Le Hohwald

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Le Hohwald
Entrée du Hohwald par la partie ouest du village.
Entrée du Hohwald par la partie ouest du village.
Blason de Le Hohwald
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Barr
Intercommunalité CC Barr-Bernstein
Maire
Mandat
Michel Gewinner
2014-2020
Code postal 67140
Code commune 67210
Démographie
Gentilé Hohwaldois, Hohwaldoises
Population
municipale
505 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 18″ N 7° 19′ 49″ E / 48.405, 7.330348° 24′ 18″ Nord 7° 19′ 49″ Est / 48.405, 7.3303  
Altitude Min. 450 m – Max. 1 099 m
Superficie 20,84 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.lehohwald.fr

Le Hohwald est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue sur la partie est du village du Hohwald.

Le ban de la commune du Hohwald s'étend entre 600 et 1 100 m d’altitude sur environ 10 kilomètres de la vallée au Champ du Feu. Le centre du village est situé à une altitude de 600 mètres et se niche dans une clairière, à proximité de montagnes et de forêts de sapins et de hêtres. Il est situé à six kilomètres au sud-ouest du mont Sainte-Odile à 13 km d'Obernai et à 37 km de Strasbourg et la ville de Colmar est à 45 km du Hohwald. L'accès y est facilité en prenant la voie rapide A 35 (sortie 13). La commune du Hohwald dépend du canton de Barr et de l'arrondissement de Sélestat-Erstein. Le ban de la commune du Hohwald occupe une superficie d'environ 10 km, allant de la Vallée jusqu'au Champ du Feu. Le Hohwald est une étape de la partie vosgienne (versant alsacien) du sentier de grande randonnée GR 5 et du sentier européen E2.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Hohwald
Natzwiller Ottrott,
Saint-Nabor
Belmont du Hohwald Barr,
Andlau
Breitenbach Albé Reichsfeld

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Écart dans la partie nord du Hohwald en direction du col du Creuzweg.
Il existe au Hohwald de nombreuses fermes transformées en chambres d'hôtes. Ici la ferme auberge Zundelmutte située au col du Creuzweg.
Villa Mathis au col du Creuzweg (768 mètres d'altitude).
Mairie-École du Hohwald.
Salle polyvalente du Hohwald.
  • Le col du Kreuzweg (768 mètres d'altitude)
  • Zundelpkopf
  • Le Champ du feu (1 090 mètres d'altitude)
  • Altmelkerei (940 mètres d'altitude) ou « Chaume des Veaux »
  • Neu-Melkerei
  • Kälberhütte (près du col du Kreuzweg)
  • Försterguth
  • Zundelhutte
  • Furstenplatz
  • Weidenthalhof
  • Louisenthal
  • Das Eck
  • Sperberbächel-Hof (ruisseau des éperviers)

Les hameaux[modifier | modifier le code]

Le Howald possède plusieurs hameaux qui sont disséminés à travers toute l'étendue du village et à des altitudes variées. Le plus bas est celui de la vallée, à 450 mètres et le plus haut celui du Champ du Feu à 1 090 mètres. À l'origine tous les hameaux étaient recouvert par la forêt et furent construits de toute pièce après la Révolution, à l'époque ou tous les seigneurs de la vallée furent dépossédés de leurs biens. La famille Choiseul, qui possédait des biens dans la vallée, fut contrainte à l'exil ; tous ses biens furent confisqués et vendus à la Révolution, le 11 octobre 1791. Aujourd'hui, la plupart des hameaux sont occupés par des métairies et quelques pâtés de maisons.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Hohwald, qui est une commune encore jeune, doit sa naissance à un décret de la cour de Colmar du 16 avril 1867. Elle regroupe différents hameaux qui ont fait partie administrativement de cinq communes : Breitenbach, Erlenbach, Barr, Andlau et Ottrott et étaient regroupés en une seule entité comprenant environ 500 habitants à sa naissance. Vers la fin du Moyen Âge le territoire est partagé par trois copossesseurs : l'évêque de Strasbourg avec les seigneurs du Val de Villé en copropriété, la seigneurie de Barr et l'abbaye d'Andlau.

Les premiers habitants du Hohwald se fixent semblent-t-il après la guerre de Trente Ans. La ville de Strasbourg propriétaire des terrains encourage la venue d'immigrés de Suisse (anabaptistes pour la plupart) pour s'établir dans la contrée. Ils s'établissent le plus souvent vers les chaumes pour y pratiquer l'élevage et défricher les terres. Ils construisent peu à peu des fermes et des scieries pour exploiter le bois, qui deviendront par la suite des hameaux. Mais le territoire ne se développe véritablement qu'à partir de la moitié du XVIIe siècle.

À partir du XIXe siècle, Le Howald sort de son isolement grâce à la construction de routes et d'une voie ferrée. Une station climatique voit le jour et de nombreuses personnalités de toute l'Europe y viennent au début du XXe siècle.

Pendant tout le XIXe siècle, le Hohwald est connu comme une station touristique de renommée mondiale. Quelques riches Strasbourgeois y installent leur résidence secondaire et certaines fermes sont aménagées en pension ou en hôtel.

