Le Crabe-tambour (film)
Le Crabe-tambour
Le Bouvet, escorteur d'escadre de type proche du Jauréguiberry sur lequel est tourné le film.
| Titre original | Le Crabe-tambour |
|---|---|
| Réalisation | Pierre Schœndœrffer |
| Scénario | Jean-François Chauvel et Pierre Schœndœrffer d'après un roman de ce dernier |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | Georges de Beauregard |
| Pays d’origine | France |
| Genre | Film de mer |
| Sortie | 1977 |
| Durée | 120 min |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Le Crabe-tambour est un film français, sorti en 1977, réalisé par Pierre Schœndœrffer, adapté de son roman éponyme publié en 1976 chez Grasset. Il est inspiré par des épisodes de la vie du lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume.
Sommaire |
Synopsis [modifier]
Atteint d'un cancer du poumon, un officier de la marine nationale française se voit confier un dernier commandement après l'avoir expressément réclamé, l'escorteur d'escadre Jauréguiberry dont c'est également la dernière mission avant son désarmement. Il est chargé de l'assistance et de la surveillance de la grande pêche sur les bancs de Terre-Neuve. Le commandant mène aussi une quête personnelle, enracinée dans les guerres coloniales françaises : croiser une dernière fois un homme qu'il a connu, devenu patron d'un chalutier. Nous apprenons dans le déroulement du film qu'il avait donné sa parole à cet homme, parole qu'il n'avait pas pu tenir à partir de certains événements politiques. Il est à supposer qu'il aura souffert, durant toute sa vie qui s'achève, de ses manquements.
Sa quête est relayée par les souvenirs du médecin du bord et de l'officier mécanicien, qui évoquent un lieutenant de vaisseau surnommé le « Crabe-tambour ». Les souvenirs et les témoignages se succèdent ; ils évoquent cette figure légendaire qui a marqué ceux qui l'ont connue, et les fait s'interroger sur leur propre vie.
Fiche technique [modifier]
- Titre : Le Crabe-tambour
- Réalisation : Pierre Schœndœrffer
- Scénario : Jean-François Chauvel et Pierre Schœndœrffer, d'après le roman éponyme de ce dernier
- Production : Georges de Beauregard
- Musique : Philippe Sarde
- Directeur de la photographie : Raoul Coutard
- Son : Raymond Adam
- Montage : Nguyen Long
- Assistants réalisateur : Léonard Guillain, Michel Picard, Marc Angelo (2e), Philippe Charigot (2e)
- Conseiller technique : Pierre Dubrulle
- Film français
- Durée : 120 minutes
- Format : Couleurs (Eastmancolor) - 1,66:1 - mono - 35 mm
- Genre : Film de mer
- Date de sortie : 9 novembre 1977
Distribution [modifier]
- Jean Rochefort : le capitaine de vaisseau (c-à-d le commandant, ou « le vieux »)
- Jacques Perrin : le lieutenant de vaisseau Willsdorff (le « Crabe-tambour »)
- Claude Rich : Pierre, le médecin major
- Jacques Dufilho : le chef mécanicien, dit « le chef »
- Aurore Clément : Aurore, l'infirmière à Saint-Pierre-et-Miquelon
- Odile Versois : l'épouse du bistrot de l'ancien gendarme qui a assisté au procès de Willsdorff
- François Dyrek : l'ancien gendarme, patron du bistrot
- Pierre Rousseau : Babourg, un ancien marin aux ordres du Crabe-tambour en Indochine qui retrouve Pierre, le médecin, par hasard, à Paris
- Plusieurs membres de l'équipage ont été figurants, notamment le maître timonier Wagner.
À propos du film [modifier]
Commentaire [modifier]
Sur Pierre Guillaume et le Crabe-tambour :
- « C’était un de ces capitaines légendaires ! Donc on a fait connaissance, et l’on s’est pris de sympathie. Quand j’ai commencé à écrire mon livre, Le Crabe-tambour, je me suis dit qu’il y avait dans son histoire quelque chose qui m’intéressait. Ce n’est pas sa biographie, c’est mon histoire telle que je l’ai rêvée... J’ai dédié mon roman à mon fils cadet, Ludovic, parce qu’enfant, il avait un petit ventre rond sur lequel il tambourinait, et comme il marchait à quatre pattes et de travers, je l’appelais le crabe. D’où le Crabe-tambour ! Vous voyez, c’est quelque chose de tout à fait personnel. Ce n’est pas sa vie, ce n’est pas la mienne. C’est autre chose[1]. » (Pierre Schœndœrffer)
Référence à La 317e Section [modifier]
Une scène montre le Crabe-tambour aux funérailles de son frère, l'adjudant Willsdorff. Sur la tombe se trouve une photo de ce dernier, avec Bruno Cremer dans le « rôle » . Schœndœrffer fait ainsi apparaître son ami et acteur fétiche tout en marquant le lien avec La 317e Section.
Pierre Guillaume figurant [modifier]
Le lieutenant de vaisseau Guillaume, dont le film s'inspire, a participé au tournage du Crabe-tambour comme conseiller technique. Lors de la scène du procès, il passait si souvent dans le champ de la caméra que Schœndœrffer a fini par lui demander de revêtir une robe de procureur. C'est ainsi qu'il s'est retrouvé figurant. Il y a notamment un gros plan sur lui après la réplique du « pacha » à Willsdorff.
Distinctions [modifier]
César du cinéma 1978 [modifier]
Remportés [modifier]
- César du meilleur acteur : Jean Rochefort
- César du meilleur acteur dans un second rôle : Jacques Dufilho
- César de la meilleure photographie : Raoul Coutard
Nominations [modifier]
- César du meilleur film
- César du meilleur réalisateur : Pierre Schœndœrffer
- César de la meilleure musique : Philippe Sarde
Notes et références [modifier]
- Propos sur lexnews.free.fr.
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
- (en) Le Crabe-tambour (film) sur l’Internet Movie Database
- Résumé du film
- Le Crabe-tambour sur Net-Marine
- Analyse par Juan Asensio
- Film français sorti en 1977
- Film réalisé par Pierre Schoendoerffer
- Adaptation d'un roman au cinéma
- Culture de Saint-Pierre-et-Miquelon
- Cinéma maritime
- Film sur la guerre d'Algérie
- Film tourné dans le Morbihan
- Film avec un César de la meilleure photographie
- Film avec un César du meilleur acteur dans un second rôle
- Film avec un César du meilleur acteur