Le Génie des alpages (album)

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Le Génie des alpages
1er album de la série Le Génie des alpages
Auteur F'murr

Éditeur Dargaud
Première publication 1973, édité en 1976
ISBN 2205008811
Nb. de pages 48

Prépublication Pilote
Albums de la série Le Génie des alpages
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Le premier tome de la série Le Génie des alpages, bande dessinée réalisée par F'murr (dessin et scénario), possède le titre générique de la série ; les planches sont publiées pour la première fois le 11 janvier 1973 dans la revue Pilote et éditées en album en 1976 par Dargaud.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Le premier tome présente les personnages principaux de la série, et des personnages secondaires plus ou moins récurrents.

Le chien[modifier | modifier le code]

Ce chien de berger, bipède et sentencieux, est le personnage principal dans ce tome (il est présent dans toutes les histoires). Son nom n'est pas indiqué (il ne sera toujours pas nommé après 14 tomes). Généralement placide et inventeur de génie, il pratique des méthodes de gestion du troupeau pour le moins originales.

Le berger[modifier | modifier le code]

Bien qu'absent de 2 histoires, il est l'autre personnage principal du tome 1 de la série. Dépassé par la loufoquerie de son chien, et surtout de ses brebis, il laisse généralement le chien régler les problèmes générés par le troupeau.

Romuald le bélier[modifier | modifier le code]

Bélier noir plutôt teigneux et autosatisfait, son rôle est assez limité dans cet album, se limitant souvent à une apparition au niveau d'une seule image. Sa présence s'affirme dans les dernières histoires du tome 1.

Le mouton Einstein[modifier | modifier le code]

Il présente quelques ressemblances physiques avec son illustre homonyme, mais là s'arrête la ressemblance. Ses discours pseudo-scientifiques ne sont prétexte qu'à développer des idées totalement loufoques. Il est frère et ami du mouton Rostand (qui ressemble, lui, à Jean Rostand) ; les brebis, par contre, le tiennent un peu à l'écart, lui intimant souvent de « la fermer ».

Les autres personnages[modifier | modifier le code]

Outre les brebis, le tome 1 du Génie des alpages introduit divers personnages récurrents, comme Berthold (un chien Saint-bernard stupide), Kattarsis (un sphynx égyptien souhaitant devenir chien de berger), un lion errant (qui recherche son petit Liré), la brebis zinzin (qui se comporte comme un chien mais lit le cours de la bourse dans le journal), mais aussi un aviateur, des aigles, des serpents, un renard et un indien, types de personnages qui reviendront régulièrement au cours de la série.

Voir aussi :

Les différentes histoires[modifier | modifier le code]

Elles sont généralement présentées sous forme de double page.