Des personnalités importantes du monde politique ou artistique, comme Sarah Bernhardt (1844-1923), l'acteur Benoît Constant Coquelin dit Coquelin aîné (1841-1909), le maréchal Joffre (1852-1931), le chancelier Konrad Adenauer (1876-1967) ou encore la reine Juliana des Pays-Bas (1909-2004) firent du Hohwald leur lieu de villégiature pendant la belle saison. Émile Mathis (1880-1956), le constructeur des automobiles Mathis dans l'entre-deux-guerres (usines à La Meinau, quartier sud-ouest de Strasbourg) qui a construit la villa Mathis, typique du style Art déco des années trente – due à l'architecte Armand-Albert Rateau – dans laquelle il venait se ressourcer et où il accueillait les personnalités politiques et industrielles de l'époque.

Le Hohwald est recouvert par une vaste étendue de forêts, environ 9/10e,dont la grande partie appartient à la ville de Strasbourg.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Le Hohwald

Les armes du Hohwald se blasonnent ainsi :
« D'argent aux trois coupeaux de gueules, mouvant de la pointe, sommés chacun d'un sapin de sinople. »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1867 1882 Charles Dolter    
1882 1890 Henri Ropp    
1890 1907 Louis Bohy    
1907 1918 Charles Rochelle    
1918 1925 Charles Marchal    
1925 1931 Robert Bohy    
1931 1940 Henri Hazemann    
1944 1968 Henri Hazemann    
1968 1971 Marcel Stoquert    
1971 1977 André Marchal    
mars 1977 mars 2008 Gérard Hazemann    
mars 2008 en cours Michel Gewinner[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 505 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1871. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910
691 649 682 648 629 624 612 646 643
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
575 601 582 599 655 588 465 480 461
1982 1990 1999 2006 2008 2011 - - -
402 360 386 469 492 505 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cascade du Kreuzweg[modifier | modifier le code]

Cascade du Creuzweg

Il existe dans les alentours du Hohwald toute une série de ruisseaux qui serpentent les collines pour aller rejoindre l'Andlau jusqu'au Rhin. À la sortie de la vallée, vers le Kreuzweg, existe une belle cascade qui fait l'objet de visites régulières de la part des touristes de passage.

Stèle de Karsakov[modifier | modifier le code]

Deux diplomates russes du nom de Karsakov ont effectué plusieurs séjours au Hohwald en souhaitant être inhumés dans la commune. Le père, décédé au Hohwald en 1882, et le fils trois ans après, sont enterrés dans le même caveau. La tombe des Karsakov est située dans le parc du Séquoia au Louisenthal.

Les quatre pierres[modifier | modifier le code]

Les Quatre Pierres, œuvre d'Annette Bucher et de Stephan Roher
Le Grand Hôtel, fréquenté pendant très longtemps par d'illustres personnalités
Fontaine Heidi-Hautval

De nombreux artistes ont laissé leurs œuvres au Hohwald. Un certain nombre de sculptures peuvent ainsi être admirées dans le village. Il existe 15 sculptures disséminées dans le village, dont Les Quatre Pierres, œuvres d'Annette Bucher et Stephan Roher. Ces quatre pierres ont été sculptées dans le grès des Vosges et mis à la disposition de la commune du Hohwald.

Roue à aube[modifier | modifier le code]

Fontaine Heidi-Hautval[modifier | modifier le code]

Ce monument érigé en l'honneur du docteur Marthe Adélaïde Hautval a été réalisé grâce à la participation de généreux donateurs. Il a été inauguré le 11 novembre 1991 en présence de personnalités et de membres de la famille Hautval. La construction de ce monument a donné l'idée de créer un « chemin de la mémoire et des droits de l'homme » reliant le camp du Struthof, distant de 14 km et le mémorial d'Alsace-Lorraine à Schirmeck ainsi que d'autres lieux de mémoire. Heidi Hautval est née au Hohwald le 1er janvier 1906. Elle a défendu les valeurs de l'éthique humaine devant l'adversité. Elle est décédée le 12 octobre 1988 à Groslay (Val-d'Oise). La façade de la fontaine est ornée d'une épitaphe rédigée en onze langues « Pense et agis selon les eaux claires de ton être ».

Grand Hôtel[modifier | modifier le code]

Les hôtels et pensions se sont développées au Hohwald. En 1856, le premier hôtel est érigé par la veuve du garde forestier de l'ancienne métairie Dorothé Kuntz. Ce bâtiment est complété en 1872 par son fils Jean-Hippolyte Kuntz en construisant le Grand Hôtel. L'édifice accueillait beaucoup de touristes français et étrangers. Une maison de bains est notamment aménagée en 1890. À son apogée, le Grand Hôtel est fréquenté par de hautes personnalités telles que les reines des Pays-Bas, Wilhelmine et Juliana, le prince Von Köller, le ministre du Royaume-Uni, Hoare Belisha, le maréchal Joffre, Anatole France, Édouard Schuré, les compositeurs Reynaldo Hahn et Marie Joseph Erb, le pianiste Gaston Paderrewski, etc. En 1930-1945, l'hôtel périclite lentement, pour fermer en 1990. Après une période creuse de quelques années, l'hôtel connaît une entière réfection en 2004 pour être ensuite confié à plusieurs gestions différentes. Il est à ce jour ouvert à tous.

