Le Chefresne

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Le Chefresne
L'église Saint-Pierre
L'église Saint-Pierre
Blason de Le Chefresne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Canton Percy
Intercommunalité Intercom du bassin de Villedieu
Maire
Mandat
Dominique Zalinski
2014-2020
Code postal 50410
Code commune 50128
Démographie
Gentilé Chefresnais
Population
municipale
307 hab. (2011)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 14″ N 1° 09′ 11″ O / 48.9038888889, -1.15305555556 ()48° 54′ 14″ Nord 1° 09′ 11″ Ouest / 48.9038888889, -1.15305555556 ()  
Altitude Min. 115 m – Max. 228 m
Superficie 11,28 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lechefresne.fr

Le Chefresne est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 307 habitants[1] (les Chefresnais).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au sud du pays saint-lois. L'atlas des paysages de la Basse-Normandie la place dans l'unité du Bocage en tableaux située principalement à l'est de Saint-Lô, mais qui comporte une exclave au sud-ouest dont fait partie Le Chefresne, et caractérisée par « une série de vallées parallèles sud-ouest/nord-est » aux « amples tableaux paysagers »[2]. Son bourg est à 3,5 km au sud-est de Percy, à 10 km au nord-est de Villedieu-les-Poêles et à 12 km au nord-ouest de Saint-Sever-Calvados[3].

Le bourg du Chefresne est traversé par la route départementale no 58 reliant Percy au nord-ouest à Saint-Sever-Calvados au sud-est. Elle y croise la D 208 rejoignant la route Villedieu-Saint-Lô à l'ouest et la D 28 (limitant le territoire au sud-est) menant à Tessy-sur-Vire à l'est. L'A84 peut être atteinte par Pont-Farcy (sortie 39) au nord-est ou par Villedieu-les-Poêles (sortie 38) au sud-ouest.

Le Chefresne est entièrement dans le bassin de la Sienne, par ses affluents la Gièze, qui délimite le territoire au nord, et le Tancray, faisant fonction de limite au sud. Le principal affluent de la Gièze, la rivière du Chefresne, collecte les eaux de la plus grande partie de la commune et arrose le bourg.

Le point culminant (228 m) se situe à l'extrême est, près du lieu-dit le Chêne Guérin. Le point le plus bas (115 m) correspond à la sortie du territoire de la rivière du Chefresne, un sous-affluent de la Sienne par la Gièze, à l'ouest. La commune est bocagère.

La pluviométrie annuelle avoisine les 1 100 mm[4]. La station météorologique la plus proche est celle de Granville-Cap Lihou, distante de 32 km, dont les données sont comparables, atténuées par la position plus continentale.

Les lieux-dits sont, du nord-ouest à l'ouest, dans le sens horaire, la Cardonnerie, les Guérendes, les Vallées, Meslin, le Moulin Girard, la Bévinière, la Cavée (au nord), la Crespinière, Hamel Castel, le Chêne Guérin, le Neufbourg de Haut, le Neufbourg, Hinet, la Loudière, la Massière, le Pont (à l'est), la Brunetière, le Hamel du Bois, le Bourg, la Maheudière, la Biliardière, la Logerie, le Domaine, la Salmonière, le Guibaret, le Buisson, la Coudraye (au sud), le Hamel au Prince, la Fidelière, la Thihardière, le Hamel au Dormeur, la Clémentière, la Belle Chaise, la Belouze, la Huberdière, les Naudières, le Court Champ, la Présentière, le Hamelet, Langloisière (à l'ouest), la Monnerie, Villeneuve, le Gros Chêne, la Dainoisière, le Rocher, la Lande et le Hamel de Val[5].


