Le Gai Savoir (Nietzsche)

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Le Gai Savoir
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Auteur Friedrich Nietzsche
Genre Philosophie, poésie
Version originale
Titre original Die fröhliche Wissenschaft
Éditeur original E. Schmeitzner, puis E.W. Fritzsch
Langue originale Allemand
Pays d'origine Drapeau d'Allemagne Allemagne
Date de parution originale 1882 et 1887
Version française
Chronologie
Aurore   link= Aurore Aurore Ainsi parlait Zarathoustra Ainsi parlait Zarathoustra  link= Ainsi parlait Zarathoustra

Le Gai Savoir est un ouvrage de Friedrich Nietzsche, publié en 1882, sous le titre original Die fröhliche Wissenschaft, la gaya scienza.

Sommaire

[modifier] Préface à la seconde édition

Dans sa préface, Nietzsche contextualise son projet : de ses provenances toutes de soupçons et de souffrances morales, faisant explicitement référence à une certaine appréhension de la psychologie en tant que libératrice des affres de la maladie, à l'antiquité grecque qu'il affectionne particulièrement pour ce que les Grecs anciens auraient été, de son avis philologique, « superficiels... par profondeurs ! », en passant par la conjecture que les personnes de sa trempe sont destinées à vivre une existence tragique, ressentie comme délivrance, par opposition « au troupeau », qui se nourrirait de certitudes satisfaites.

[modifier] Plaisanteries, ruse et vengeance et Chansons du prince Vogelfrei

Il s'agit de 63 poèmes espiègles et d'anecdotes contrastées, mis en vers et rimés, comme en amuse-gueule avant les cinq livres, de même que les 13 Chansons du prince Vogelfrei en appendice interviennent comme en récréation, à moins que les cinq livres soient leur prétexte, pour ce que Nietzsche y traduit pleinement sa gaieté, en écho au §84 sur « L'origine de la poésie », où il pose la question :

« N'est-ce pas une chose extrêmement plaisante que de voir les philosophes les plus sérieux, si sévères qu'ils soient le reste du temps avec toute certitude, en appeler sans cesse à des sentences de poètes pour assurer force et crédibilité à leur pensée ? »

Entre l'amuse-gueule et la récréation, ou bien l'essentiel encadrant les cinq livres, Nietzsche joue littérairement sur cette ambiguïté, relevant ainsi l'ambivalence même de sa conception de l'existence, saisie entre la recherche de la vérité intrinsèquement mortelle, et l'illusion intrinsèquement vitale (cf. Par-delà bien et mal), ou relevant encore le couple dynamique Dionysos/Apollon : le premier, principe chaotique et, le second, principe esthétique, où les sens donnent forme au chaos, produisant l'illusion de l'intelligibilité du monde, alors qu'il ne s'agirait que d'anthropomorphismes.

[modifier] Les cinq livres

[modifier] Situation de l'ouvrage dans l'œuvre de Nietzsche

Nietzsche dit du Gai savoir, dans Ecce homo, qu'il est une introduction à Ainsi parlait Zarathoustra, de même que Par-delà bien et mal est (toujours d'après Ecce homo) son commentaire.

[modifier] Traductions françaises

[modifier] Voir aussi

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