Le Cheval (nouvelle)

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Le Cheval
Publication
Auteur Léon Tolstoï
Langue russe
Parution Drapeau : Russie 1885

Le Cheval est une nouvelle de Léon Tolstoï parue en 1885.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Cheval a été publié dans le tome III des œuvres posthumes éditées par la femme de l'écrivain. Le narrateur est un cheval hongre pie surnommé l'Arpenteur.

Résumé[modifier | modifier le code]

Nester vient dans l’enclos des chevaux, selle le vieux hongre et emmène le troupeau au bord de la rivière. Le vieux hongre est bousculé par les jeunes juments. La vieille jument Viasopourika le reconnaît, alors tous les chevaux s’assemblent autour de lui et l’écoutent raconter sa vie.

Il est le fils d’Aimable 1er et de Baba. Sa robe est Pie, et cela semble un problème pour les hommes ; sa joie était de jouer avec les jeunes juments jusqu'à sa castration : « Il m’arriva une chose affreuse ». Il raconte ses débuts sous le harnais, attelé, ses capacités à la course : il court si vite qu’il est revendu pour ne pas faire de l’ombre aux autres poulains tout d’abord à un maquignon, puis à un hussard, le prince Nicolas, avec qui il passe les deux années les plus heureuses de sa vie.

Mais pour rattraper sa maîtresse qui s’enfuit, le prince le fait galoper pendant vingt-cinq verstes : il lui donne ensuite à boire, il ne s’en remettra jamais. Il fut revendu à un marchand, puis à un paysan qui le fait labourer.

Maintenant c'est la fin : il a la gale. L'équarrisseur le saigne, il tombe. Les chiens et les vautours se jettent sur la carcasse. La nuit, une louve vient se servir. Une semaine plus tard, il ne reste que quelques os.

Le prince ira pourrir dans un cercueil quelques années plus tard : son corps ne servira à rien.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Nester, gardien du troupeau de chevaux.
  • Vaska, gardien du troupeau de chevaux.
  • Le Général, gérant du haras de Khrénov.
  • Le chef de l’écurie, premier propriétaire de l’arpenteur.
  • Prince Nicolas Serpoukhovskoï, propriétaire de l'Arpenteur, hussard.
  • Théophane, cocher du prince Nicolas.

Chevaux[modifier | modifier le code]

  • Arpenteur, le narrateur
  • Viasopourika, vieille jument

Extraits[modifier | modifier le code]

  • Il y avait effectivement quelque chose de majestueux dans l’aspect du hongre pie, dans cette combinaison étrange des signes repoussants de la décrépitude que soulignait le pelage tacheté, avec l’attitude calme et assurée d’un animal conscient de sa force et de sa beauté.
  • D’où sort ce laideron ? dit il ; le général ne le laissera pas au haras. Eh Baba tu m’as jouée un mauvais tour ! fit-il en s’adressant à ma mère. Si au moins il avait été chauve ! Mais non, c’est un pie.
  • Le but des humains ne consiste pas à accomplir ce qu’ils considèrent comme bon, mais à appeler « mien » le plus grand nombre d’objets.

Édition française[modifier | modifier le code]

Le Cheval, traduit par Boris de Schloezer, Éditions Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1960 (ISBN 2 07 010565 2).