Le Couronnement de Louis

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Illustration sur le manuscrit 24369, au recto du feuillet 75, au début de la chanson de geste Le Couronnement de Louis

Le Couronnement de Louis (Coronement du Roy Looye) est une chanson de geste anonyme datant du XIIe siècle qui met en scène Guillaume d'Orange, l'empereur Charlemagne et Louis, son jeune fils.

Argument[modifier | modifier le code]

L'empereur Charlemagne, se sentant affaibli par la vieillesse, veut transmettre la couronne à son fils Louis à l'âge de 35 ans. Il organise une cérémonie dans la chapelle palatine d'Aix-la-Chapelle devant une cour plénière, au cours de laquelle il veut faire de Louis son héritier officiel. Il prévient son fils qu'il n'aura la couronne que s'il la mérite par son courage et ses actions guerrières contre les Sarrazins. Le futur roi est effrayé par l'avenir qui l'attend et n'ose pas prendre la couronne que son père lui tend. Le duc Hernaut d'Orléans (ou Arnéïs d'Orléans, à ne pas confondre avec le frère aîné de Guillaume d'Orange qui porte le même nom[1]) en profite pour proposer à Charlemagne de prendre Louis en tutelle en attendant sa majorité, pour voir s'il peut le transformer en vrai chevalier ; mais son objectif réel est de prendre la tête de l'empire. Charlemagne accepte, mais Guillaume d'Orange a été prévenu de la machination d'Hernaut. Il se précipite dans la chapelle et assomme mortellement Hernaut. Il prend alors la couronne et la dépose sur la tête de Louis à la plus grande joie de l'empereur qui accepte de retarder son abdication le temps que Guillaume puisse exécuter un pèlerinage à Rome auquel il tient beaucoup.

Lors de ce pèlerinage, le roi sarrazin Gallafre s'apprête à ravager Rome. Il propose au pape que le sort de la cité soit décidé par un combat singulier entre deux champions. Le champion sarrazin est le roi Corsolt, un géant terrifiant. Bien sûr, le pape choisit Guillaume d'Orange comme champion. Celui-ci va finir vainqueur mais, au cours du combat, Corsolt va découper le bout du nez de Guillaume qui prendra ainsi le surnom de « Guillaume au Court Nez » (Guillaume au Cort Nès).

L'épisode de la désignation du jeune Louis comme successeur de Charlemagne est inspiré d'un fait réel relaté dans la chronique de Moissac. Le 11 septembre 813, l'empereur réunit une « grande assemblée du peuple » au palais d’Aix-la-Chapelle pour légiférer. Cette assemblée fait de Louis, qui est le dernier fils survivant de Charlemagne, un roi et un empereur.

Personnages[modifier | modifier le code]

À lire[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Ernest Langlois, Le Couronnement de Louis - Chanson de geste - publiée d'après tous les manuscrits connus, librairie de Firmin Didot et Cie, Paris, 1888

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Louis Gemenne, Comment Hernaut de Gironde devint-il Hernaïs d'Orléans ?, lire en ligne

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie complète: Archives de littérature du Moyen Âge