Le Feu (roman)

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Le Feu
Image illustrative de l'article Le Feu (roman)
Les Poilus lors de la première bataille de Verdun en 1916.

Auteur Henri Barbusse
Genre Roman de guerre
Pays d'origine Drapeau de la France France
Éditeur éditions Flammarion
Date de parution novembre 1916
Nombre de pages 378

Le Feu (sous-titré Journal d'une escouade) est un roman de guerre autobiographique d'Henri Barbusse paru sous forme de feuilleton dans le quotidien L'Œuvre à partir du 3 août 1916, puis intégralement à la fin de novembre 1916 aux éditions Flammarion. Il reçoit la même année le Prix Goncourt.

Historique[modifier | modifier le code]

Ce livre que Barbusse, engagé volontaire en 1914 (il avait alors 41 ans et souffrait de problèmes pulmonaires)[1], tira de son expérience personnelle du front, a été longuement mûri et pensé en première ligne pendant vingt-deux mois dans les tranchées de décembre 1914 à 1916. Barbusse tout au long de l'année 1915 tient un carnet de guerre où il note des expériences vécues, les expressions des poilus, et dresse des listes diverses et variées. Ce carnet servira de base à la composition de son roman dont l'essentiel de l'écriture l'occupera durant le premier semestre 1916 alors qu'il est convalescent à l'hôpital de Chartres puis à celui de Plombières[1]. Le roman est découpé en vingt-quatre chapitres, qui paraissent d'abord sous forme de feuilleton dans le quotidien L'Œuvre, avant d'être publié par les éditions Flammarion en novembre de la même année et d'obtenir, quelques jours plus tard, le prix Goncourt[2].

Ce roman est considéré comme l'une des œuvres littéraires majeures concernant la Première Guerre mondiale. Il fut traduit en anglais sous le titre Under Fire dès 1917 par Fitzwater Wray et publié chez J. M. Dent & Sons.

Résumé[modifier | modifier le code]

Henri Barbusse est le narrateur et personnage principal de ce récit. Le narrateur de ce livre se situe durant la plupart du temps en focalisation interne... À la guerre, il est accompagné par de nombreux camarades : Volpatte, Fouillade, Barque, Farfadet, Eudore, Paradis, Poilpot, Poitron, Tirette, Blaire, Cocon et Bertrand. Durant les vingt-deux mois qu'il passe en première ligne, il prend en note les expressions des soldats, leurs craintes, mais aussi fait part, à travers son récit, de la peur et de l'horreur dans laquelle il vit.

Controverse[modifier | modifier le code]

Jean Norton Cru conteste la véracité de ce roman sur plusieurs points[3], par exemple, l'activité déployée après un combat dans une tranchée surtout quand elle a été conquise.

Éditions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Biographie d'Henri Barbusse par Pierre Paraf dans l'édition du Feu au Livre de poche, 1988, p.6-17 (ISBN 978-2-253-04741-4)
  2. Du côté de chez Drouant : Le Goncourt de 1903 à 1921 émission de Pierre Assouline sur France Culture le 27 juillet 2013.
  3. Jean Norton Cru, Essai d'analyse et de critique des souvenirs de combattants édités en français de 1915 à 1928, Presses universitaires de Nancy, 1993 (Ed. Les Etincelles, 1929 pour l'édition originale)[1]

Annexes[modifier | modifier le code]

ESGE.

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Article connexe[modifier | modifier le code]