Le Crime de l'Orient-Express

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Crime de l'Orient-Express (homonymie).
Le Crime de l'Orient-Express
Auteur Agatha Christie
Genre Roman policier
Version originale
Titre original Murder on the Orient Express
Éditeur original Collins
Langue originale Anglais
Pays d'origine Royaume-Uni
Date de parution originale 1934
Version française
Traducteur Louis Postif (1934)
Jean-Marc Mendel (1998)
Éditeur Librairie des Champs-Élysées
Collection Le Masque, n° 169
Date de parution 1935
Nombre de pages 255 p. (1935)
Série Hercule Poirot
Chronologie
Précédent Le Couteau sur la nuque Drame en trois actes Suivant

Le Crime de l'Orient-Express (Murder on the Orient Express dans l'édition britannique originale) est un roman policier écrit par Agatha Christie et publié en 1934.

Le Crime de l'Orient-Express est, avec Dix petits nègres, l'un des romans d'Agatha Christie ayant connu le plus grand succès. Il a été traduit en plus de trente langues. La partie du récit concernant le personnage de Ratchett est inspirée d'un crime réel, l'affaire du kidnapping de l'enfant de Charles Lindbergh tandis qu'Agatha Christie s'inspire d'un fait divers comme toile de fond de son roman, un incident survenu en février 1929, le Simplon-Orient-Express (version de l'Orient-Express créé par les Alliés suite au traité de Versailles) bloqué par un blizzard pendant six jours près de Cherkeskoy en Turquie[1].

Résumé[modifier | modifier le code]

Hercule Poirot, venu résoudre une affaire, est en Syrie à la gare d’Alep, à 5 heures du matin. Il repart vers à Istanbul où il compte faire un peu de tourisme. Quand il arrive à l’hôtel, le concierge, lui donne un télégramme lui disant de retourner à Londres. Il prend alors un billet pour l’Orient-Express en direction de Londres et va manger au restaurant de l’hôtel. Il reconnait son ami M. Bouc qui va aussi en direction de Londres. Dans le train, M. Ratchett, un riche américain est tué au milieu de la nuit. Il examine le corps avec l’aide du docteur Constantine. Il a été tué de douze coups de couteau. M. Poirot découvre vite que le vrai nom de M. Ratchett est Cassetti, connu comme ayant dirigé la bande qui avait enlevé la petite Daisy Amstrong et exigé une rançon de deux cent mille dollars. Le cadavre de la petite fille fut retrouvé après le paiement de la rançon. Traumatisée, la mère de Daisy mourut en accouchant d’un deuxième enfant et son mari, désespéré, se tira une balle dans la tête. Poirot, en collaboration avec M. Bouc et le docteur Constantine, interroge les passagers du train et découvre un grand nombre d’informations complémentaires. Plus tard, il trouve l’arme du crime dans le sac à éponge de Mrs Hubbard.

Personnages[modifier | modifier le code]

Personnages hors de cause[modifier | modifier le code]

  • M. Bouc, le directeur de ligne belge de la Compagnie des wagons-lits ;
  • M. Constantine, médecin grec ;
  • Ratchett alias Cassetti, la victime.
  • Hercule Poirot, détective privé chargé de l'enquête.

Suspects[modifier | modifier le code]

  • Hector MacQueen, secrétaire de la victime ;
  • Le colonel Arbuthnot, des Indes britanniques ;
  • Edward Masterman, valet de la victime ;
  • Antonio Foscarelli, exubérant homme d'affaires italien ;
  • Mary Debenham, gouvernante anglaise arrivant de Bagdad par le « Taurus-Express » ;
  • Greta Ohlsson, missionnaire suédoise ;
  • Le comte Rudolf Andrenyi, diplomate hongrois ;
  • La comtesse Helena Andrenyi, son épouse ;
  • Natalia Dragomiroff, vieille princesse russe ;
  • Hildegarde Schmidt, gouvernante allemande de la princesse ;
  • Mrs Caroline Hubbard, extravagante veuve américaine ;
  • Cyrus Hardman, vendeur texan de rubans de machines à écrire ;
  • Pierre Michel, le conducteur français du wagon-lits de Calais.

Éditions[modifier | modifier le code]

Éditions originales anglo-saxonnes
  • (en), Murder on the Orient Express, W. Collins, Sons & Co., Londres, 1934, 254 p.
  • (en), Murder in the Calais Coach, Dodd, Mead & Company, New York, 1934; vi + 302 p., (LCCN 34004677).
Éditions françaises
  • Le Crime de l'Orient-Express (traduit de l'anglais par Louis Postif), Librairie des Champs-Élysées, coll. « Le Masque » no 169, Paris, 1935, 248 p., (notice BnF no FRBNF31945480p).
  • Le Crime de l'Orient-Express (traduit de l'anglais par Jean-Marc Mendel), pages 197-402, contenu dans : Agatha Christie, 4, Les années 1934-1935, Librairie des Champs-Élysées, coll. « Les Intégrales du Masque », Paris, 1992, XX-1202 p., [ISBN erroné selon le catalogue général de la BNF], (notice BnF no FRBNF35498796b).
  • Le Crime de l'Orient-Express (traduit de l'anglais par Jean-Marc Mendel - traduction entièrement révisée), Éditions du Masque, « La Bibliothèque idéale d'Agatha Christie », Paris, 2013, (ISBN 978-2-7024-3938-8), (notice BnF no FRBNF43583504).
Livre audio en anglais
Livre audio en français

Honneurs[modifier | modifier le code]

Le Crime de l'Orient-Express occupe aussi la 41e place au classement des cent meilleurs livres policiers de tous les temps établi par l'association des Mystery Writers of America en 1995.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

À la radio[modifier | modifier le code]

  • (en), Murder on the Orient Express, dramatique radiophonique en 5 épisodes, écrite par Michael Bakewell, réalisée par Enyd Williams, diffusée par BBC Radio 4 du 27 au 31 décembre 1993. Disponible en disque compact audio : BBC Audiobooks, coll. « BBC Radio Collection », Londres, 2004, (ISBN 0563478349) ou (ISBN 978-0563478348).

En jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Une rumeur non vérifiée prétend que Le Crime de l'Orient-Express aurait été écrit par Agatha Christie au Pera Palas, hôtel historique d'Istanbul accueillant les voyageurs de l'Orient-Express.

L'auteure familière de l'Orient-Express va utiliser un événement survenu sur le parcours. Le train est en effet resté bloqué par la neige durant une semaine. Cette anecdote est relatée par Jean des Cars dans son livre L'Orient-Express paru en 1984.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Barnard, Robert. A Talent to Deceive – an appreciation of Agatha Christie, Londres, Fontana Books, 1990. (ISBN 0-00-637474-3)
  • Ruaud, André-François et Xavier Mauméjean. Hercule Poirot : une vie, Lyon, Les Moutons électriques, « La Bibliothèque rouge » no 22, 2012 (ISBN 978-2-36183-077-9)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) nnis Sanders et Len Lovallo, The Agatha Christie Companion, Delacorte Press,‎ 1984, p. 105–108

Voir aussi[modifier | modifier le code]