Ocean Diamond

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Ocean Diamond
Image illustrative de l'article Ocean Diamond
Le Diamant en Antarctique

Autres noms Femhill
Begonia
Song of Flower (1989—2004)
Le Diamant (2004—2012)
Type Paquebot
Histoire
Lancement 1974, puis 2004
Mise en service mai 2004
Caractéristiques techniques
Longueur 124,19 m
Maître-bau 16 m
Tirant d'eau 4,98 m
Tonnage 8 282 UMS (Universal Measurement System)
Propulsion diesel-électrique
Puissance 7 473 ch
Vitesse 16 nœuds
Ponts 5
Autres caractéristiques
Passagers 226
Équipage 130
Pavillon France puis Bahamas (2012)
IMO 7325629

L’Ocean Diamond est un paquebot de croisière construit en tant que car-ferry en 1974 puis transformé dans les années 1980 en paquebot. Il navigue pour Quark Expeditions. De 2004 à 2012, il a été l’un des navires de la Compagnie du Ponant sous le nom de Le Diamant.

Historique[modifier | modifier le code]

Ce navire construit en 1974 par le chantier naval norvégien Kristiansands était à l’origine un car-ferry nommé Femhill, puis Begonia. Il a été racheté en 1989 par la société américaine Radisson Seven Seas Cruises.

Refait entièrement à neuf en 1986 et converti en navire à passagers, la coque et la passerelle étant les seules parties conservées du navire original, renommé Explorer Starship, il devient en 1989 le Song Of Flower.

En 2004, deux filiales de CMA-CGM (Compagnie maritime d'affrètement - Compagnie générale maritime), le tour-opérateur « Tapis Rouge Croisières » et l’armateur nantais la Compagnie du Ponant unissent leurs efforts et deviennent propriétaires à parts égales du paquebot le Song Of Flower (« Le Chant des fleurs »).

Les nouveaux propriétaires français destinent ce navire luxueux — classé 4 étoiles[Par qui ?] — et à taille humaine, en exclusivité aux marchés francophones. Ils le baptisent Le Diamant.

D’importants travaux d’amélioration sont alors menés à Nantes par le cabinet Flahault Design & Associés. L’ambiance des espaces mis à la disposition des passagers, bien qu’inspirée du « bon goût français », se veut légèrement différente de celle des autres navires de la CIP, Le Ponant et Le Levant. Il s’agit d’une « décoration plus épicée et colorée utilisant les moquettes, soies, velours et passementeries, issue des songes ou des nuits les plus millésimées »[réf. nécessaire].

C’est aussi un navire d'expédition équipé pour atteindre les destinations polaires. En particulier son faible tirant d’eau lui permet de naviguer dans des zones à faible profondeur, notamment en Antarctique. Le Diamant est enregistré IAATO (International Association of Antarctica Tour Operator) depuis 2005.

Après une croisière inaugurale au départ de Nice en mai 2004, Le Diamant appareille pour l’Europe du Nord et le Groenland, puis pour une circumnavigation autour de l’Amérique du Sud.

En mai 2010 puis mai 2011, la flotte de la CIP s’agrandit de 2 sister-ships modernes, Le Boréal et L'Austral.

Fin 2011, la compagnie du Ponant revend le navire à des investisseurs. Celui-ci est depuis affrété par Quark Expeditions.

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

  • Longueur hors tout : 124,19 m
  • Nombre de ponts : 5
  • Largeur : 16 m
  • Tirant d’eau : 4,98 m maxi
  • Jauge brute /nette : 8 282 UMS / 2 676 UMS
  • Port en lourd: 3 433 t
  • Moteurs principaux : 2 moteurs diesel de 7 473 CV) fabriqués par WICHMANN Motorfabrik. Les moteurs sont des V10 de 22 l de cylindrée unitaire, soit 220 000 cm3 par moteur.
  • Propulsion : 2 hélices (vitesse de rotation fixe et orientation des pales variable)
  • Puissance totale : 5 502 kW
  • Vitesse : 16 nds
Antarctique - Baie Cuverville
  • Stabilisateurs anti roulis : 2 ailerons avec asservissement de position électro-hydraulique
  • Classification : Bureau Veritas
  • Certification glace : ICE Class 1D (Conditions de glace très légère).

Outre les fonctions motrices et de services (air climatisé, éclairage, chauffage,...) et afin de satisfaire aux exigences de la navigation en zone polaire, notamment en Antarctique, le navire est équipé de systèmes de recyclage. Installation de traitement des déchets, de désalinisation de l'eau de mer, compacteuse à déchets, recyclage de l'eau, broyeuse de bouteilles en verre, etc. assurent l'exigence de zéro rejet en mer. Tout est conservé à bord et déchargé lors des escales périodiques.

Le navire emmène à son bord — outre les embarcations de secours réglementaires — une dizaine de bateaux pneumatiques et une annexe qui permet le débarquement à terre d'une centaine de passagers, lorsque les fonds n'autorisent pas l'accostage à quai du Diamant.

