Le Doulos

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le Doulos est un film français de Jean-Pierre Melville sorti en 1962.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Maurice Faugel a mal supporté son séjour en prison, durant lequel sa femme a été abattue. Par vengeance, il tue le receleur Gilbert Varnove avec sa propre arme, alors que celui-ci prépare des bijoux volés. Ce butin doit être remis à Nuttheccio et Armand, dont l’arrivée provoque la fuite de Faugel, avec le revolver et le magot. Par précaution, il dissimule le tout dans un endroit désert, au pied d'un réverbère.

Le lendemain, Silien, son meilleur ami, lui apporte du matériel chez Thérèse, la logeuse et amie de Faugel, pour faire un cambriolage. Silien est mal vu dans le milieu, il a la réputation d’être un « doulos », c’est-à-dire un indicateur. Pendant le cambriolage d'un hôtel particulier par Faugel et son complice Rémy, Silien revient chez Thérèse, et la contraint à lui donner l’adresse où le « casse » doit avoir lieu, puis il la ligote et la bâillonne avant probablement de prévenir la police (ce qui n'est pas montré). À l'arrivée des policiers, Faugel et son complice prennent la fuite, des coups de feux éclatent, Rémy et l’inspecteur Salignari sont tués, Faugel reçoit une balle et il s’évanouit.

Récupéré par un inconnu, qui reste dans l'ombre mais dont on comprend que c'est probablement Silien, Faugel se réveille dans un lit sans savoir qui l'a sauvé alors qu'un médecin lui retire la balle. Se sentant traqué, il confie à son hôtesse un dessin qui représente la cache des bijoux et qu'elle doit donner à Jean, l'ami commun de Faugel et Silien. Pendant ce temps, Thérèse est assassinée, le meurtre étant maquillé en accident de voiture. Faugel est arrêté par le commissaire principal Clain, avec l'aide de Silien, qu'il a obtenue en le menaçant de l'impliquer dans une affaire de drogue. Faugel est vainement interrogé par le commissaire Clain qui l'inculpe du meurtre de Gilbert Varnove. Il se retrouve alors en prison convaincu qu'il a été dénoncé par Silien et, se pensant perdu, promet les millions qu'il a enterrés à son camarade de cellule en échange du meurtre du doulos.

Mais Silien profite du séjour en prison de Faugel pour préparer une mise en scène qui innocente Faugel du meurtre de Varnove et laisse croire que Nuttheccio et Armand se sont entretués, à cause des bijoux qui réapparaissent opportunément. Faugel est alors remis en liberté et Silien lui raconte une version fort différente du déroulement apparent des faits : c'est Thérèse qui l'aurait dénoncé et Silien se serait chargé de le venger en son nom en éliminant Thérèse, qui a été tuée par Jean. Faugel accepte l'explication et, pris de remords, tente d’empêcher le meurtre de Silien par son ancien camarade de cellule. Mais celui-ci tue Faugel qui s'est rendu chez Silien, avant que ce dernier ne s'entretue avec le tueur, alors même que Jean, le complice de Silien est arrêté par la police qui a trouvé chez lui la preuve de son implication dans le meurtre de Thérèse. L’histoire se termine donc par l'élimination de tous les protagonistes.

Commentaire[modifier | modifier le code]

« Doulos », en argot signifie « chapeau », mais il désigne aussi un indicateur. Le roman dont le film est une adaptation était plus spécialement localisé à Montmartre, Melville a ignoré cette donnée pour l'élargir à l'ensemble de l'espace urbain. Si chacun de ses films est particulier, celui-ci se veut un hommage au film noir américain que le réalisateur admirait.

"Doulos" du grec ancien δούλοςδύςoδολος, déchiffré par le docteur Sylvestre Babèdre, qui signifie "esclave", esclave de sa situation d'indicateur, de son désir de violence, de sa dévotion altruiste et pourtant si pulsionnelle...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Melville avait déjà dirigé Jean-Paul Belmondo dans Léon Morin, prêtre.

Lien externe[modifier | modifier le code]