Le Docteur danse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le Docteur danse
Épisode de Doctor Who
Titre original The Doctor Dances
Numéro d'épisode Saison 1 (2de série)
Épisode 10
Réalisation James Hawes
Scénario Steven Moffat
Production Phil Collinson
Durée 45 minutes
Diffusion Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni :
28 mai 2005 sur BBC1
Drapeau de la France France :
3 décembre 2005 sur France 4
Personnages Docteur :
9e (Christopher Eccleston)
Compagnons :
Rose Tyler, Jack Harkness
Epoque 1941
Chronologie
Précédent Drôle de mort L'Explosion de Cardiff Suivant
Liste des épisodes

Le Docteur danse est le 10e épisode de la saison 1 de la deuxième série de la série télévisée Doctor Who. Diffusé pour la première fois sous le titre de The Doctor Dances (« le Docteur danse ») le 28 mai 2005 sur la chaîne BBC1, l'épisode est suivi par près de 6,17 millions de téléspectateurs.

En 2006 l'épisode et son prédécesseur « Drôle de mort » gagnent le Prix Hugo dans la catégorie série ou court métrage[1].

Distribution[modifier | modifier le code]

Résumé[modifier | modifier le code]

Suite à l'épisode précédent, Le Docteur, Rose Tyler et Jack Harkness sont entourés par les malades étranges aux masques à gaz qui réclament leur mère dans le Royal Albion Hospital. Le Docteur les gronde comme des enfants et leur enjoint de retourner dans leur chambre. Les malades lui obéissent. L'enfant au masque, Jamie, qui avait rattrapé sa soeur Nancy, l'abandonne également. Le trio enquête dans la chambre d'hôpital où l'enfant avait été amené, et le Docteur réalise que Jamie est encore en train de découvrir ses nouveaux pouvoirs, et va devenir de plus en plus dangereux. Jamie arrive justement : il est retourné « dans sa chambre » comme les autres patients, qui se remettent tous à poursuivre le trio. Il se retrouvent enfermés dans une pièce, mais Jack parvient à se téléporter dans son vaisseau spatial d'où il se met à passer du jazz sur la radio pour empêcher Jamie de les repérer. En attendant des secours, Rose et le Docteur parlent de chose et d'autres, en particulier de danse, utilisé dans un sens équivoque. Elle veut le faire - littéralement - danser mais Jack parvient enfin à les récupérer dans son vaisseau.

Le Docteur utilise la technologie du vaisseau - des « nanogènes » - pour soigner une blessure puis discute avec Jack Harkness qui explique qu'il est un agent renégat de l'Agence du temps qui souhaite lui vendre le vaisseau qui s'est écrasé sur Londres, et accepte de le lui montrer. Nancy pendant ce temps est arrêtée par des soldats en essayant de se rendre sur le site. Elle est gardée par un soldat qui présente les symptômes maintenant familiers. Il se transforme en mort-vivant à masque à gaz et lui demande si elle est sa maman. Pour le calmer, elle lui chante une berceuse jusqu'à l'arrivée du Docteur, qui la libère. Le Docteur examine l'objet et l'identifie comme la ruine vide d'un vaisseau ambulance d'origine Chula, comme celui que Jack utilise. Jack finit par admettre qu'il essayait de l'escroquer et qu'une bombe allemande doit tomber bientôt sur les ruines du vaisseau entre la vente et la prise de possession, mais nie avoir fait quoi que ce soit pour déclencher les événements étranges. Le Docteur le détrompe : le vaisseau-ambulance n'était pas vide mais rempli de nanobots. Ceux-ci, non-familiers avec l'anatomie humaine, ont pris le corps abîmé du petit Jamie, mort portant un masque à gaz fondu sur son visage comme modèle, et s'emploient à créer une armée à son image. Justement, cette armée converge présentement vers le vaisseau, dont l'alarme s'est déclenchée. Le Docteur comprend aussi enfin la question que l'enfant leur fait demander obsessivement. Nancy avoue qu'elle est sa mère et non sa sœur, mais il ne reste plus assez d'intelligence à l'enfant pour comprendre. Par contre, lorsqu'elle le prend enfin dans ses bras, les nanobots reconnaissent la filiation et leur erreur et restaurent l'enfant à la vie. Le masque à gaz devient un vrai masque à gaz, séparé du visage du garçon. Le Docteur leur enjoint de réparer tous les autres mort-vivants, qui se retrouvent de surcroît guéris de leurs maux et pour certain munis des membres manquants.

La bombe allemande arrive enfin, mais Jack parvient à l'arrêter en plein air et à l'emporter sur son vaisseau, après avoir fait ses adieux. Pour remplacer l'explosion manquante, le Docteur déclenche l'auto-destruction du vaisseau-ambulance et retourne au TARDIS avec Rose, plein de jubilation car pour une fois « personne ne meurt ». Jack cependant, constate avec horreur qu'il ne peut larguer la bombe dans l'espace sans la déclencher, et que l'ordinateur de bord ne lui voit aucun moyen de survie. Pendant qu'il se résigne à la mort en sirotant un martini, il entend du jazz jouer dans son vaisseau. Le TARDIS vient de se matérialiser : il entre avant l'explosion et danse avec ses nouveaux amis.

