Antoine, Paris, École des Chartes, 2003, p. 97-100.
  • (en) Thomas M. Carr, « Marivaux’s Jeu de l’amour et de la raison », Australian Journal of French Studies, jan.-avr. 1984, no 21 (1), p. 15-25.
  • (en) Derek F. Connon, « The Servant as Master: Disguise, Role-Reversal and Social Comment in Three Plays of Marivaux », Studies in the Commedia dell’Arte, Cardiff, U of Wales P, 1993, p. 120-137.
  • Michel Gilot, « Du Jeu de l’amour et du hasard aux Fausses Confidences : remarques sur l’évolution du théâtre de Marivaux », Études Littéraires, été 1991, no 24 (1), p. 9-18.
  • (de) Annelie Hegenbarth-Rösgen, « Zufall, Liebe und Intrige-Marivaux: Le Jeu de l’amour et du hasard », Neusprachliche Mitteilungen aus Wissenschaft und Praxis, Aug. 1986, no 39 (3), p. 180-186.
  • Jacques Lacant, « Du Jeu de l’amour et du hasard aux Affinités électives », Langue, littérature du XVIIe et du XVIIIe siècle : mélanges offerts à M. le Professeur Frédéric Deloffre, Paris, Soc. d’Édition d’Enseignement Supérieur, 1990, p. 655-666.
  • Gérard Lahouati, « Le Philosophe et le misanthrope : langage, théâtre et philosophie dans La Double Inconstance et Le Jeu de l’amour et du hasard », nov. 1996, no 7, p. 133-144.
  • (en) Cynthia Osowiec Ruoff, « The Smile of the Mind: From Molière to Marivaux », Analecta Husserliana, 1998, no 56, p. 43-56.
  • John Pappas, « Le Réalisme du Jeu de l’amour et du hasard », dans Essays on the Age of Enlightenment in Honor of Ira O. Wade, Genève, Droz, 1977, p. 255-260.
  • Annie Rivara, « Le Comique et le sublime dans le théâtre de Marivaux », Pensée de Marivaux, Amsterdam, Rodopi, 2002, p. 35-51.
  • David Trott, « Du jeu masqué aux Jeux de l’amour et du hasard : l’évolution du spectacle à l’italienne en France au XVIIIe siècle », L’Homme et la nature, Edmonton, Academic Printing & Pub., 1986, p. 177-190.
  • (en) Amy Wyngaard, « Switching Codes: Class, Clothing, and Cultural Change in the Works of Marivaux and Watteau », Eighteenth-Century Studies, 2000, no 33 (4), p. 523-541.
  • Jean Fleury, Marivaux et le marivaudage, Paris, Plon, 1881, p. 129-131.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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