Communes limitrophes du Chefresne[6]
Percy Percy, Montabot Montabot
Percy du Chefresne[6] Margueray
La Colombe La Colombe, Montbray Margueray

Toponymie[modifier | modifier le code]

Si le frêne, arbre des forêts tempérées bien adapté aux bocages, semble bien à l'origine du toponyme, l'épithète le précédant fait débat. Pour Albert Dauzat et Charles Rostaing, il tire son origine du latin caput, « tête », caractérisant ainsi un lieu avec un grand frêne[7]. René Lepelley y voit le latin cavus, « creux », par l'ancien français chave[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 2011-2012, la construction de la ligne à très haute tension (THT) reliant le futur réacteur EPR de Flamanville au réseau national, et qui doit traverser la commune, suscite une importante résistance. La municipalité du Chefresne la soutient activement, ce qui conduit à la suspension puis à la démission du maire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes du Chefresne

Les armes de la commune du Chefresne se blasonnent ainsi :
Parti : au premier d'argent au frêne de sinople, au second d'azur à la croix huguenote d'or ; le tout sommé d'un chef de gueules chargé d'un léopard d'or armé et lampassé d'azur[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1912 1919 Albert Godard[10]    
1919 1935 Désiré Larsonneur[10]    
- -      
1989 mars 2001 Alfred Varin    
mars 2001 juin 2012 Jean-Claude Bossard Europe Écologie Agriculteur, démissionnaire
septembre 2012[11] en cours Dominique Zalinski[12]   Employée de banque

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[12].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 2010, le conseil municipal choisit un fournisseur d'électricité à partir d'énergies renouvelables (Enercoop). Le territoire est entretenu en désherbage alternatif, et la commune s'engage également dans des chantiers humanitaires au Togo[13].

En juin 2012, le maire Jean-Claude Bossard est mis en garde à vue, dans le cadre de son opposition active à la construction d’une ligne à très haute-tension (THT) reliant le futur EPR de Flamanville au réseau électrique national. Il démissionne, suivi de tous les membres du conseil municipal, qui sont réquisitionnés et conduits de force par la gendarmerie pour assurer le scrutin du premier tour des élections législatives[14].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 307 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2]. Le Chefresne a compté jusqu'à 884 habitants en 1836.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
764 710 838 811 876 884 851 832 833
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
840 806 761 799 833 754 738 714 685
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
626 617 588 507 518 547 540 518 506
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
491 452 320 292 264 279 297 302 307
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le grand temple protestant inachevé.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. [PDF] « www.basse-normandie.developpement-durable.gouv.fr (Dreal Basse-Normandie) - Les unités de paysage : Unité 4.3.3 : Le Bocage en tableaux » (consulté le 2 septembre 2013)
  3. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  4. « Pluviométrie interannuelle. Normale 1970-2000 » (consulté le 26 décembre 2012) (archive Wikiwix du site www.basse-normandie.ecologie.gouv.fr)
  5. Le Chefresne sur Géoportail.
  6. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎ 1963
  8. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet,‎ 1996 (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 94
  9. « GASO, la banque du blason - Le Chefresne Manche » (consulté le 7 février 2012)
  10. a et b « Ouest-france.fr - Des précisions après le téléfilm Blanche Maupas - Le Chefresne » (consulté le 18 novembre 2009)
  11. « Dominique Zalinski, nouveau maire du Chefresne », Ouest-France, publié le 22 septembre 2012
  12. a et b Réélection 2014 : « Le Chefresne (50410) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 3 mai 2014)
  13. « Le Chefresne montre le bon exemple », l'âge de faire, no 41,‎ avril 2010.
  14. Compilation de sources, « Stop THT-Quelques mots sur le cirque électoral dans la Manche », Jura libertaire, publié et consulté le 11 juin 2012
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  17. « Temples », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Ouest-france.fr - Le Chefresne a un héritage protestant » (consulté le 6 juin 2011)
  19. « Biographie de Théophile Maupas » (consulté le 8 novembre 2009)
  20. « Site officiel communal - Georges Gautier, héros de la résistance » (consulté le 7 février 2012)