Continuité[modifier | modifier le code]

  • Sur la bombe sur laquelle Jack s'assied on lit les mots Schlechter Wolf, ce qui signifie « mauvais loup » en allemand (mais la traduction n'est pas bonne) et donc bad wolf en anglais. Les faux sites de Mickey Smith[2] et de UNIT[3] mentionnent d'ailleurs la disparition d'une bombe nommée le « Schlechter Wolf ». Les mots Bad Wolf sont le fil rouge de la série, expliqué dans l'épisode du même nom.
  • Le LIe siècle d'où vient le capitaine Jack Harkness est assez récurrent dans la série Doctor Who. C'est par exemple dans ce siècle que le robot K-9 a été fabriqué et quelques épisodes de l'ancienne et de la nouvelle séries utilisent cette époque.
  • Le Docteur dit à Rose qu'en 900 ans de vie il a certainement du « danser » à une époque ou une autre. Le terme « danser » est alors un sous-entendu sexuel que la série réutilise notamment dans « La Cheminée du temps »[4]. La phrase « le monde ne va pas s'arrêter si le Docteur danse » est un clin d'œil aux fans pour qui il est impossible de donner une sexualité au Docteur. La seule fois où le Docteur a été vu en train d'effectuer des pas de danse était dans une aventure du 7e Docteur « Delta and the Bannermen».
  • Lorsque Nancy s'approche du lieu où se trouve le vaisseau Chula, on peut entendre l'amorce de ce qui devient la thème de la série Torchwood.
  • L'arme de Jack est réutilisée par River Song dans la Bibliothèque des ombres, deuxième partie.

Références culturelles[modifier | modifier le code]

  • La façon dont Jack Harkness est assis sur la bombe dessus rappelle le film Docteur Folamour.
  • On entend deux chansons de Glenn Miller, In the Mood et Moonlight Serenade.

Production[modifier | modifier le code]

Scénarisation[modifier | modifier le code]

Prévu dans les documents de travail du retour de la série en 2003, l'épisode en double partie, intitulé « World War II » ou « Captain Jax ». Pour écrire ce double épisode, le nouveau producteur, Russell T Davies fait appel à Steven Moffat un scénariste qui s'est dit intéressé pour écrire un nouvel épisode dès l'annonce du retour de la série en 2003. Le double épisode gagne assez vite les titres de The Empty Child (« l'enfant vide ») et The Doctor Dances (« le Docteur danse »)

Le nom de l'espèce alien dont la technologie altère le corps de l'enfant, « Chula » vient du nom du restaurant indien dans lequel Steven Moffat, Paul Cornell, Mark Gatiss et Robert Shearman ont fêté la signature de leur contrat lors du renouvellement de la série en février 2004. Dans les premiers brouillons du scénario, le père de Jamie devait aider Nancy et les orphelins de façon anonyme. La fin de l'épisode aurait révélé qu'il est allemand, expliquant la honte de Nancy. Steven Moffat avait initialement appelé la nanotechnologie de la bombe des « nanites » mais ce terme fut supprimé du script car il rappelait trop la nanotechnologie utilisée dans la série Star Trek : La Nouvelle Génération[5]. Steven Moffat s'amuse à réintroduire une phrase qu'il avait écrite pour la sitcom Joking Apart : "Life is just nature's way of keeping meat fresh" (« La vie n'est que le moyen que la nature a trouvé pour garder la viande fraîche »).

Tournage[modifier | modifier le code]

Le double épisode fit partie du quatrième bloc du troisième bloc de tournage de la saison en même temps que « Un jeu interminable. » Le réalisateur engagé pour cet épisodes fut James Hawes, un réalisateur connu pour avoir tourné de nombreux épisodes de série télé comme The Bill, Holby City ou Sea Of Souls.

Le tournage démarra les 17 et 18 décembre 2004 à Unit Q2, à Cardiff, le studio principal servant aux épisodes de la série. Il fut repris à partir du 4 janvier 2005 par 4 jours de tournage dans les locaux de la Cardiff Royal Infirmary, pour les scènes se situant dans l'hôpital fictif d'Albion Hospital. Les scènes se situant dans les rues étroites furent filmées à Womanby Street à Cardiff les 9 et 10 janvier. Le tournage à l'infirmerie reprit du 11 au 14 janvier. La scène où Rose est accrochée à un ballon fut filmée dans un hangar de la RAF dans le Vale of Glamorgan le 17 janvier.