Équipage[modifier | modifier le code]

  • Officiers et sous-officiers : une dizaine de personne — hommes et femmes — assurent le commandement du navire (commandant, commandant en second, ice-master dans les zones polaires, plusieurs lieutenants et plusieurs élèves officiers). Outre la direction du bateau, ces personnels assurent également le pilotage — souvent acrobatique — des canots pneumatiques lors des débarquements.
  • Marins : un maître d’équipage (le « bosco ») et une dizaine de matelots assurent les manœuvres, l'entretien du navire et sont également mobilisés lors des débarquements en canots pneumatiques pour assurer la sécurité des passagers.
  • Personnels techniques : un chef mécanicien et une équipe machine de 17 personnes incluant mécaniciens, électroniciens et électriciens ont en charge la surveillance constante et la maintenance des machines.
  • Personnel hôtelier, cabiniers, animation, services à bord, plateau artistique : une centaine de personnes dont plus de vingt à la cuisine (service et gastronomie « à la française » oblige).

Hôtellerie et équipements[modifier | modifier le code]

Le Diamant peut accueillir jusqu’à 226 passagers dans 113 cabines et suites de 17 à 37 m2. Toutes les cabines ont une vue sur l’extérieur et 10 possèdent un balcon. Elles sont toutes équipées de salles de bains avec douche ou baignoire, télévision, équipements multimédia et mini-bar.

La restauration est assurée dans 3 restaurants, le restaurant principal (200 couverts), un restaurant à thème avec réservation et lorsque le temps le permet, un restaurant extérieur. Pour les loisirs, un grand salon, un club, 4 bars, une bibliothèque, une boutique complètent les équipements intérieurs. Une salle de fitness, un salon de coiffure et un salon de massage accueillent les passagers.

Un salon d’observation panoramique (avec bar) est situé au-dessus de la passerelle de commandement.

Circuits[modifier | modifier le code]

Jusqu'à l'hiver 2010/2011 où Le Diamant va s'aventurer dans les eaux du Sud-Est Asiatique,remplacé par Le Boréal pour son circuit en Antarctique et Amérique du Sud, la navigation se déroulait comme telle :

À partir de mai, Le Diamant sillonne en général la Méditerranée, puis en juin, met le cap au nord vers la Baltique, les fjords norvégien, le cap Nord, le Spitzberg, la mer de Baffin et le Groenland.

De retour en Méditerranée et en Mer Noire de septembre à novembre, il se prépare alors à traverser l’Atlantique vers l’Amérique du Sud.

Pendant l’été austral, (de décembre à mars) les croisières se succèdent autour du sous-continent américain de Buenos Aires à Valparaíso, avec des escales en Argentine en descendant toujours plus vers le sud, la Patagonie, la Terre de Feu.

Enfin de décembre à février, c’est le clou de la saison avec plusieurs « croisières expéditions » au départ d’Ushuaïa.

Au programme, les îles Malouines (que les Argentins appellent Malvinas et les Anglais Falkland), la Géorgie du Sud et la péninsule Antarctique après avoir franchi le passage de Drake et la Convergence antarctique.

En mars, le navire remonte au Nord par l'océan Pacifique en faisant découvrir à ses passagers, les fjords chiliens, les îles Ballestas au Pérou, la côte de l’Équateur et bien d’autres lieux.

Puis c’est le franchissement du canal de Panama et une dernière croisière transatlantique vers l’Europe pour quelques semaines au port avant de repartir pour un nouveau circuit.

Spécificités[modifier | modifier le code]

Le concept de « croisière-expédition » spécifique à la CIP, allie le charme des croisières à la française, à la découverte de la nature en compagnie de guides naturalistes expérimentés (ornithologues, glaciologues, géologues, historiens, spécialistes des mammifères marins...).

Son faible tirant d'eau permet au Diamant d'accéder à des sites peu accessibles. Mais le programme des croisières dans les régions polaires est aussi souvent tributaire des conditions météorologiques.

Lorsqu’elles sont favorables, Le Diamant et ses canots pneumatiques permettent alors d’accéder à des sites uniques par la faune qu’on y découvre ou des sites historiques, par exemple comme lorsque les traces du passage de Jean-Baptiste Charcot en Antarctique ou d’Ernest Shackleton en Géorgie du Sud sont encore visibles.

Dans ces parages des pôles, Le Diamant propose à ses passagers de débarquer au plus près des manchotières, des rookeries, des glaciers, des fjords et même sur la banquise, en respectant les principes stricts édictés par l’IAATO[1] dont la Compagnie du Ponant[2] est membre.

Événements récents[modifier | modifier le code]

  • En 2009, l’homme politique français Michel Rocard « ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles arctique et antarctique » a officié comme conférencier sur le navire lors de deux séries de croisières en Antarctique et au Groenland.
  • En février 2010, Le Diamant a effectué ses dernières croisières dans l’hémisphère austral, avant de rejoindre l'Asie du Sud Est. À partir de l'hiver 2010/2011, il sera remplacé dans les mers polaires par Le Boréal et L'Austral.
  • En 2011, Le Diamant est racheté par un fonds de pension et géré par la compagnie International Shipping Partners. Immatriculé à Nassau il bat désormais pavillon des Bahamas sous le nom d’Ocean Diamond.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Toutes les informations relatives au Diamant ont été vérifiées et autorisées par la Compagnie du Ponant, ainsi que par ses officiers et les inspecteurs IAATO présents à bord.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. IAATO
  2. Compagnie du Ponant