Le Crabe-tambour (film)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Crabe-tambour.

Le Crabe-tambour

Description de cette image, également commentée ci-après

Le Bouvet, escorteur d'escadre de type proche du Jauréguiberry sur lequel est tourné le film.

Titre original Le Crabe-tambour
Réalisation Pierre Schœndœrffer
Scénario Jean-François Chauvel et Pierre Schœndœrffer d'après un roman de ce dernier
Acteurs principaux
Sociétés de production Georges de Beauregard
Pays d’origine France
Genre Film de mer
Sortie 1977
Durée 120 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Crabe-tambour est un film français, sorti en 1977, réalisé par Pierre Schœndœrffer, adapté de son roman éponyme publié en 1976 chez Grasset. Il est inspiré par des épisodes de la vie du lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume.

Sommaire

Synopsis [modifier]

Atteint d'un cancer du poumon, un officier de la marine nationale française se voit confier un dernier commandement après l'avoir expressément réclamé, l'escorteur d'escadre Jauréguiberry dont c'est également la dernière mission avant son désarmement. Il est chargé de l'assistance et de la surveillance de la grande pêche sur les bancs de Terre-Neuve. Le commandant mène aussi une quête personnelle, enracinée dans les guerres coloniales françaises : croiser une dernière fois un homme qu'il a connu, devenu patron d'un chalutier. Nous apprenons dans le déroulement du film qu'il avait donné sa parole à cet homme, parole qu'il n'avait pas pu tenir à partir de certains événements politiques. Il est à supposer qu'il aura souffert, durant toute sa vie qui s'achève, de ses manquements.

Sa quête est relayée par les souvenirs du médecin du bord et de l'officier mécanicien, qui évoquent un lieutenant de vaisseau surnommé le « Crabe-tambour ». Les souvenirs et les témoignages se succèdent ; ils évoquent cette figure légendaire qui a marqué ceux qui l'ont connue, et les fait s'interroger sur leur propre vie.

Fiche technique [modifier]

Distribution [modifier]

À propos du film [modifier]

Commentaire [modifier]

Sur Pierre Guillaume et le Crabe-tambour :

« C’était un de ces capitaines légendaires ! Donc on a fait connaissance, et l’on s’est pris de sympathie. Quand j’ai commencé à écrire mon livre, Le Crabe-tambour, je me suis dit qu’il y avait dans son histoire quelque chose qui m’intéressait. Ce n’est pas sa biographie, c’est mon histoire telle que je l’ai rêvée... J’ai dédié mon roman à mon fils cadet, Ludovic, parce qu’enfant, il avait un petit ventre rond sur lequel il tambourinait, et comme il marchait à quatre pattes et de travers, je l’appelais le crabe. D’où le Crabe-tambour ! Vous voyez, c’est quelque chose de tout à fait personnel. Ce n’est pas sa vie, ce n’est pas la mienne. C’est autre chose[1]. » (Pierre Schœndœrffer)

Référence à La 317e Section [modifier]

Une scène montre le Crabe-tambour aux funérailles de son frère, l'adjudant Willsdorff. Sur la tombe se trouve une photo de ce dernier, avec Bruno Cremer dans le « rôle » . Schœndœrffer fait ainsi apparaître son ami et acteur fétiche tout en marquant le lien avec La 317e Section.

Pierre Guillaume figurant [modifier]

Le lieutenant de vaisseau Guillaume, dont le film s'inspire, a participé au tournage du Crabe-tambour comme conseiller technique. Lors de la scène du procès, il passait si souvent dans le champ de la caméra que Schœndœrffer a fini par lui demander de revêtir une robe de procureur. C'est ainsi qu'il s'est retrouvé figurant. Il y a notamment un gros plan sur lui après la réplique du « pacha » à Willsdorff.

Distinctions [modifier]

César du cinéma 1978 [modifier]

Remportés [modifier]

Nominations [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Propos sur lexnews.free.fr.

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes [modifier]