Le Dernier Homme (Atwood)

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Le Dernier Homme
Auteur Margaret Atwood
Genre Roman
Science-fiction
Version originale
Titre original Oryx and Crake
Éditeur original McClelland and Stewart (Canada)
Bloomsbury (UK)
Doubleday (U.S.)
Langue originale Anglais canadien
Pays d'origine Drapeau du Canada Canada
Date de parution originale mai 2003
ISBN original 978-0-7710-0868-9
Version française
Traducteur Michèle Albaret-Maatsch
Éditeur Robert Laffont[1]
Collection Pavillons
Date de parution février 2005
Nombre de pages 400
ISBN 978-2-221-10101-8

Le Dernier Homme (titre original Oryx and Crake) est un roman d'anticipation dystopique écrit en 2003 par l'auteure canadienne Margaret Atwood. Le Dernier Homme, parfois comparé pour son style et ses thèmes à des romans comme 1984 de George Orwell et Le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley a été nommé pour le Man Booker Prize l'année de sa sortie.

Les événements de ce roman se passent en même temps que ceux d'un autre roman de Margaret Atwood, Le Temps du déluge (The Year of the Flood) paru en 2009. Certains personnages sont présents dans les deux livres.

L'auteure a déjà déclaré qu'elle catégorise plutôt son roman comme une fiction spéculative plutôt que comme roman de science-fiction, argumentant que ce dernier ne traite pas de « choses qui n'ont pas encore été inventées »[2].

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans un monde post-apocalyptique où les hommes semblent avoir disparu, les seules formes de vie sont de menaçants animaux modifiés génétiquement: "louchiens" (wolvogs), "porcons" (pigoons), "rasconse" (rakunks), "serprat" (snats) et les "Crakers", de curieux enfants, très naïfs, qui surnomment le personnage principal - qui semble être le dernier être humain - Snowman (en référence à l'Homme des Neiges).

En alternance avec les chapitres qui se passent dans ce monde inquiétant, d'autres chapitres présentent l'enfance, l'adolescence et le début de la vie adulte de Snowman - Jimmy de son prénom. On découvre rapidement deux personnages : Oryx, pour qui Jimmy a le coup de foudre, et Crake, le meilleur ami de Jimmy, qui jouent non seulement des rôles cruciaux dans la vie de Jimmy, mais aussi dans l'enchaînement d’événements qui mènent au monde désolé de Snowman.

Thèmes[modifier | modifier le code]

Dans ce roman, Margaret Atwood retourne aux thèmes dystopiques qu'elle avait déjà abordés dans La Servante écarlate. Le dernier homme explore les possibles conséquences éthiques, sociales, économiques d'un développement scientifique et technologique effréné. Par exemple, les animaux transgéniques, remis en liberté lors de la catastrophe qui met fin à l'humanité, illustrent les risques de la xenotransplantation ou le génie génétique. La société présentée dans le roman promeut une commercialisation extrême du sexe. La banalisation de la pornographie et de la prostitution qui s'ensuit, qui implique même les enfants, démontre, selon l’auteur, le danger d'une telle valeur.

Les personnages d'Oryx et de Crake illustre aussi le danger de la déshumanisation causé par la pensée scientifique. Ses deux personnages, dans leurs dialogues rapportés par les souvenirs de « Snowman », Jimmy, un détachement de leurs sentiments et le leur condition humaine est clairement visible. C'est cette « humanité cachée » qui, finalement, cause la fin du monde, si l'on peut dire, par le biais de Crake car celui-ci, même s'il semble déconnecté du réel et n'avoir aucun sentiments, reste un homme avant tout avec des passions.

Le titre même de l'ouvrage ainsi que les personnages des « Crakers », êtres humains perfectionnés qui ne ressentent ni désir et ni pulsion de mort, renvoient au concept du « dernier homme » de Friedrich Nietzsche (dans Ainsi parlait Zarathoustra). La connaissance de ce concept aide à comprendre le roman d’Atwood.

Personnages[modifier | modifier le code]

Accueil de l'œuvre[modifier | modifier le code]

En français :

Jean-Paul Engélibert, "L'éloge posthumain des humanités. Oryx & Crake de Margaret Atwood et les fictions de l'homme fabriqué depuis R.U.R.", Revue de littérature comparée, n° 332, 2009, p. 459-470.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Page du livre sur le site de l'éditeur Robert Laffont http://www.laffont.fr/livre.asp?code=2-221-10101-4
  2. Atwood, Margaret (Friday 17 June 2005). "Aliens have taken the place of angels". The Guardian (London). http://www.guardian.co.uk/film/2005/jun/17/sciencefictionfantasyandhorror.margaretatwood