Villa le Bois-Joli (1885)[modifier | modifier le code]

Elle est au centre du village, et d'une grande esthétique. Cette villa été construite en 1885 par M. Schoop qui serait une copie d'une maison détruite par le feu à Andlau. Plusieurs personnalités ont séjourné dans cette villa, dont entre autres Lord Belisha, le ministre de la Guerre du Royaume-Uni, le général de Gaulle, etc.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-de-la-Nativité (1851)[modifier | modifier le code]

Église catholique Notre-Dame de la Nativité
Intérieur de l'église catholique du Hohwald

C'est en 1850 que la paroisse catholique est fondée. Dédiée à Notre-Dame-de-la-Nativité, l'église est construite par l'architecte strasbourgeois Eugène Petiti. Le bâtiment de l’église abrite un certain nombre de mobiliers récupérés en divers endroits par le chanoine Schir nommé à la tête de la paroisse. À la fondation de la paroisse en 1851, le village comptait environ 250 catholiques et 370 protestants. Avec l'augmentation régulière du nombre d'habitants de religion catholique, un comité se mit en place pour faire construire une église. La ville de Strasbourg céda un terrain de 25 ares sur la rive gauche de l'Andlau. Une quête dans le village rapporta 14 000 francs auxquels il faut ajouter une subvention du préfet, environ 500 francs, et une loterie du même montant. L'évêque de Strasbourg attribua à la paroisse 225 francs, l'impératrice Eugénie 300 francs. Trois communes, Barr, Breitenbach et Erlenbach mirent à la disposition de la paroisse une somme de 900 francs. Les travaux commencèrent en février 1851 pour s'achever le 4 novembre de la même année. Le chanoine Schir inaugura l'église sous le nom de Notre-Dame de la Nativité. Le curé d'Andlau consacra les deux cloches, œuvres de Louis Edel de Strasbourg. En 1922 deux autres cloches furent ajoutées par Causard de Colmar. Le maître hôtel en chêne Louis XIV que l'on voit à l'église provient de l'abbaye cistérienne de Neubourg. À l'intérieur de l'église on peut admirer plusieurs fresques de René Kuder (1882-1962), par exemple au chœur Les Paysans du Hohwald et Les Bûcherons du Hohwald.

Temple protestant (1900)[modifier | modifier le code]

Le temple protestant et le presbytère

La paroisse protestante est fondée le 6 mai 1830. Un premier bâtiment, transformé ensuite, est construit près du lieu-dit « la Neumelkerei ». Ensuite un second temple est érigé en pleine forêt, entre la Neumelkerei et la scierie. C'est en 1820 que fut évoqué pour la première fois l'intention d'ériger un temple protestant au Hohwald lors d'une réunion prise à cet effet par le consistoire de Strasbourg. Le gouvernement de l'époque exigea que la prise en charge des frais de construction du temple soit accompagnée par l'installation du presbytère et de l'école. Avant cette époque, le culte protestant dépendait du consistoire de Sainte Marie-aux-Mines. Cependant, les pasteurs du Ban de la Roche avaient déjà pris l'habitude d'aller visiter les familles de rite protestant pour célébrer les mariages, les baptêmes et les enterrements. Le terrain acheté pour 500 francs, près du lieu appelé Lindehütte, abrita le bâtiment du futur temple dont la construction s’effectua entre 1833 et 1834 sous l'autorité de l'architecte Kühlmann. Un autre terrain acheté à la ville de Strasbourg permit d'agrandir le temple dès 1890. Les travaux durèrent une dizaine d'année pour s'achever le 23 septembre 1900. Depuis, les travaux d’embellissement et les réparations dues aux deux guerres n'ont cessé de se développer. Depuis sa création en 1834 et aujourd'hui, la paroisse protestante a été desservie par 30 pasteurs ou vicaires.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fritz Ehrenberg, Le Hohwald et ses environs dans les Vosges, Zurich, 57 pages
  • Paul Didier, Sites des Vosges, Le Hohwald et ses environs, Strasbourg, Berger-Levrault, 1866
  • Frédéric Schmutz Clairière, Un village pas comme les autres, Le Hohwald au cœur des sapins, 1979, 37 pages
  • Jean-Marie Le Minor Barr-Hohwald-Mont Sainte-Odile, Éditions Alan Sutton, Jouéles-Tours, 2000, 128 pages
  • Maria Graziana Gewinner-Patarnello, Promenade intemporelle, collection Mémoire de vies, Éditions Carré Blanc, Strasbourg (2009) (ouvrage disponible en mairie)
  • Claire Wagner-Rémy, Sur les traces du passé... Une petite histoire illustrée du Hohwald, 2012, 80 pages

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]