  1. Au cours de cette histoire, où des brebis se battent sans que ni le chien, ni le berger ne songent à intervenir, le lecteur fait connaissance du mouton Einstein.
  2. Il y est question d'oiseaux migrateurs, de vernis à ongles et de lynchage de touristes (une des occupations favorites des personnages de la série). Le bélier Romuald et la brebis zinzin font leur première apparition, et le lecteur retrouve le mouton Einstein.
  3. Première apparition du lion errant qui veut devenir chien de berger, au grand dam des brebis.
  4. Première apparition de Berthold, le chien sauveteur stupide, qui tente de marchander avec le chien et se fait entourlouper. Brève apparition du lion errant qui continue à chercher son petit Liré.
  5. Le chien et le berger suivent le destin tragique d'un bocal contenant une population de cornichons délirants.
  6. Le troupeau se fait décimer par un mystérieux rapace, qui se révèle être d'une drôle d'espèce...
  7. Première apparition de Kattarsis, le sphynx égyptien, ramené par le lion errant. Le chien lui apprend le métier de chien de berger, avec l'aide de la brebis zinzin.
  8. Des cadavres de touristes sont retrouvés, exsangues, scalpés, dévalisés, jetés au fond d'un ravin. Le chien a des soupçons sur l'origine de ces « chutes malencontreuses ».
  9. Le berger fait une insomnie et fait sauter les brebis pour compter les moutons. Le lecteur apprend à l'occasion plusieurs des noms des brebis, ainsi que leur nombre à ce stade de l'histoire (118). À noter la première apparition d'un type de personnage qui deviendra récurrent dans la série, un serpent.
  10. Le chien et les brebis montent un spectacle de cirque pour distraire Kattarsis, atteint par le mal du pays. Le lion errant et Romuald le bélier font une courte apparition dans cette histoire.
  11. La brebis Caramelle veut être aimée pour elle-même. Le chien et le lion errant la consolent...
  12. Un monsieur chargé d'une inspection sanitaire rend visite au troupeau. Le lion errant fait une démonstration de ses qualités de chien de berger en regroupant les bêtes.
  13. La rencontre entre Saint-Exupéry (personnage souvent cité dans la série) et le petit prince, revue à la sauce F'murr. Brève apparition du serpent et de Berthold, le chien sauveteur.
  14. La brebis shetland Mac Havenshnockbulltoch se fait traiter de snob par le reste du troupeau. Les brebis vont apprendre ce qu'il en coûte d'insulter une Mac Havenshnockbulltoch.
  15. Le berger, exaspéré par le comportement déjanté de son chien, va voir ses brebis, qui sont en pleine contemplation mystique de la brebis Clopinette. Le mouton Einstein lui explique pourquoi.
  16. Un touriste anglais souhaite serrer le sabot et être présenté à tous les membres du troupeau. Le lecteur apprend dans cette histoire les noms d'une bonne partie du troupeau, qui profite de l'occasion pour émettre une série de commentaires cultes (comme le lion errant qui demande à une brebis avec laquelle il se dispute si elle veut « une grande baffe de lion sur sa petite tête de mouton »).
  17. Romuald le bélier vient de comprendre que "les deux machins tordus qu'il a sur la tête" servent à donner des coups. Il va amplement faire usage de ce nouveau savoir. La brebis zinzin, un aigle (à l'accent belge) et un renard noir (ou un loup ?) font une brève apparition dans cette histoire.
  18. Un Amérindien se met en premier plan de l'image et occulte les phylactères relatant une histoire absurde racontée par le chien (histoire que l'indien, apparemment, est le seul à comprendre).
  19. Un bélier taillé comme un athlète défie Romuald dans un duel "cornes à cornes", sous l'arbitrage de Kattarsis. Si le résultat de la rencontre est prévisible, les conséquences le sont moins.
  20. Un aigle essaie d'enlever la brebis Molécule. Mal lui en prend. Un des rares exemples de solidarité dans ce troupeau.
  21. Le lion errant rapporte une grosse girafe en peluche rose made in Hong Kong.
  22. Le berger et son chien discutent sur ce que peut bien être une litote.
  23. Un touriste passe, le berger, une brebis et Romuald répondent à ses questions et lui donnent des informations notoirement fausses. Le touriste prend des notes. Quand il s'en va, on peut lire sur le dos de sa veste : "CNRS" (Centre National de la Recherche Scientifique).

Les nombreux clins d'œil[modifier | modifier le code]

Le Génie des alpages est une série bourrée de références littéraires, historiques et scientifiques. Cet album ne fait pas exception. Le lecteur y trouve des allusions ou références directes :

  • à la théorie de la relativité d'Einstein à travers la brebis Einstein et la célèbre formule E = mc² (histoires 1, 2, 5, 13, 15, 16 et 21)
  • à Joachim du Bellay et son poème "Heureux qui comme Ulysse" à travers la recherche par le lion errant de son petit Liré (histoires 3, 7, 10 et 21)
  • à Daniel-Rops (histoire 4)
  • à Jacques Prévert et son poème "Inventaire" à travers l'évocation, à la fin d'une énumération, non pas d'un raton-laveur, mais d'un raton-vapeur (histoire 4)
  • à Harpo Marx par le biais d'une brebis à grande chevelure rousse, jouant de la harpe (histoire 7), qui elle-même proteste en image au nom de Beethoven et Mozart
  • à Antoine de Saint-Exupéry et son roman Le Petit Prince (histoire 13)
  • à Nessie, le monstre du Loch Ness (histoire 14)
  • au docteur David Livingstone (devenu docteur Livingroom dans l'histoire 16)
  • à Eugénie Grandet (devenue l'Eugénie des alpages dans l'histoire 16)
  • à Corneille et son œuvre Le Cid (la célèbre réplique de Chimène, « va, je ne te hais point », est citée comme exemple de litote dans l'histoire 22).
  • à F'murr lui-même : l'avion de Saint-Exupéry (histoire 13) porte les lettres d'identification FMuR, et le loup de l'histoire 17 est le même que celui de l'album « Au loup! », dessinée par F'murr, c'est-à-dire le loup du conte "Le petit chaperon rouge".

Références[modifier | modifier le code]