Les scènes se déroulant dans le vaisseau de Jack et à l'intérieur du TARDIS furent enregistrées à Unit Q2 les 18 et 20 janvier et les scènes se déroulant près du lieu du crash du vaisseau Chula furent tournées non loin des rails de chemins de fer dans le Vale of Glamorgan, le 21 puis du 23 au 27 janvier. Une maison à Grangetown servit pour l'extérieur de la maison des Lloyd le 28 janvier. Le tournage des scènes dans le TARDIS reprit du 31 janvier au 7 février à Unit Q2 et les scènes dans la maison des Lloyd furent filmées à Newport les 9 et 11[6].

L'épisode étant trop court, Steven Moffat écrit une scène supplémentaire où Nancy revient réconforter les orphelins et une machine à écrire se met à taper toute seule. Elle est tournée à Unit Q2 le 25 février.

Diffusion et Réception[modifier | modifier le code]

Lors de sa première diffusion le 28 mai 2005, l'épisode a rassemblé 6,86 millions de téléspectateurs soit 35.9% des part d'audiences[7].

Critiques[modifier | modifier le code]

L'acteur Colin Baker, qui a joué le 6eme docteur, affirme qu'il s'agit de son double épisode préféré de la série.

Le magazine SFX trouve que cet épisode en deux parties a « tout » et trouve que la fin de l'épisode est « drôle, surprenante, réchauffante et pleine de bon sentiment sans être mièvre »[8]. En 2012 dans ce magazine, Dave Golder nomme l'épisode comme étant un bon exemple d'épisode de science-fiction avec un « enfant effrayant ».[9] Dek Hogan du site Digital Spy dit détester Barrowman dans le rôle du capitaine Jack, mais trouve que l'épisode reste un des plus « particulièrement effrayants » de la série et aime la « brieveté et l'étrangeté du caméo de Richard Wilson. »[10] Il dit plus tard que le double épisode est l'un des plus effrayants de la série[11].

Arnold T Blumburg du magazine Now Playing donne à l'épisode la note de A, trouvant que l'épisode « amène la production et l'écriture à un très haut niveau » et trouve que l'épisode arrive à faire « passer du blabla-technique avec beaucoup de précision ».[12]

La scène où le Docteur, Rose et Jack sont surpris par l'enfant dans « sa chambre » fut classée dans les votes pour les « Golden Moment of 2005 » de la BBC[13].

En 2008, le journal The Daily Telegraph liste l'épisode comme le 4eme meilleur épisode depuis le retour de la série[14]. Selon un sondage du Doctor Who Magazine en 2009, l'épisode en deux partie se plaça comme 5eme des meilleurs épisodes de Doctor Who[15]. En 2011, entre les deux parties de la saison 6 de Doctor Who, le site The Huffington Post nomme ce double épisode comme l'un des cinq épisodes essentiels à regarder pour les nouveaux téléspectateurs[16].

En 2006 l'épisode et sa suite « Le Docteur danse » gagnent le Prix Hugo dans la catégorie série ou court métrage[1].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) 2006 Hugo Awards sur le site officiel.
  2. Hitler's Last Secret?
  3. PRESS STATEMENT: Unexploded WWII Bomb Warnings
  4. Épisode Weird Science, dixième épisode de la série Doctor Who Confidential. Diffusé pour la première fois le 28 May 2005 sur la chaîne BBC Three du réseau BBC.
  5. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées audiocomm.
  6. (en) « The Doctor Dance - Story Locations », Doctor Who The Location Guide (consulté le 14 décembre 2013)
  7. (en) Gary Russell, Doctor Who: The Inside Story, London, BBC Books,‎ 2006 (ISBN 978-0-563-48649-7), p. 139
  8. « Doctor Who: The Empty Child/The Doctor Dances », SFX,‎ 28 mai 2005 (consulté le 28 avril 2012)
  9. Dave Golder, « 10 More Episodes That Every Sci-Fi Show Must Have », SFX,‎ 12 décembre 2012 (consulté le 15 décembre 2012)
  10. Dek Hogan, « No love for the Island », Digital Spy,‎ 22 mai 2005 (consulté le 28 avril 2012)
  11. Dek Hogan, « The Global Jukebox », Digital Spy,‎ 19 juin 2005 (consulté le 28 avril 2012)
  12. Arnold T Blumburg, « Doctor Who - "The Doctor Dances" », Now Playing,‎ 1 juin 2005 (consulté le 27 mars 2013)
  13. BBC - Entertainment - TV Moments
  14. « The 10 greatest episodes of Doctor Who ever », The Daily Telegraph,‎ 2 juillet 2008 (consulté le 11 février 2012)
  15. Lester Haines, « Doctor Who fans name best episode ever », The Register,‎ 17 septembre 2009 (consulté le 9 août 2011)
  16. Catherine Lawson, « Catch Up With 'Doctor Who': 5 Essential Episodes », The Huffington Post,‎ 9 août 2011 (consulté le 12 février 2012)